Hier Lidl puis Liqui Moly Starligue, le championnat de France de handball change de nouveau de nom. Place désormais à la Daikin Starligue, toujours avec seize équipes et un plateau toujours plus dense. Alors que la saison a démarré ce 4 septembre, zoom sur sept questions légitimes en vue d’une saison passionnante !
Enfin l’heure du HBC Nantes ?
Les Violets du H, s’ils ont la « revanche dans la peau », risquent de faire très mal cette saison. En lice pour un fantastique triplé au printemps, les protégés de Greg Cojean ont tout perdu sur les matchs décisifs, sortant de la Ligue des Champions face au Barça, s’inclinant en finale de la coupe contre Montpellier et perdant le match du titre face au PSG. De quoi cultiver une rage qui associée au talent insolent des « Violet » pourrait bien faire des dégâts. Au point de faire tomber le PSG, machine à gagner année après année, de son trône? La réponse résidera dans la capacité à vivre l’après Minne-Rivera-Bos, compensé par les arrivées Turchenko, Peric, et Antonsen notamment.
Limoges peut-il confirmer ?
La progression est exemplaire et Limoges peut faire office de modèle pour beaucoup de clubs désireux d’aller au fil des années vers le plus haut niveau. Partis de Proligue en même temps que Cesson en 2020, les Limougeauds ont depuis franchi les étapes au point de découvrir l’Europe l’an passé et d’y retourner cette année. Là aussi, il faudra faire sans Turchenko mais l’éclosion de Jules Ligners à la mène et la science d’Alberto Enterrios sont des arguments solides. Reste à savoir si la coupe d’Europe ne pèsera pas trop lourd tout au long de la saison dans la gestion des corps…

Le PSG, toujours et encore ?
Chaque année, ils sont annoncés affaiblis et pourtant, chaque année, c’est le perfect ou presque en Starligue. Paris, champion douze ans de suite, écrase la concurrence et lasse les amateurs de suspense. Parfois avec moins d’éclat, moins de stars mais les faits montrent aussi que l’on devient star en grandissant avec un PSG dont la culture de la gagne en France n’a pas d’égal. Reste à confirmer en Europe, où Paris court toujours après son premier sacre.
Quelle place pour Cesson ?
Pas simple pour les Irréductibles de se faire une place au soleil. Seulement deux transats, la septième et huitièmes places, pour garder une place au soleil et s’offrir le droit de rêver en Play-Offs avec les 5ème et 6ème pour le dernier ticket européen. Un vrai beau challenge pour lequel au moins six autres équipes seront à la lutte, telles Tremblay, Aix, Nîmes, voire Chartres et Dunkerque, si ces trois-là se remettent à l’endroit. Les Irréductibles se mêleront ils à la lutte? Celle-ci promet en tous cas d’être dantesque!
Quel meilleur buteur pour cette saison ?
Qui pour succéder à Aymeric Minne et Mathéo Fadhuile, 226 et 204 buts inscrits l’an passé et parti du championnat ? Nemanja Ilic est forcément dans les favoris, lui qui empile les saisons à Toulouse proche des 200 buts, tout comme Elohim Prandi, bras armé du PSG ou encore le néo Montpelliérain, Drevy Paschal. Véritable révélation nantaise, Noam Leopold pourrait se hisser dans la lutte, tout comme Xavier Labigang en cas de confirmation. Un match des buteurs très ouverts, où les tireurs de jets de sept mètres auront forcément un petit avantage.

Quelle équipe surprise ?
Et si le promu Caennais était la belle histoire de cette Daikin Starligue 2026-2027 ? Dans l’enthousiasme de leur montée, les joueurs de Sébastien Quintallet n’ont rien à perdre et devraient surfer sur une dynamique populaire de premier plan, avec un projet très intéressant, suivi et un public chaud bouillant qui promet l’enfer aux visiteurs à venir. S’ils réussissent un bon départ, les Vikings ont tout pour voguer vers de belles soirées pour leur première année dans l’élite.
Qui dans l’ascenseur ?
Statistiquement, il ne fait pas bon être promu dans l’élite. Sélestat s’en est pourtant sorti la saison passée, sur le gong, au contraire de Dijon. Si nous voyons Caen réussir sa première dans l’élite, les « Jaune et Rouge » devraient tout de même vivre dans le tiers du classement. La curiosité sera portée sur Saran, champion mais toujours en difficulté au moment de se stabiliser dans l’élite.
Les Septors seront probablement au combat avec Sélestat, qui misera sur sa jeunesse. Dunkerque, sauvé in-extremis la saison passée, ne voudra pas revivre pareil stress mais doit se reconstruire, tout comme Chartres, habitué de ces eaux-là mais comptant cette année sur le retour aux affaires de Thierry Anti. Juste en effectif avec seulement 14 pros, Cesson fera tout pour s’éviter une invitation à cette table peu prisée.





