Le coach avait pourtant prévenu, après Toulouse comme après Laval, les rangs devaient être resserrés et l’intensité présente dès le départ face à des Chartrains en difficultés (2 défaites lors des deux premières journées). En vain… Ce vendredi, l’URB a sombré défensivement : « Le score est flatteur pour nous, on mérite d’en prendre une plus grande. Les dix joueurs n’étaient pas prêt à évoluer ensemble. Est-ce un manque de fraîcheur ? Je ne sais pas mais en tous cas, le résultat est là… »
Les mots sont cinglants, à la hauteur de la claque reçue par les rennais à Jean-Cochet. Une salle moins clinquante que le Colisée mais dans laquelle les locaux ont fait feu de tout bois, malgré une entame plutôt réussie des visiteurs, devant à 5-10 au bout de quelques minutes.
Au bon souvenir de Cheick Condé
Un avantage de très courte durée, rapidement mis à mal par l’efficacité redoutable de l’homme du match, un certain Cheick Condé.Auteur de 18 points, 7 rebonds défensifs et 9 offensifs pour une évaluation à 29, l’ancien rennais a matraqué une défense bien trop friable.
Bien aidé par Théo Lefebvre (10 points), un autre ancien Louis Gibey (11 points), l’ancien boss de la raquette rennaise a fait sa loi. Sans solution défensive, l’URB prend ainsi 24 points dans le premier quart temps, cédé logiquement (24-18) puis fait pire dans le second, où Chartres se régale (30-21).
A la pause, l’URB a déjà plombé ses chances, ou presque, avec un débourre de 15 points (54-39).

Un peu mieux en seconde période, mais bien trop insuffisant
Partie de loin, la formation rennaise resserre un peu la vis lors du second acte mais le mal est déjà fait. Zayd Yahiaoui inscrit sept points d’entrée (24 au total), espérant impulser la révolte bretonne mais celle-ci n’est malheureusement pas suivie de la rigueur requise en défense. L’URB ne parvient pas à marquer un temps fort suffisamment impactant pour faire douter des chartrains qui concèdent cependant le quart temps (24-27).
A plus 12, ceux-ci remettent un coup d’accélérateur sur le dernier quart temps, afin de ne laisser aucun espoir aux Rennais. Si Camille Jean réalise une grosse partie avec 27 points inscrits dont un beau 4/7 aux tirs primés, cela demeure insuffisant et l’expression collective rennaise trop irrégulière pour espérer quoi que ce soit…

Chartres passe même la barre des 100 points inscrits, pas si anecdotique que cela et suffisamment agaçant pour Bastien Demeuré, qui avertit : » Quand tu encaisses plus de 100 points et que tu permets à l’équipe adverse de faire plus de 30 passes décisives, c’est compliqué d’exister…
Nous n’avons pas été dans l’intensité défensive et quand c’est le cas comme ce soir, nous pouvons perdre contre n’importe quelle équipe. Je ne sais pas si nous avons manqué de fraîcheur, Chartres n’ayant pas joué mardi, mais défensivement nous n’avons pas été au niveau.
Dès que les rotations ont démarré, ça a été compliqué et nous n’avons pas réussi à bien défendre ensemble. »
De quoi nourrir quelques inquiétudes, au bout de trois matchs ? » C’est avant tout un rappel, qui nous indique que quand nous ne sommes pas dans l’intensité, nous ne pouvons pas exister, tout simplement. Il n’y a pas grand chose d’autre à dire ce soir… ». Reste à voir si la leçon aura été retenue pour la venue des Sables à Colette Besson, vendredi prochain, avec un enlisement proprement interdit !




