JRS99 – Football : Et si le Stade Rennais était à l’aube d’une saison historique ?

Sebastian Szymanski fou de joie
Sebastian Szymanski @Crédit Photo JRS

A Marseille, « Pep » Genesio n’a aucune recrue à présenter ou aligner sur la feuille de match et sait déjà que la saison sera une interminable galère pour l’OM. Du côté de Lyon, les meilleurs joueurs ont été vendus le 31 août dernier pour essayer de sauver les meubles, après une élimination désastreuse en barrages de Ligue des champions.

Points communs à ces deux-là, prochains adversaires du Stade Rennais en septembre ? L’ambition du podium décorrélée d’une santé financière et sportive catastrophique.

En Bretagne, c’est une tout autre histoire : « La famille Pinault est prête à investir dans un stade à Rennes. Pour le moment, ça n’a pas été possible parce qu’il y a des discussions avec la mairie qui n’ont pas abouti, mais c’est très important. Il y a un potentiel à Rennes qui est beaucoup plus important que le stade actuel, que ce soit au nombre de spectateurs ou d’invités VIP et partenaires ».

Des propos signés Nicolas de Tavernost, président de conseil d’administration du SRFC, dans l’After Foot sur RMC. Ambitieux sur le terrain, son club l’est aussi sur sa structuration à long terme : « Nous allons rediscuter avec la mairie pour voir si c’est possible de relancer ce projet de stade.

Nous avons aussi l’inauguration début octobre de la Piverdière 2, un projet immense, avec plus de 40 M€ de travaux. Les propriétaires font un travail important pour le foot ». Le décor est planté, et ça ne rigole pas !

Ceci est le logo de Pigeault immo

« Personne n’est indiscutable »

Difficile, de fait, pour Franck Haise et ses joueurs de se cacher ou se défiler. Cela tombe bien, ce n’est pas le genre de la maison mais pour autant, il va falloir joindre sur le terrain des résultats à la hauteur des ambitions grandissantes du club.

Avec un mercato à neuf recrues (en incluant le transfert automatique d’Arnaud Nordin, prêté l’hiver dernier) contre sept départs (dont trois titulaires seulement de l’an passé, Jérémy Jacquet, Breel Embolo et Lilian Brassier), le Stade Rennais a été actif mais aussi cohérent.

Une doublure au niveau et expérimenté pour Brice Samba, un patron en défense en la personne de Charlie Cresswell, le meilleur passeur de Ligue 1 mais aussi un vrai leader avec Adrien Thomasson au milieu et le pari Eliezer Mayenda en attaque, pour qui du temps sera nécessaire avant de juger mais dont le potentiel est incontestable.

L’ajout, sur le gong, de Boulaye Dia complète une ligne offensive qui manque peut-être de qualités techniques sur les ailes mais qui pourra compenser avec des qualités différentes.

Un équilibre global à trouver, des associations à peaufiner mais déjà, des certitudes. Ils seront quatre pour trois places au milieu, avec Valentin Rongier, Adrien Thomasson, Sebastian Szymanski et Mahdi Camara. Esteban Lepaul part titulaire indiscutable, n’en déplaise à son coach qui annonçait encore en conférence de presse que « personne n’est indiscutable ».

BDO

Pour l’épauler, Ludovic Blas a toutes les chances de retrouver sa place de titulaire à droite en attendant l’avènement d’Eliezer Mayenda, quand Mousa Al-Tamari sera en concurrence avec Issa Soumaré et Arnaud Nordin à gauche. Derrière, la charnière Abdelhamid Aït-Boudlal-Charlie Cresswell doit gagner en automatismes et en lecture de la profondeur mais présente de très grosses qualités à condition que le premier nommé ne se reconcentre sur son jeu.

Piqué par Franck Haise en conférence, l’international marocain sait que la concurrence reste à l’affût sur le banc, avec Anthony Rouault, Alidu Seidu et la possible surprise Gonçalo Oliveira.

Dans les couloirs, Przemyslaw Frankowski et Mahamadou Nagida semblent avoir une longueur d’avance et voilà un onze déjà assez bien dessiné, dans un 4-3-3 où les transitions seront nombreuses mais la maîtrise du cuir au milieu également prépondérante.

Angers puis Marseille et Lyon, l’occasion de lancer une grande saison

En illustration, les deux premiers matchs de la saison ont vu les Rennais être réalistes mais dominés, logiquement, face au PSG puis dominateurs mais assez inefficaces face au Mans, avec des erreurs sanctionnées immédiatement. Des ajustements mais tout de même « un bilan très positif, avec quatre points sur six, alors qu’il y aurait pu en avoir que deux », souligne Franck Haise, à juste titre.

Avec un déplacement à Angers pour attaquer septembre (remporté 1-2, ndlr), où le Stade Rennais devra viser les trois points puis la réception d’un OM totalement titubant le vendredi suivant, l’enchaînement proposé est alléchant et l’occasion de lancer la saison très concrète, d’autant qu’un déplacement à Lyon sera au programme la semaine suivante, avec une première sortie en Autriche chez les Sturm Graz pour lancer la saison européenne.

Un programme aussi musclé qu’excitant et à portée d’un club qui ne connaît pas la crise. Avec un actionnaire toujours passionné et prêt à investir pour faire grandir son club, un public toujours aussi fidèle et présent et une équipe complète et un coach de tout premier plan, tout est réuni pour faire de cette saison la meilleure de l’histoire du club, avec une place sur le podium à valider au bout de 34 journées.

Oui Lille, Monaco, Lyon, Lens, Marseille, pour ne citer qu’eux, ont les faveurs médiatiques et également des arguments mais à aucun moment, le Stade Rennais n’a à baisser les yeux ou complexer face aux différentes difficultés rencontrées par ces clubs historiques.

Ceux-ci ont en commun d’avoir tous remporté un championnat à minima ou gagné sur le terrain leur ticket pour la Champion’s League. Aux Bretons d’en faire de même, désireux qu’ils sont de continuer à écrire leur histoire. Cette année, le Stade Rennais est prêt, prenons le pari, pour, à son tour, tutoyer les sommets derrière l’intouchable PSG, jusqu’au bout.