La déconvenue de Toulouse, avec la victoire à portée de mains perdue dans les derniers instants, est effacée. Face au promu Lavallois, l’URB s’est refaite, un moral mais aussi une cohérence défensive, base du projet rennais. Un moindre mal : » J’attendais surtout mon équipe sur la défense, où je voulais de la densité, de l’agressivité, dès le départ… » confirme Bastien Demeuré.
S’il a eu le résultat final, le coach rennais ne se contente pas, à juste de titre, de l’ensemble de la prestation et reste dans l’exigence. Comme à Toulouse, son équipe est bien trop permissive lors de l’entame de match. En attaque, l’efficacité est au rendez-vous mais de l’autre côté, c’est une autre affaire.

Laval trouve trop facilement les solutions par Romain Grégoire et Alexis Racine et se permet même de faire la course en tête. L’URB hausse un peu le curseur et atteint les 10 premières minutes à… 20-20 : « Concéder 20 points dès le premier quart temps, c’est encore trop. J’ai glissé les mots et les gars se sont pris en mains. C’était beaucoup mieux ensuite… »

Peu à peu, l’URB commence à resserrer l’étau, à mettre les impacts nécessaires et dissuade au fil des minutes les Mayennais de venir compter fleurette dans la raquette.
En défense, Timothé Koffo s’offre quatre contre sur la première période tandis que de l’autre côté, l’habileté aux lancers-francs et dans la raquette de David Amarh fait respirer les Rennais, tout comme l’entrée, en boss, de Joffrey Sclear (20-12). Au repos, l’URB est devant (40-32) mais rien n’est fait.
La seconde période voit la formation bretonne dominer plus nettement les débats. Laval peine à trouver l’efficacité quand le capitaine rennais, de l’autre côté, a réglé la mire et s’offre trois tirs primés sur 5 tentés sur l’ensemble de la partie, répondant à Romain Grégoire et Alexis Racine, eux aussi auteur de trois shoots à distance.
Au tableau d’affichage, l’URB se détache en prenant six points de plus d’avance (20-14) pour attaquer le Money Time serein 60-46.

Tout en maîtrise, profitant aussi de deux sorties sur blessure côté mayennais, les pensionnaires de Colette Besson terminent la partie en gestion, avec quelques contres fulgurants menés au bout et du temps de jeu pour les jeunes Maxime Josse et Eliott Rossignol.
L’écart final à 19 points (81-62) reflète parfaitement la physionomie d’un match mené crescendo par les joueurs de Bastien Demeuré : » C’est une belle victoire et je suis satisfait de la réaction de l’équipe. On a bien réagit défensivement après le premier quart temps, notamment sur l’intensité. Il y a eu beaucoup d’engagement et de bonne volonté. »
Avant d’ajouter : « Il faut que nous arrivions à être plus constants défensivement pour affiner notre jeu d’attaque. Joffrey a aussi, en bon capitaine, montré la voie en étant excellent des deux côtés du terrain. Timothé a aussi été très bon, symbolisant l’engagement et la volonté. »
Place vendredi à un déplacement à Chartres, pour confirmer : « J’espère que nous démarrerons d’entrée de jeu avec cette intensité pour être plus en rythme . On se devait de gagner contre Laval et on sait que la N1 est un championnat de série. Il faudra continuer à Chartres, qui a connu une intersaison un peu agitée. Nous savons qu’ils nous attendent, après avoir perdu leurs deux premiers matchs. A nous de répondre à la grosse intensité qu’ils vont nous proposer. »





