Dans une saison où la pression du maintien est d’ores et déjà évacuée, le REC rugby, s’il devra faire sans l’adrénaline de l’enjeu et les matchs couperets, a le privilège de pouvoir travailler en profondeur et de faire grandir ses jeunes pousses. Plus que jamais, l’ADN formation sera au cœur du projet !
Ewann Purai, Robin Garnier, Etienne Bouldoire, Rémi Bouaffou, Timéo Labat, Lucas Dufourcq, Enzo Rognon ou encore Robin Gicquel, pour ne citer qu’eux… Des noms déjà connus des travées du Vélodrome pour certains, nouveaux pour d’autres et autant de destins qui vont peut-être basculer cette saison, pour le plus grand bonheur du REC.
La jeune garde est là, issue du club ou arrivant des centres de formation de clubs des étages supérieurs, avec beaucoup à prouver mais aussi à apprendre.

Une équipe capable de surprendre
Cette fougue, cette faim de ballon et de progression sans la pression vitale du résultat, c’est le luxe dont bénéficiera le REC cette saison : « Nous avons pris le parti d’avoir un groupe jeune, avec beaucoup d’expérimentations à venir, introduit Kévin Courties. Nos garçons vont avoir la chance de pouvoir apprendre aux côtés de joueurs expérimentés, solides, désireux de transmettre et des aider à grandir ».
Les « vieux de la vieille » sont là, pour encadrer ou recadrer, au choix, comme Baptiste Le Jallé, Gabriel Quesmel, Pierre Algans, Clément Lepresle ou encore Guillaume Cazette et Baptiste Beaujouan. Des joueurs au club depuis plus de quatre ans, rejoints par Caleb Aparaheama, Côme Berrod ou Quentin Dauvergne.
Autant « d’anciens », auxquels s’ajoutent les leaders Cesar Baudin et Harry Flynn recrutés cet été, qui donnent à cette version 2026-2027 du REC Rugby l’allure d’une équipe capable de surprendre : « Nous avons un très bel effectif, avec une jeunesse qui a faim et un QI rugby très intéressant. Question jeu, c’est probablement l’une des meilleures équipes que nous avons eu jusqu’ici, témoigne en coulisses un membre du club, enthousiaste. » Du talent, il y en a de partout dans un collectif dont la capacité et l’envie d’apprendre sera l’une des forces.
Sans désigner l’un ou l’autre de ses jeunes espoirs, le coach fixait déjà, avant le coup d’envoi du championnat, la feuille de route : « Je veux que nos jeunes rentrent dedans, prennent du plaisir sur le terrain, se lâchent mais soient aussi capables de souffrir et d’en redemander dès le lundi qui suit. Ils doivent être débordants de franchir les étapes, au service du collectif. »
Une attente appliquée à l’ensemble de l’effectif, qui s’est fixé lui-même que de faire mieux qu’un maintien sportif. En mire, une place dans le top 8 et plus si affinités, l’appétit venant en mangeant. Côté jeu, le coach entend s’appuyer sur ce qui fonctionna l’an passé avec quelques retouches sur quelques points comme la dernière passe, la solidité dans l’affrontement et une pression défensive plus importante encore.

Victoire de prestige contre Chambéry, non-confirmée à Vienne
La jeunesse, pour cela, sera forcément un atout et la première sortie de la saison face à Chambéry est venue corroborer les belles intentions annoncées ici et là. Un match solide, une victoire de prestige contre l’un des gros du championnat et beaucoup de promesses, malheureusement non confirmées une semaine plus tard à Vienne, dans un match bien moins sexy.
Avec Périgueux, Albi et Bourgoin au programme de septembre, les occasions de monter en gamme mais aussi de gratter du temps de jeu dans le XV de départ ne vont pas manquer. Cela tombe bien, le REC entend bien en surprendre plus d’uns cette saison mais ne demande aussi qu’à vivre de vraies et belles révélations au sein de son effectif.
Mieux qu’une place laissée à la jeunesse, une prise de pouvoir est possible pour celle-ci. A elle de saisir l’opportunité unique et au-delà des points, de gagner un vécu, bagage indispensable pour voyager loin…et longtemps.




