L’an passé, il n’y avait pas eu match. Où plutôt si, deux même, à chaque fois conclus par une nette domination savoyarde, à l’aller comme au retour. 29-3 en Savoie et un terrible 0-24 à la maison… Kévin Courties, coach du REC Rugby, s’en rappelle : » Ils nous avaient surclassé. Aujourd’hui, nous avons su rivaliser beaucoup mieux, notamment dans le domaine physique. Sur les replis défensifs aussi, il y a beaucoup de satisfactions. »
Du « bonheur en barres » même, à déguster avec, pour la première fois en National pour le REC, une victoire lors de la journée inaugurale, avec la manière s’il vous plaît ! La performance est de taille avec un adversaire calibré pour les Play-Offs qui en impose d’entrée de jeu.
Gros impact, détermination à s’installer dans les 22 rennais et agressivité laissant peu de doutes sur les intentions du jour. Acculé dans son camp, le REC est sanctionné d’un premier jaune pour Cohen Kiewit (8′) puis puni quasiment dans la foulée par le premier essai du match signé Rice et transformé par Moreno (0-7).

Welcome Sir Harry Glynn !
La réaction rennaise, malgré l’infériorité numérique, ne se fait pas attendre ! Parfaitement mis sur orbite sur son côté droit, Sacha Le Paigneul échappe à l’arrière-garde visiteuse sur un mouvement enclenché au centre et vient conclure en coin. A la transformation, Harry Glynn démarre son show en transformant depuis la ligne de touche (7-7, 14′).


Dans la foulée, l’ouvreur anglais récidive au pied sur pénalité pour donner le premier avantage du match au REC (10-7, 19′). De nouveau à 15 contre 15, les Récistes concèdent paradoxalement un second essai sur une belle action collective mais Moreno ne transforme pas (10-12, 26′).
Sans paniquer, le REC réplique de nouveau sous la botte de son ouvreur anglais, qui passe deux nouvelles pénalités (29′ et 38′) tandis que Moreno se rattrape de sa transformation ratée (16-15).
Sa seconde galvanise son équipe qui choisi le moment idéal pour aller planter un second essai, sur la dernière possession du premier acte. Toute en malice, Harry Glynn s’échappe plein axe et va aplatir entre les poteaux. Il transforme ensuite évidemment l’essai et le REC est devant au repos (23-15).

Avé, César, pour la victoire !
Sans doute vexé par cet essai mal venu, le SOC rattaque pied au plancher, bien décidé à ne pas traîner pour revenir et marque de nouveau, pour revenir à une petite unité (42′, 23-22). Les Récistes vont-ils finalement céder et subir la loi des Savoyards ? Ce serait mal connaître ce REC pleine de fougue mais aussi clinique dans ses initiatives. Avec la puissance de ses deuxième ligne , le REC remet les distances.
Arrivé de Niort à l’intersaison, César Baudin signe lui aussi son entrée au Vélodrome d’un essai plein de détermination, transformé par l’inévitable Harry Glynn, auteur pour sa première de 20 points pour sa première au Vélodrome (47′, 30-22) !
Premier match de la saison oblige, Kévin Courties procède ensuite à de nombreux changements. Pour autant, la jeunesse est toujours là, au rendez-vous, et le REC ne recule pas. Moreno passe bien une pénalité, Robin Gicquel, entré en jeu, en rate une mais Rennes tient son gros coup !

Mieux, César Baudin s’offre même un doublé, suite à une énorme accélération à l’aile d’Edwin Vérité qui élimine deux adversaires avant de servir parfaitement son numéro 7. Robin Gicquel manque la transformation mais le REC a fait le trou (68′, 35-25).
La fin de match est ensuite un mélange entre maîtrise relative puis fébrilité logique mais évitable après une nouvelle pénalité de Moreno, ramenant « Chambé » à un essai transformé du REC.
Il n’en sera rien, au grand bonheur du coach : « Notre jeunesse fait que l’on s’offre une fin de match sous tension mais on doit l’accepter quand on construit notre effectif ainsi. »

« Ces 35 points, on ne les a pas volés »
Le championnat démarre ainsi idéalement, et Kévin Courties peut être pleinement satisfait : » Nous avons vu un bon match de rugby, il y a eu du mouvement.
Je n’ai pas le sentiment qu’il était débridé par le contexte du championnat mais plutôt dans la résultante de ce que les équipes sont en capacité de produire.
Nous avons eu les opportunités en profitant du déchet qu’a pu avoir Chambéry à quelques occasions. ça nous a sourit, on en profite. Nous n’avons pas marqué des essais à trois francs six sous mais des belles actions, construites, dans notre identité que l’on essaie de travailler depuis quelques temps et ça, c’est bien. «
Comme l’aspect comptable, avec le REC dans le Top 6 pour le côté anecdotique du classement de la première journée. Plus concret côté points : » On prend ces quatre points avec grand plaisir, que l’on a pas volé et puis nous avons rarement mis 35 points l’an passé.
Nous avons produit du jeu et ça, ça nous appartient. Chambéry aurait aussi peu être devant avec une ou deux passes de plus mais voilà, nous allons savourer l’instant T sans nous endormir sur cela. »
Pas de temps pour cela, avec Vienne au programme samedi à 18 h 30 pour la seconde journée. Des Isérois écrasés par Mont-de-Marsan, 47-0, sans doute désireux de lancer leur saison.




