Au cœur du jeu et bien entouré, comme à son époque sur les terrains d’Ovalie, Maxime Veysseyre continue de « transformer les essais » à la tête de MV Cuisines. Installé à Bréal-sous-Montfort depuis 2020, il mène une aventure faite de détermination, de passion et d’efficacité, sans fioritures.
Le rugby et ses valeurs, transposées à la vie quotidienne comme le goût du défi, le collectif, le combat mais aussi l’intelligence d’un demi de mêlée pour être où tout se joue. Il y a forcément de cela dans le parcours de Maxime Veysseyre, 43 ans, gérant de MV Cuisines et Agencement. Une histoire de « French Flair » pour avoir su se faufiler au travers des différentes étapes de vie pour écrire sa propre trajectoire.
La force de MV Cuisines ? Coordonner des chantiers aux multiples intervenants
Originaire d’Epernay, en Champagne, l’homme est biberonné au rugby, qu’il pratique pendant près de 25 ans : « Je rêvais de devenir pro quand j’étais ado mais j’ai vite assimilé que je n’avais peut-être pas toutes les capacités physiques pour y arriver. Alors j’ai savouré ce que j’ai eu, toujours travaillé et j’ai pu jouer en Fédérale 1 à Bourg-en-Bresse, ce qui était déjà super pour moi. »
Arrivé en Bretagne en 2006 après avoir notamment travaillé dans un bureau de tabac, d’abord en salarié puis en gérant, Maxime bascule vers l’agencement, suite à un échange avec Loïk Le Brun, ancien président du REC Rugby, où le Champenois évolue alors : « J’ai le déclic en rencontrant le directeur de l’époque d’Aviva Cuisines et Agencement. J’avais déjà un goût prononcé pour cela, j’aimais la déco, mettre les choses en forme. J’ai fait mes classes dans cette enseigne. »
La conception, l’organisation de l’entreprise, de la vente à la pose, tout est appris sur le terrain et l’expérience se fait, tandis que la carrière rugby oscille entre la Fédérale 2 et la Fédérale 3 du côté du REC. Vannes, à l’époque en F1, frappe même à la porte mais Maxime choisit de rester dans la région rennaise mais quitte cependant le REC pour rejoindre le SC Le Rheu où il rejoint des amis et évolue deux ans, avant d’arrêter sur la montée en Fédérale 2, puis de passer coach aux côtés de Manue Buisson au moment du lancement de l’équipe féminine en 2018.
Deux belles années avant la proposition, à l’été 2020, de lui proposer de donner un coup de main sur le banc. Banco pour… quatre matchs, avant que le Covid ne stoppe net la saison : « Les choses se sont ainsi arrêtées, sans vraiment pouvoir y faire quelque chose. Cela est arrivé au moment où je montais ma propre entreprise… »
Là où de nombreux magasins s’arrêtent, baissent le rideau ou font pause, faute de pouvoir recevoir leurs clients, le Covid a un effet « Boost » pour MV Cuisines : « Je n’avais pas de locaux, je ne travaillais à l’époque que sur mon réseau construit sur sept ans dans l’agencement et la cuisine et je me déplaçais chez les clients, en travaillant à distance sur les projets, en visioconférence. Cela m’a permis de me différencier, d’apporter autre chose, avec un projet clair et défini. »
Celui-ci est simple : un projet clé en main, où Maxime dessine et réalise la cuisine de vos rêves ainsi que son environnement, mais met également en place les chantiers périphériques de restauration et adaptation des murs, l’électricité et la plomberie, en synchronisant ce petit monde grâce à un réseau solide et fiable : « Je ne suis pas là pour vérifier le boulot de chacun, comme un maître d’œuvre, mais pour faciliter au client la coordination et la cohésion du chantier, synchroniser le tout. C’est un atout au moment de finaliser puis de réaliser le projet. »
Le bon prix annoncé de suite, sans roulement de tambour
Celui-ci, mené par deux équipes de poseurs sous-traitants habituelles sur les projets de MV Cuisines, est souvent en périphérie de Bréal : « J’aurais pu ouvrir une ou deux autres agences mais le choix est fait de ne pas aller trop loin, afin d’être au plus proche de mes clients et de rester réactif, sans se disperser. Je me déplace personnellement chez le client pour étudier, comprendre le besoin et j’ouvre le showroom, à Bréal, sur demande. Une cuisine y est visible mais l’enjeu est surtout de faire de chaque demande un projet unique, en mettant le client au centre de son projet. »
Pour le matériel, comme souvent, la qualité allemande fait la différence, avec deux fabricants et des réponses adaptées à chaque client : « J’ai du haut de gamme et du milieu de gamme. Me demander si je suis dans les prix du marché n’a pas vraiment de sens, puisque chaque projet est défini en fonction de nombreux paramètres mélangeant technique, coût et esthétisme. Ce que je sais, c’est que le bon prix est annoncé de suite, sans roulement de tambour. J’opte pour une transparence qui doit être la base d’une relation de confiance. »
Avec son assistante Elisa, présente depuis cinq ans à ses côtés et en charge de la planification, des commandes et des suivis, Maxime Veysseyre, aujourd’hui partenaire du REC Rugby, fait le choix de travailler en solo, majoritairement sur recommandation, un réseau solide et les « copains ». Le rugby, ce sport où il y a le ballon et des copains et quand le ballon n’est plus là, restent les copains.
Un amour auquel la porte n’est pas définitivement fermée : « Jouer ? Je n’ai plus le temps, ni l’âge mais en revanche, j’adorerai, un jour occuper des fonctions importantes, comme dirigeant dans un club si l’occasion se présente, pourquoi pas… ». Un éventuel défi de plus à relever, avec toujours, détermination passion et efficacité au rendez-vous.





