Rugby – Nationale : Le REC parti de trop loin face à Bourgoin (29-35)

Eneri Lotawa
Eneri Lotawa et les Rennais ne sont pas passés @Crédit Photo Jrs

 » Sur le match, il n’y a pas beaucoup à redire. Nous n’avons rien mis en place tout simplement. Nous avons été en deçà de nos attentes, clairement… Nous n’avons pas joué ensemble et pourtant, c’était le leitmotiv de la semaine, être collectivement disciplinés et mettre notre jeu en place. Là, nous n’avons rien retrouvé. »

Sans concession, les mots sont signés de Vincent Bréhonnet, entraîneur des arrières, forcément déçu à la sortie du quatrième revers de rang de son équipe.

Gerinter

Trois essais à rien, concédés en 25 minutes…

Pour la troisième réception au Vélodrome, le REC a pourtant l’occasion de sortir de l’ornière face à un adversaire appelé à lutter dans les mêmes eaux. Plusieurs cadres manquent, dont Pierre Algans à la touche mais l’équipe couché sur le papier à les moyens de bousculer les Isérois.

L’entame offre d’ailleurs un essai refusé de part et d’autres avant que les Berjaliens n’ouvrent la marque par Arnaud Joufray, sans transformation, en conclusion d’un premier temps fort visiteur (9′, 0-5).

Le REC ne parvient pas forcément à réagir et réduit à quatorze, prend la marée avec deux autres essais signés Apimeleki Naboleqa et Mathis Terrasson, tous deux transformés par l’ancien niortais Anthony Fuertes (18′ et 25′). Totalement dominé et puni sur son indiscipline, le REC est très loin du compte, au bout de 25 minutes de jeu seulement (0-19).

L'essai de l'espoir signé Vérité
L’essai de l’espoir signé Edwin Vérité @Crédit photo JRS

A l’orgueil, et à 15, les joueurs de Kévin Courties recolle cependant en fin de premier acte. Cohen Kiewit, en coin suite à une touche rapidement jouée, vient avec la puissance du pack derrière lui, aplatir pour remettre un peu de baume au coeur de ses coéquipiers, bien qu’Harry Glynn ne transforme pas (33, 5-19).

C’est un peu mieux et plus respirable, d’autant plus qu’à quelques secondes du repos, une belle séquence offensive est très joliment ponctuée par Edwin Vérité, en conclusion d’un décalage parfait d’Harry Glynn pour l’essai de l’espoir, transformé cette fois.

A la pause, le REC, bien que dominé et à côté de son sujet, n’est qu’à un essai… (12-19).

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L’espoir puis trop d’imprécisions

Cela tombe bien, il ne faut que quelques minutes en début de second acte pour trouver la faille. Bien décidés à se remettre à l’endroit, les locaux poussent et Alexandre Candel à son tour, trouve la ligne. Harry Glynn transforme et e REC est de nouveau dans le coup (19-19, 46′).

Dans la foulée, alors que le CSBJ essaie de repartir de l’avant, un ballon est récupéré par les Récistes mais ceux-ci bafouillent de nouveau, laissant passer une très grosse opportunité… Celle de prendre les devants, qui ne se présentera plus..

La dernière demi-heure est en effet trop brouillonne côté local, avec un nouveau jaune, pour renverser la table et les temps d’attaque trop courts :  » Nos séquences offensives n’ont pas du excéder la quinzaine de secondes, il y a eu beaucoup de ballons perdus, des fautes de mains », constate Vincent Bréhonnet à la sortie. Nous prenons aussi 23 points en étant à 14… Quand on ne met pas les ingrédients nécessaires pour gagner un match de rugby, ça ne passe pas ».

Combat
Le CSBJ sort vainqueur de son combat à Rennes @Crédit Photo JRS

Bourgoin, de son côté, se contente de passer les pénalités par Anthony Fuertes (53, 65′ et 72′) et de glisser dans le lot un essai de pénalité qui fait mal (59′) pour s’envoler au score (19-35).

L’essai de César Baudin transformé par Harry Glynn (75′) et la pénalité de ce dernier n’y changent rien (80′) et le REC baisse pavillon pour la seconde fois à domicile, 29-35, après le revers concédé contre Périgueux. Toujours bon à prendre, le bonus défensif ne consolera toutefois pas une équipe qui ne gagne plus depuis plus d’un mois.

Le second bloc ne démarre ainsi pas de la meilleure des manières et les Récistes tenteront de se refaire la santé, et le moral vendredi prochain du côté de l’US Bressane, actuelle avant-dernier au classement et guère plus en forme comptablement parlant que les Récistes avec également une victoire et quatre défaites.