En quête de confirmation, dixièmes du dernier exercice à l’issue d’une saison positive, les cessonnais repartent à l’assaut d’un championnat qui change cette saison de formule. Si le maintien demeure un minimum syndical à assurer et assumer, l’appétit vient en mangeant et le CRMHB se veut ambitieux, à juste titre.
Et si, au moment de dire aurevoir, dans dix mois, Sébastien Leriche (le coach quittera son poste à l’issue de la saison pour Cherbourg) était le premier entraîneur à avoir mené le CRMHB à l’Europe ? Un rêve pour les supporters, une drôle de situation à gérer pour le Board d’un club aux moyens toujours limités mais une possibilité qui devient un peu plus réalité cette saison, avec un nouveau format ouvrant la porte à de nouveaux scénarios.

Un effectif quasi-inchangé
Le scénario rêvé verrait ainsi les Irréductibles classés entre la cinquième et la huitième place de Daikin Starligue, puisqu’il faut la nommer ainsi désormais, qualifiés en Play-Offs et allant ensuite au bout de ceux-ci pour valider le premier ticket européen de leur histoire.
La route est longue, lointaine, semée d’embûches, mais le CRMHB a démontré la saison passée sa capacité nouvelle à regarder tout le monde droit dans les yeux : « L’an passé, à part face à Nantes à l’aller comme au retour, nous avons répondu présent contre tout le monde, en posant des problèmes à chaque match à nos adversaires même si nous n’avons pas toujours su fructifier nos temps forts », introduit Sébastien Leriche.
« On termine avec 25 points, j’aurais souhaité en avoir un peu plus mais le bilan est bon. Deux ou trois points de plus n’auraient pas été usurpés ».
Face au PSG et Montpellier, Cesson tomba, oui mais en ayant posé des soucis. Face à Chambéry, SaintRaphaël, le PAUC, Limoges, Toulouse ou encore Nîmes, plus aucun complexe et des points pris, autant que de regrets récoltés dans les derniers instants ou sur des passages à vide fatals.
Cinquième affluence du championnat, les Irréductibles ont séduit, remportant huit matchs sur quinze et offrant surtout un maximum de spectacle, avec la huitième attaque du championnat.

Le virage amorcé l’été dernier dans le style a été une réussite et l’effectif pour 2026-2027 doit confirmer cela. Pour ce faire, l’accent a été mis en préparation sur l’animation défensive, encore à solidifier tout en conservant la qualité offensive maintes fois constatée.
Quatre matchs disputés, 2 victoires et 2 défaites et des enseignements demandant à être validés en championnat. Car pour réussir une belle saison, il faudra des confirmations, comme Egon Hanusz, meilleur passeur du dernier exercice, Xavier Labigang, auteur de la meilleure saison de sa carrière et machine à marquer, et désormais attendu au tournant. Ou encore Michal Baran, passé d’espoir à joueur majeur de l’effectif.
Il faudra aussi compter sur le retour au premier plan et l’explosion de Gustavo Rodrigues, recrue phare venue de Chambéry l’an passé et pas encore vu à son prime sous les couleurs bretonnes.
Les montées en régime d’Asier Nieto et Erik Szeitl, comme l’explosion de Jean-Emmanuel Kouassi sur la phase retour, seront aussi des paramètres importants dans la réussite du projet cessonnais, auquel se greffe Andrei Klimavets, jeune arrière gauche biélorusse pro – metteur et Martial Caïs, formé à St-Raphaël et arrivant du FC Porto, qui débarque en remplacement de Théophile Caussé.

Un premier aux allures de test grandeur nature
Avec en ligne de mire Nîmes (match perdu 32-34 ndlr), premier adversaire à la Glaz Arena, avant un déplacement à Paris puis la réception du Pays d’Aix et un déplacement à Chambéry, les Bretons vont rapidement être fixés à la fois sur leur état de forme et leurs capacités dans un championnat qui s’annonce une année de plus homogène et ouvert.
Un ogre et trois adversaires que les Cessonnais regardent désormais droit dans les yeux, une stabilité aux allures d’atout et l’envie d’en découdre et d’enflammer la Glaz. Les ingrédients sont là pour un premier mois aux allures de test grandeur nature. Histoire de savoir, d’entrée, si le rêve fou d’un mois de mai de folie a toutes les raisons d’être, d’entrée de jeu.






