Après avoir dominé Quimper en coupe de France en guise d’apéritif, l’Union Rennes Basket ouvrait son championnat du côté de la ville rose, à Toulouse, pour le compte de la deuxième journée, le match face à Vitré prévu pour la première journée ayant été reporté au 27 octobre.
Les Rennais s’y sont sans doute vus, deux points en poche face à un adversaire jouant toujours avec métier voire vice, avant, de façon très dommageable, de laisser filer la victoire dans les dernières minutes : » Nous avons manqué de lucidité sur ce Money-Time, où la jeunesse a fait ce qu’elle a pu mais a aussi vu le chemin restant à parcourir dans la maîtrise… » commentait Bastien Demeuré après coup.
Un ultime shoot de Zayd Yahiaoui sur le buzzer tout près de faire mouche, rebondissant hors de la raquette puis Ewan Le Carour mettant le pied en touche et ne pouvant pas envoyer le trois points de la gagne en illustration. Dur pour l’URB, reprise sur la fin, mais ayant perdu la rencontre bien avant.

Une première période trop peu intense
L’avis, en tous cas, de son coach : » Ce match, nous le perdons surtout en première période. A ce niveau, on ne peut pas prendre 47 points en une mi-temps quand on sait que la défense doit être notre point fort. Nous avons trop manqué d’intensité sur l’entame. « .
Le premier quart temps se joue en effet sur un faux-rythme dans lequel les Rennais s’embourbent, sans réussir à mettre impact en défense et vitesse en attaque. Trop de points fusent même si l’égalité au bout des 10 premières minutes n’incite pas à l’inquiétude (21-21).
Le rapport de force est équilibré et les automatisme pas encore suffisamment affirmés de part et d’autre pour voir une réelle domination. Toulouse s’en sort mieux, prend cinq unités d’avance (26-21) pour virer devant au repos, profitant des largesses défensives rennaises (47-42).
« Camille doit apprendre de tout ça… »
En seconde période, Bastien Demeuré et ses joueurs règlent le curseur et changent de rythme et de registre. L’URB est au-dessus, accélère et par moment, séduit. Zayd Yahiaoui confirme ses progrès constants, avec une copie à 24 points et 7 rebonds s’il vous plaît. Zyon Dobbs sort aussi une belle performance et tout va pour le mieux dans le troisième quart temps jusqu’à l’exclusion, à +8, de Camille Jean.
Déjà sous le coup d’une faute anti-sportive et d’une faute technique, le meneur en reçoit une seconde et est exclu pour avoir bousculé son adversaire et répondu à une insulte peu élogieuse… : « Camille a poussé le joueur qui l’a insulté… La sanction est tombée et il s’en voulait après la rencontre. Nous en avons parlé et je lui ai dit qu’il ne doit pas et ne peut pas répondre, et laisser l’équipe sans lui.
Il est notre leader et nous sommes plus fort avec lui. C’est un joueur à qui l’on est heureux et convaincu d’avoir donné des responsabilités et il doit aussi assimiler tout cela, ce n’est pas facile. Je sais qu’il reviendra plus fort. »

Sans son meneur, après s’être offert largement le troisième quart temps (18-27), l’URB garde la main cinq minutes avant de se diluer dans un manque de maîtrise et de rotation, pour voir Toulouse glisser devant dans la dernière minute et tenir son succès jusqu’au bout (87-85).
Réussir la première à Colette Besson mardi face à Laval
Une première défaite rageante : « Il y a eu une très bonne réaction en seconde période. En intensité, défensive surtout, nous n’avons joué qu’une mi-temps à celle qui est nécessaire pour s’imposer en N1. Ce match doit nous faire apprendre, pour ne plus revivre ce genre de scénario. Sincèrement, ce sont deux points que l’on perd seuls.
Maintenant, nous allons nous tourner très vite vers Laval, que nous recevrons pour bien ouvrir la saison à domicile. Il ne faudra pas penser à l’amical disputé face à eux, où manquait la moitié de leur équipe. A nous de mettre les ingrédients pour cette fois-ci, ne pas finir frustré. »
Le rendez-vous est pris à Colette Besson, mardi soir à 20 heures, pour une réaction espérée et attendue.




