Handball – D2F : Saint-Grégoire termine leader en s’imposant à Besançon (27-28)

La première place validée, place aux Play-Offs pour Justine Roulo et le SGRMH @Crédit photo : JRS

C’est une immense performance, impensable en début de saison puis dessinée au fil des victoires et de la montée en régime d’une équipe aussi efficace que séduisante. A l’issue de la saison régulière, le Saint-Grégoire Rennes Métropole Handball boucle en tête son championnat de division 2, avec quatorze victoires en dix huit matchs, s’il vous plait.

Une première place également synonyme, pour les Play-Offs, de demie-finale contre Vaulx-en-Velin, avec retour à la Ricoquais, puis une éventuelle finale pour le titre de championnes de D2 contre le vainqueur de la demi-finale Clermont – Bouillargues, avec là aussi, réception sur le match retour, le 30 mai : « Franchement, si on nous avait dit en arrivant à Besançon qu’on finirait premières avec ce scénario là sur la journée, on ne l’aurait jamais cru, pose Romain Corre, coach du SGRMH.

C’est une énorme satisfaction. Les filles terminent en tête et elles peuvent être très fières de ce qu’elles ont accompli. Le match n’a pas été simple. Palente nous a vraiment mises en difficulté. C’est une équipe en pleine progression, qui a su élever son niveau. »

Quelqu'un sur le toit

Besançon d’une tête devant au repos

Pour s’offrir ces premiers lauriers que personne ne pourra leur ôter, quelle que soit l’issue des phases finales, les filles de Romain Corre n’ont pas eu la partie facile chez Palente Besançon, devant s’employer dans un combat intense et indécis jusqu’au bout, le tout sans Justine Boucheur-Le Roy et Aziliz Vidie, blessées à la cheville, ni Lalie Brouillet, opérée du doigt : « Concernant les blessées, on reste prudents. Certaines souffrent de la cheville, d’autres ont dû être opérées.

Les délais de retour sont incertains, ça dépendra du staff médical. On ne prendra aucun risque avec leur santé. » Malgré cela, le SGRMH démarre très bien sa partie,fermant la porte en défense et faisant un premier écart (1-4, 8′).

Pas suffisant pour mettre les Doubistes hors sujet, celles-ci s’employant rapidement à revenir dans le coup avec trois buts inscrits en un peu plus d’une minute. Le ton est donné et par la suite, aucune des deux équipes ne parvient à se détacher au score. Les « Noir et Jaune » ont même la main au score et les défenses et gardiennes prennent le pas sur les attaques pour un petit but d’écart au repos (12-11).

Eden Dumoulin a passé une partie de la rencontre en demi-centre @Crédit Photo JRS

Un petit but d’écart qui change tout

Palente Besançon souhaite finir en beauté sur son terrain et insiste après le repos, avec un 3-0 collé par les locales qui porte la marque à 15-11. De quoi envisager un scénario compliqué pour Perrine Petiot et ses coéquipières. De quoi, aussi, faire douter sérieusement les Bretilliennes (18-14, 37′) et leur coach Romain Corre :« À vingt minutes de la fin, on est à -4 et on se demande comment on va s’en sortir. Elles ont très bien joué tactiquement pour casser notre rythme et nous empêcher de développer notre jeu. »

Avec détermination, ses joueuses vont pourtant recoller puis ensuite, en appuyant fort sur l’accélérateur, réussir à passer devant à l’entrée du dernier quart d’heure (19-22, 46′). Plus en réussite, plus solides aussi, les filles de Romain Corre prennent la mène et ne la lâcheront plus, gardant deux unités d’avance précieuses dans le Money-Time où les deux ultimes réalisations bisontines ne suffiront pas aux locales pour arracher le nul (27-28).

« Tout le monde a répondu présent »

Soulagé d’avoir pu profiter des revers inattendus de Clermont et Bouillargues face à Pessac et à Bègles, Romain Corre détaille : « En deuxième mi-temps, Palente change encore de rythme et on a eu du mal à imposer le nôtre. Mais malgré tout, les joueuses ont su réagir, se battre jusqu’au bout et trouver les solutions.

Il faut aussi souligner le contexte compliqué avec les absences. On a dû faire sans plusieurs joueuses importantes, et ça a obligé certaines à évoluer à des postes inhabituels. Milica, par exemple, a dû dépanner à l’arrière, Eden a joué de longues minutes au poste de demi-centre…

Tout le monde a répondu présent. Même dans les moments clés, avec des tirs au but ou des responsabilités inhabituelles, chacune a pris ses responsabilités, à l’image de Marie Guillevic qui n’avait plus tiré de sept mètres depuis un long moment. C’est ça la vraie force du groupe : on peut compter sur tout le monde.« 

Désormais, place à l’Histoire

La saison régulière s’achève ainsi, à la première place,au nez à la barbe de Clermont, statut VAP battu logiquement à la Ricoquais il y a quinze jours : « C’est une belle récompense pour les joueuses, mais aussi pour tout le club : les bénévoles, les salariés, tout le monde. Maintenant, ça ne garantit rien. Il reste quatre matchs, et c’est là que tout va se jouer.

Je suis très fier de cette équipe. Même dans la difficulté, même à -4, elles ont su réagir et aller chercher ce résultat. On va continuer à travailler, sans se projeter trop loin, et on verra jusqu’où ça nous mène.« 

Place désormais, à l’Histoire avec un grand H pour les « Rose et Noir », à quatre matchs d’un premier titre historique pour ponctuer merveilleusement ce qui est d’ores et déjà la plus saison réalisée au club. Quatre finales pour lesquelles Romain Corre refuse pour le moment le costume de favori, possiblement endossable, avec le classement final que l’on sait : « Non, on ne se pose pas en favori.

On va aborder les matchs avec humilité parce qu’on a encore vu aujourd’hui qu’il y a des axes d’amélioration, notamment en attaque. Il reste du boulot. On va continuer à travailler, sans se projeter trop loin, et on verra jusqu’où ça nous mène. »

Déjà au week-end du 2-3 mai, dans quinze jours, avec un déplacement à Vaulx, que les Bretonnes avaient étrillé fin mars. Cette fois, il s’agira d’une toute autre histoire que les « Rose et Noir » ont forcément hâte de continuer à écrire, avec dans un coin de la tête, une belle apothéose en conclusion.

Signature de l'auteur, Julien Bouguerra.