« Quand on est devant, à Paris, on ne peut pas se contenter de ne faire qu’un bon match… » Comme ses joueurs, Sébastien Leriche y a cru, et a eu raison d’y croire. Une fois de plus, comme souvent ces dernières années, les Irréductibles ont accroché Paris, longtemps, jusqu’aux dernières minutes avant un brutal retour à la réalité. Celle d’un adversaire qui reste le seul que le coach cessonnais n’a pas encore vaincu depuis son arrivée en 2019 à la tête de l’équipe.
Ce samedi soir à Coubertin, peut-être encore plus que les fois précédentes, Cesson pouvait s’y voir. Après les surprises de la veille dans une seconde journée totalement folle de Daikin Starligue (victoire de Saran à Limoges, de Caen à Toulouse ou encore de Chartres contre Tremblay et Sélestat face à Chambéry), les Bretons se sont vus faire encore plus fort.

Un 0-5 et devant au repos !
Pour éviter cela, le PSG (champion de France en titre depuis …douze ans !), a du sérieusement accélérer et se secouer dans une fin de match attaquée derrière ses hôtes du soir (49′ ,21-22). La faute à une première période où Cesson court d’abord après le score durant un quart d’heure, sans jamais être détaché à plus de trois buts, face à des Parisiens se pensant en mode diesel et loin d’être la meilleure version d’eux-mêmes.
Michal Baran, de nouveau très bon comme face à Nîmes (un 6/7 très impressionnant), n’en a cure et envoie quelques missiles, tout comme Gustavo Rodrigues, qui font douter l’ogre parisien. Mieux, avec un temps fort épatant en fin de première période, Mate Sunjic (9 arrêts au total) et ses coéquipiers collent un improbable 0-5 aux locaux et virent même en tête au repos (13-15), en ayant parfaitement su mettre en échec le PSG dans le secteur offensif. Impressionnant.

Le duo Sole-Prandi pour briser le rêve breton
On imagine le retour des vestiaires compliqué pour les Bretons mais il n’en est rien. Au contraire, ceux-ci sont même maîtres du jeu et du temps, avec trois buts d’avance sur le parquet parisien s’il vous plait (14-17, 36′) et font la course en tête dans un second acte qui au fil des minutes, prend des allures de route vers l’exploit.
Hélas, la sortie de Michal Baran, touché, change la donne et la machine, devant rester à la perfection dans ce type de match, s’enraye petit à petit, au pire moment : « J’aurais aimé qu’on les fasse douter un peu plus longtemps. Nous avons manqué de rotations et de solutions et on s’est usés sur leur défense, l’une des meilleures de France… » souligne chez Ouest France Sébastien Leriche.
Devant de la 26ème minute à la 49ème(20-22), les Irréductibles perdent le fil sur le sprint final. Rodrigo Corrales dans ses buts, éteint la lumière sur les offensives bretonnes et derrière, la très solide proposition orchestrée autour d’Asier Nieto et Erik Szeitl s’effrite face au froid réalisme de Ferran Sole et Elohim Prandi, auteurs de trois buts chacun pour infliger un terrible 10-2 ne laissant aucun espoir… (30-24).

Valider les promesses contre Aix à la Glaz samedi soir
Sans pitié, avec une gestion émotionnelle impressionnante, le PSG s’impose. Pour Cesson, c’est un second revers en deux journées et de nouveau de la frustration à la sortie d’une rencontre ne récompensant pas d’un ou deux points les nombreux points positifs proposés par les Bretons.
L’effectif n’a pas bougé cet été, à deux exceptions près, mais l’irrégularité est pour le moment le maillon faible d’une équipe plutôt séduisante, qui n’aura pas le choix samedi soir contre Aix : « Il faudra absolument lancer notre saison. » prévient Sébastien Leriche, désireux, comme ses joueurs, de valider les promesses offertes au plus vite par son équipe par des points.
Dans un championnat fou, où les promus s’invitent déjà dans le top 5 avec quatre points chacun, chaque match sera un combat et chaque point sera intensément disputé. Les Irréductibles sont prévenus et n’ont pas de temps à perdre, et encore moins de regrets à continuer de cultiver.




