JRS99- Handball : Le CPB handball à l’aube d’un nouveau chapitre

Gaëlig Labbé, président du CPB
Gaëlig Labbé, président du CPB Handball @Crédit Photo JRS

Vague de départs de joueurs et joueuses historiques, réflexion sur le projet à long terme et restructuration des sphères décisionnaires : le CPB a vécu un printemps propice à la remise en question et au renouveau. Une nouvelle ère s’ouvre dans une histoire riche de 65 ans.

Le CPB handball souhaite écrire une nouvelle page de son histoire après plusieurs mois de réflexion et de remises en question profondes, selon son désormais seul président, Gaëlig Labbé : « Personne, peu importe le nombre de licences au compteur, n’est au-dessus de l’institution. Nous sommes de passage dans l’histoire du club, et chacun y ayant laissé sa trace a contribué à le faire avancer, grandir. »

Le ton est donné : « Pour qu’une association fonctionne, on ne demande pas que chacun sache tout faire. Ce qui est beau, c’est la complémentarité des gens, la capacité à s’entraider et aller chercher les compétences que nous n’avons pas chez les autres. »

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Besoin de clarifier et structurer différemment

Suite à une période de turbulences « pas vraiment des plus agréables », il faut aller de l’avant. Le club, où les deux équipes senior féminine et masculine ont validé leur maintien en N1 en juin, est à un tournant, tant sur le terrain qu’en dehors : « En tant que dirigeant, on ne peut pas être uniquement en réaction sur le court terme, il faut viser plus loin… Nous avons donc décidé de faire évoluer notre modèle et d’être plus efficient, avec un maximum de volonté et de compétences et une institution au-dessus de tout, je le répète. »

Plus de triumvirat à la tête du club et un bureau directeur repensé : un président, Gaëlig Labbé, un vice-président Franck Roussel et David Le Boursicaud désormais responsable administratif. Des retours au club également, ainsi que de nouvelles têtes : Nicolas Gauguain en responsable sportif, Xavier Jacquet en charge de la vie du club, Tifenn Thomas pour la trésorerie, Camille De Sousa en responsable des partenariats et Flavie Gaborit responsable à la communication.

Autour de ce nouveau bureau directeur, onze autres personnes, dont d’anciens joueurs et joueuses, venues prêter main forte pour constituer le nouveau conseil d’administration de 18 membres, élu en juin dernier au cours du Sandball : « Nous avons eu à coeur de proposer une élection de bureau, pour que chacun puisse choisir et exprimer sa voix, nous rapprochant du modèle de l’association mère, le Cercle Paul Bert. Tout le monde a adhéré à ce nouveau type de fonctionnement, inédit dans l’histoire du club. »

A l’origine de cette refonte, le besoin de clarifier, structurer différemment et éviter les loupés en interne ayant provoqué tensions, rancunes et problèmes : « Certains événements ont amené à penser et agir différemment. Aujourd’hui, quiconque au club jouant sa carte personnelle au détriment de l’institution n’a rien à faire au Cercle. Nous devons grandir, avancer et penser en nous adaptant aux exigences du contexte actuel et de l’évolution du modèle associatif, sans nous renier. »

Lukian Gaubert aura la mission du maintien avec la N1 garçon @Crédit Photo JRS

Ce nouveau fonctionnement est destiné à éviter immobilisme et non prise de responsabilité : « Avec toutes les énergies mises dans ce nouveau projet, nous additionnons des vécus qui vont permettre de grandir et pérenniser notre modèle, bien au-delà de la simple équipe senior. Certes, la N1 filles comme la N1 garçons sont des vitrines du club mais celui-ci compte plus de 600 licenciés. Avec un budget de 650.000 € et six salariés, notre fonctionnement doit prendre tout le monde en compte. »

Avec un ADN affiché sur la formation des joueurs, éducateurs, arbitres et encadrants, le CPB sait où il va et surtout, où il ne veut pas aller : « Notre objectif est d’offrir la meilleure pratique  possible du handball à tous et croyez-moi, nous y travaillons dur. »

Une année qui ne sera pas simple

Ce, au prix de nombreuses heures passées à trouver solutions et idées, parfois quitte à avaler quelques couleuvres au passage : « Depuis six mois, certaines rumeurs malveillantes propagées sur l’usage de nos fonds à mon égard, ou d’autres choses, ont circulé…

La vérité, c’est que nous travaillons tous d’arrache-pied, bénévolement et dans l’unique intérêt du club. Ceux qui parlent ainsi font au final plus de mal à leur propre crédibilité ou à l’institution qu’aux personnes qu’ils visent… Le club était là avant nous, et il sera là après nous ! »

Une atmosphère pesante, donc, qui tend enfin à se détendre un peu avec la reprise du championnat et la nouvelle organisation désormais en place. Sportivement, c’est un gros défi qui attend la N1 garçon, avec huit départs,et pas des moindres, pour quatre arrivées.

Forcément, l’année ne sera pas simple à vivre : « Nous savions que cet été serait celui de la fin d’un cycle. C’est aussi l’occasion pour nos jeunes, qui auront évidemment une grosse carte à jouer, de jouer des coudes et de faire leur place. Une page s’est tournée et tâche au staff et joueurs de construire un handball différent, une autre identité et une nouvelle histoire. Cela peut faire peur à certains mais aussi être passionnant. » Avec Lukian Gaubert à la tête de l’équipe une seconde saison de rang, objectif maintien.

Première soirée à Géniaux le 12 septembre

Chez les filles, désormais coachées par Thomas Freiré, arrivé de Saint-Sébastien- sur-Loire, beaucoup de départs là aussi mais des arrivées qui rassurent et un groupe plus régulièrement renouvelé confèrent quelques certitudes supplémentaires, avec notamment l’arrivée de Juliette Guerrier depuis Le Havre (LBE) et le retour de Soukaïna Benachou : « Un nouveau coach arrive, des filles expérimentées également et nous espérons pouvoir confirmer la belle cinquième place de l’an passé. Le renouvellement du groupe a été plus régulier au fil des années et il y a moins d’incertitudes.»

Premiers éléments de réponse en ce début septembre, avec la reprise du championnat et une première soirée commune « garçons-filles » au programme à Géniaux le 12 septembre, « avec une profonde pensée pour Romuald Piel, décédé en août dernier. Nous témoignons tout notre soutien et notre amitié à Amélie, son épouse et Lya et Emma, ses filles, licenciées au CPB. » Pour que la vie continue en vert et noir, adossée aux valeurs qui portent un club formateur pas comme les autres depuis plus de 65 ans désormais.