Comme en septembre dernier, les Irréductibles l’ont fait : réussir a remporter trois succès de rang, et avec la manière ! Sept buts d’avance à la pause, huit au bout du second acte et une nouvelle belle satisfaction pour le coach Sébastien Leriche :« Ça confirme clairement notre dynamique actuelle. Le groupe est récompensé de son travail, il avance, et ça, c’est important. Nous sommes dans la continuité des deux derniers matchs. C’est une prestation aboutie, maîtrisée du début à la fin.
Une défense en béton infranchissable
Un match dans lequel les Dunkerquois, loin d’afficher la combativité d’une équipe devant jouer en mode survie, n’auront mené au score qu’une seule fois, sur le premier but de la rencontre, grâce à Thibaut Arteaga. Ensuite ? Des Cessonnais sereins, appliqués et sûrs de leur force, qui après avoir été accrochés un petit quart d’heure, en s’appuyant sur une très grosse défense et un Jean-Emmanuel Kouassi encore inspiré avec six arrêts lors du premier acte, passent la seconde (4-5, 14′).
Sans qu’un joueur ne ressorte du lot, c’est un ensemble qui s’exprime, à la grande satisfaction de son entraîneur :« Au-delà du résultat, ce qui me satisfait le plus, c’est le collectif. Tout le monde a participé, on a marqué de partout, chacun a apporté sa pierre à l’édifice. Aujourd’hui, on sent qu’on franchit un cap : plus de maîtrise, plus de cohérence, plus d’efficacité. »
Pour illustrer le propos, plusieurs éclats réussis, avec un score passant de 6-10 à 7-14 lors du second quart d’heure, avec seulement deux buts encaissés en quinze minutes ! A la pause, l’affaire est déjà entendue.

500ème pour Théo Caussé, Gustavo Rodrigues en showman !
Et c’est bien là qu’aurait pu être le piège. Largués dans le jeu, dominés dans les duels et incapables de prendre à revers le bloc défensif breton, les Nordistes vont bien essayer mais sans aucune réussite de revenir. Pire, Cesson appuie d’entrée et comptent même neuf buts d’avance à la 40′ (11-20).
Au passage, Théo Caussé, très inspiré sur son aile, passe le cap des 500 buts en LNH tandis que Gustavo Rodrigues nettoie les lucarnes et réussit même un kung-fu avec Josep Folques, avec une prestation d’ensemble très convaincante (6 sur 9 dont six réalisations en seconde période après trois échecs en première).
Cesson, déterminé et concentré, ne bouge pas d’un iota et ne laisse aucun espoir à l’USDK : »J’ai particulièrement aimé notre capacité à maintenir l’intensité en deuxième mi-temps. À la pause, on avait pris l’ascendant, et derrière, on ne les a pas laissés respirer une seule seconde. On les a empêchés de revenir dans le match. »

« Un match complet, tout simplement »
Avec un écart maintenu tout au long, variant entre +5 et +9, Cesson boucle très logiquement son affaire sans la moindre sueur froide, avec un convaincant 22-28, un second but dans l’élite en deux apparitions pour le jeune Tristan Devevey et beaucoup de satisfactions pour Sébastien Leriche :« Les équilibres sont bons, on est solides des deux côtés du terrain. Défensivement, prendre seulement 22 buts, c’est une première cette saison, et ça montre l’investissement du groupe.
On avait ciblé leur jeu, notamment leur capacité à écarter rapidement, et l’équipe a parfaitement répondu en les faisant déjouer. Offensivement, on confirme aussi avec 30 buts marqués. On a mis du rythme, on les a usés, et on a su exploiter les espaces, notamment dans l’axe. C’est un match complet, tout simplement. »
Comme Chartres, Dunkerque n’était pas un obstacle insurmontable mais pour autant, un match piège par excellence :« Une équipe qui joue le maintien, ce n’est jamais simple. Mais on avait identifié leurs moments de faiblesse, et on a su appuyer au bon moment. L’équipe a été juste, disciplinée, et appliquée dans le plan de jeu. »

« Si on y croit pas maintenant… »
En attendant les résultats à venir des matchs d’Aix face à Saint-Raphaël, tous deux à égalité avec les Irréductibles à 23 points, Toulouse, quatrième équipe ayant ce total contre Dijon ainsi que le déplacement de Tremblay, 6ème avec 24 points, à Sélestat, Cesson fait une magnifique opération au classement en se recalant dans la lutte aux belles places, légitimement. Et se profile le PSG…
L’ogre parisien, encore groggy de son énième élimination en Ligue des Champions, demeure évidemment une montagne mais devrait être fortement secoué à la Glaz Arena vendredi prochain. Derrière les Irréductibles, se sont 4500 supporters qui seront prêts à vibrer et à rêver à un exploit authentique :« On va d’abord récupérer, parce que l’enchaînement a été costaud avec ce déplacement. Ensuite, on va travailler sérieusement pour préparer Paris. Les recevoir dans une salle pleine, c’est le genre de moment qu’on doit aller chercher avec ambition. ».

Ce sera peut-être avec Mathieu Salou, absent ce jeudi, si celui-ci est remis de son choc à la tête et du protocole de rigueur mais sans Mathéo Briffe, récemment opéré dont la fin de saison, et donc une dernière apparition sous le maillot breton, semble malheureusement compromise.
Le PSG, la dernière équipe encore jamais vaincue par le coach depuis son arrivée sur le banc du CRMHB en 2019 : « On ne doit rien se refuser. Bien sûr, le niveau de l’adversité sera différent, mais si on n’y croit pas maintenant, après trois victoires de suite, on n’y croira jamais… Avant de se demander si on peut le faire, il faut déjà avoir envie de le faire.«
Le rendez-vous est pris et promet des étincelles, avec cinq victoires pour Cesson sur ses six dernières réceptions. Et si l’heure était venue de prendre le « Paris » ?






