JRS100 – Rugby – Nationale : L’envie de changer les choses sans se renier

Come Berrod
Come Berrod et le REC veulent sortir de leur série négative en octobre @Crédit Photo JRS

Avec quatre défaites lors de ces cinq premiers matchs, le REC Rugby ne réalise pas comptablement un bon début de saison. Avec le risque de matchs rapidement sans enjeu, la division n’envoyant personne à l’étage du dessous au printemps prochain, une réaction est attendue dans les plus brefs délais. Sans tout jeter.

Déjà trois bonus défensifs

S’il a déjà perdu à quatre reprises cette saison, le XV Rennais n’a jamais été baladé ou dominé outrageusement. Il a même eu, à chaque fois ou presque sur plusieurs moments de ces rencontres, l’occasion de faire retomber la pièce du bon côté. A Vienne, il ne peut s’en vouloir qu’à lui-même de n’avoir pas mis les ingrédients et malgré cela, d’avoir lâché une victoire qu’il tenait sur une pénalité au bout du bout.

Contre Périgueux, le métier, talon d’Achille d’une jeunesse pourtant affamée et désireuse de progression, fit défaut en seconde période, alors que les Rennais, devant au repos, avaient la possibilité de faire tomber un second « gros » du championnat au Vélodrome après Chambéry, lors de la première journée.

A Albi, la supériorité des locaux fut mise à mal par l’envie et l’audace d’une jeunesse décomplexée, devant au score jusqu’à l’heure de jeu mais obligée de plier après avoir perdu ses deux piliers droits, avec les honneurs. Des défaites chargées en regrets, aux scénarios rageants, différentes de celle concédée à la maison contre Bourgoin-Jallieu fin septembre où comme à Vienne, le REC est passé à côté de son sujet.

Très vite mené, puis indiscipliné et à côté de son habituel projet de jeu, le collectif réciste n’y était pas… et a pourtant eu la balle de match sur les ultimes secondes, à un essai de la victoire. Quatre défaites, trois bonus défensifs et la sensation d’avoir toujours su ou pu rivaliser, il n’y a aucune raison de s’affoler.

Gerinter

Un projet construit sur l’avenir

Kévin Courties le répète à chaque intervention depuis le début de saison, l’ambition reste d’installer une jeunesse prometteuse en vue des années à venir pour le REC Rugby, dont le salut à ce niveau passera obligatoirement par la formation, faute de disposer de ressources et moyens pour se renforcer chaque année.

Si, de par ce choix, des points filent en ce début de saison, la faute aux automatismes encore à trouver, aux associations à affiner et parfois aussi, au manque de métier et de vécu, individuel comme commun, une histoire s’écrit sous nos yeux dans un groupe où les joueurs plus chevronnés tiennent leur rang et transmettent, au quotidien, à des « minots » désireux d’apprendre et de progresser.

Capables de bousculer Albi ou Périgueux sur une longue période, de battre Chambéry, les jeunes pousses rennaises ont les dents longues et ne font aucun complexe.

Le travail de sape paiera, à coup sûr et la patience et le temps seront deux précieux alliés pour épanouir tout ce petit monde. Aux antipodes du football et de ses exigences à la petite journée ou presque, le rugby, et encore plus le REC, a ce privilège de donner le temps au temps, avec un projet écrit sur cette philosophie.

Peu importe le classement pour le moment, même si les joueurs, compétiteurs, n’entendent pas passer la saison en bas, les défaites concédées au prix de l’apprentissage seront probablement très bientôt converties en victoires.

Avec l’US Bressanne pour démarrer le mois puis les réceptions de Suresnes et Orléans, séparées d’un déplacement à Rouen, le REC a un calendrier très ouvert et intéressant pour se remettre dans une dynamique plus positive. Suresnes, vainqueur de trois rencontres et battu deux fois, comme Rouen, est annoncé comme une équipe de milieu de tableau.

L’an passé, les Rennais s’étaient imposés en banlieue parisienne mais avaient été battus au Vélodrome. De la revanche dans l’air donc, face à une équipe que les hommes de Kévin Courties ont dominée en amical cet été.

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Un calendrier accessible sur le mois d’octobre

Rouen, porteur d’un gros projet, s’était imposé au Vélodrome mais avait perdu chez lui face au REC, auteur ce soir-là d’une grosse performance. Orléans, promu, viendra au Vélodrome sans complexe mais demeure un adversaire que Baptiste Beaujouan et ses coéquipiers entendent bien regarder droit dans les yeux, tout comme l’US Bressanne, actuel avant-dernier du championnat.

Début novembre, à coup sûr, on devrait en savoir plus sur le réel visage et le niveau actuel d’une formation qui veut se récompenser, enfin, de ses efforts et des louanges lui étant légitimement adressés.

extrait JRS100- Page 34