Jamais très loin mais toujours derrière, voilà en quelques mots le résumé de la défaite de l’Union Rennes Basket ce vendredi à Charleville-Mézières. Dans ce duel de haut de tableau opposant le quatrième et le troisième de la poule basse, les locaux ont su gérer leur avance, sans pour autant réussir à se détacher mais en remettant à chaque fois ce qu’il fallait, emmenés par un immense Melvyn Da Silva (41 points et 41 d’évaluation !).
De leur côté, les « Noir et Blanc » ont eu le mérite de ne pas lâcher mais ont sans doute manqué de jus et de solutions pour faire basculer la rencontre, Aymeric Bellour, l’entraîneur du soir, devant toujours composer sans Morgan Belloir mais aussi sans son capitaine Joffrey Sclear.

« Je suis très fier des garçons car ce soir, il y avait tout pour lâcher »
Questionné à l’issue de la rencontre, le coach breton reconnaît le manque de fraîcheur physique mais retient aussi, et surtout, l’abnégation de ses joueurs : « Je suis très fier des garçons car ce soir, il y avait tout pour lâcher. Ce qu’il nous a manqué, c’est le contexte du moment, avec de la fraîcheur physique mais aussi mentale. Nous étions en effectif réduit et il y a eu le déplacement le jour-même. Il faut également donner du crédit à Charleville-Mézières. C’est une équipe très en forme qui venait d’enchaîner six victoires consécutives ».
Un adversaire également en pleine bourre offensivement, passant la barre des 100 points à trois reprises lors de ses quatre dernières sorties. Le premier quart-temps va dans ce sens et les Carolos prennent les devants (25-21). L’Étoile parvient même à prendre 11 points d’avance, à 38-27, après quatre minutes de jeu dans le deuxième quart-temps. Si l’adresse extérieure ne fait pas défaut aux Ardennais, l’abnégation ne manque pas non plus côté Bretons, recollant sur un « and one » de Channick Nkoma à 39-39. Seuls deux nouveaux tirs à trois points permettent aux locaux de basculer en tête à la pause (47-43).
Une adresse longue distance suffisamment rare pour être soulignée (18/42 à 42%) et venant punir la zone 2-3 rennaise : « C’était un choix tactique, notamment pour garder un peu de fraîcheur. On savait aussi que nous ne pouvions pas tout contrôler et que c’était le risque. Ils ont eu beaucoup d’adresse et ils marquent 18 tirs à trois points. Nous avons fait un pari mais qui n’a pas été payant », poursuit Aymeric Bellour.

Nouveau déplacement à Metz mardi
Si les locaux reprennent leurs distances à l’issue du troisième quart-temps, les Rennais sont toujours dans le rétroviseur (70-61). La donne reste la même dans les dix dernières minutes. L’Union Rennes Basket ne se laisse jamais décrocher, revient même tout proche, mais se fait presque systématiquement sanctionner par un tir extérieur. L’artificier local du soir se nomme Melvyn Da Silva. À deux minutes du terme de la rencontre, l’international angolais assène d’abord un trois points à très longue distance puis passe la barre des 40 points sur lancers. Un dernier écart décisif (97-91).
Vainqueurs par six points d’écart, contre cinq pour Rennes à l’aller, les Ardennais en profitent même pour passer devant au classement. Pour tenter de récupérer leur place sur le podium, les « Noir et Blanc » enchaînent dès mardi avec un deuxième déplacement consécutif, cette fois-ci à Metz.






