Du syndic de la Morinais à leader breton : la folle ascension de Doméos

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Doméos, une réussite collective.

Une carrure, une voix posée : Stéphane Milanese, 50 ans cette année, en impose. Et le constat est le même sur le terrain, passé du « petit syndic de la Morinais, à Saint-Jacques », à celui de référence des syndics bretons en 2026. Une réussite collective et entrepreneuriale où rien n’a été donné, mais tout construit avec persévérance, temps et ambition.

Vous avez aujourd’hui 50 ans et dirigez Doméos, acteur majeur de la copropriété à Rennes et en Bretagne. Rien ne vous prédestinait pourtant à ce métier. Comment tout a commencé ?

Post-bac, l’immobilier m’a intéressé. C’était même plutôt la construction, et plus précisément le droit lié à la construction et l’assurance. J’ai fait un BTS immobilier que je n’ai d’ailleurs pas eu la première fois. Lors de l’oral, pendant les 10 minutes de présentation, j’ai parlé d’Ewan McGregor dans Trainspotting, qui dans le film quitte Edimbourg pour Londres et s’achète une rédemption sociale en devenant agent immobilier.

Cela n’a pas du tout plu… Puis j’ai obtenu le diplôme ICH Responsabilité des constructeurs et assurance de construction. Début des années 2000, il n’y avait pas de postes comme juriste. J’ai commencé une première expérience en copropriété, qui a d’ailleurs été plutôt compliquée.

« Un syndic, c’est un peu un médecin généraliste »

Vous évoquez des débuts difficiles. Que s’est-il passé ?

Ma première expérience a tourné court, le poste que j’avais obtenu avait été promis à d’autres personnes en interne, je vous laisse imaginer l’ambiance mais je ne pouvais pas imaginer que mon ancien responsable avait fait passer le mot à tous les administrateurs de biens de ne pas m’embaucher. Pendant près de deux ans, je n’arrivais plus à trouver de poste. J’ai enchaîné les petits boulots pour m’en sortir, comme vider des camions la nuit.

Quel a été le déclic vous permettant de rebondir ?

Notre système social permet d’aider justement dans ce genre de situation. A 25 ans tu deviens bénéficiaire du RMI et tu as la possibilité d’intégrer la Fondation FACE (fondation agir contre l’exclusion). La fondation m’a permis d’avoir un tuteur dans la recherche d’emploi, Mr Claude Erhel (directeur général de l’OPHLM).

Je le rencontrais mensuellement et il m’aidait dans mes rendez-vous et dans mes candidatures spontanées. Il m’a persuadé de répondre à une annonce au cabinet Sevaux géomètre pour un poste de gestionnaire de copropriété… C’est là que tout a vraiment commencé. J’ai progressé rapidement et j’ai pris goût au métier. Monsieur Sevaux n’est pas le genre d’homme à qui l’on dicte ce que l’on doit penser.

Ce métier de syndic ou gestionnaire de copropriété, comment justement le définissez-vous ?

Un syndic, c’est un peu un médecin généraliste. On gère tous les « bobos » du quotidien : techniques, juridiques, humains. Et on fait appel à des spécialistes quand c’est nécessaire et que notre expertise ne peut pas apporter de solution immédiate. À la différence des autres métiers de l’immobilier, on ne contacte pas un syndic par simple envie : c’est toujours qu’il y a un problème à régler. À l’inverse, dans la vente, il s’agit plutôt de répondre à un besoin ou à un projet. La relation client n’est donc pas du tout la même.

« Le projet n’était pas d’être riche mais d’être libre »

Comment êtes-vous passé de salarié à dirigeant ?

J’entre donc dans le cabinet, où je gravis les échelons. En 2008, Gilles Sevaux me propose de m’associer avec quatre autres associés, alors que Foncia souhaitait me recruter. J’ai accepté. Le projet n’était pas d’être riche mais d’être libre. Je supporte mal l’autorité injustifiée, donc entreprendre était assez naturel pour moi. Nous avons ensuite continué à faire évoluer la structure. Les associés du départ sont partis progressivement jusqu’en 2014, année où j’ai racheté les parts de M. Sevaux et de M. Gousset pour changer de nom pour Doméos.

Depuis, votre entreprise a connu une forte croissance. Y a-t-il eu un moment clé ?

Oui, clairement le Covid. Là où beaucoup ont ralenti, nous avons continué à travailler, à communiquer avec nos clients et à innover, notamment en inventant le vote par correspondance 6 mois avant qu’il ne soit légal. Cela était au départ interdit, mais nous n’avons pas renoncé et avons tenté ce pari, être soit le premier à avoir raison ou le seul à avoir tort. La pratique a été légalisée quelques mois plus tard, en octobre. Résultat : à la sortie, nous n’avions pas de retard, au contraire. Nous avons continué à être disponibles et efficaces dans un moment où tout était à l’arrêt.

Où en est Doméos aujourd’hui ?

Nous gérons environ 20.000 logements, avec une moyenne de trois personnes par logement, ce qui représente l’équivalent d’une ville de la taille de Vannes. C’est une fierté d’en être arrivé là, avec un effectif passé de six personnes au départ à 39 salariés aujourd’hui. Nous sommes devenus le plus grand syndic indépendant de Bretagne et c’est une belle réponse à ceux qui nous ont souvent méprisés, notamment en nous appelant avec dédain « le syndic de la Morinais ».

« Cette année, je me suis engagé auprès du handball féminin à Saint-Grégoire et je suis très impressionné par l’intensité et l’engagement des joueuses »

Et pour la suite ? Quels sont vos axes de développement ?

En 2025, j’ai fait un développement significatif sur les 3 départements, avec la reprise d’un cabinet à Nantes, le cabinet Morazin, le développement à Vannes avec la reprise d’un portefeuille de gestion du cabinet OFIC et la consolidation de notre place de leader avec l’achat du cabinet EXA gestion à Rennes. Aujourd’hui, le souhait est de continuer à développer l’activité syndic, grâce à notre parfaite maitrise des charges de copropriété et notre service de qualité, en renouvelant nos appels d’offre groupés sur les équipements et contrats des immeubles qui font bénéficier près de 50% d’économie de charge.

Mais aussi développer une approche plus commerciale. Cela s’écrira peut-être avec la création d’un service plus axé commercial et moins gestionnaire, dans Rennes intra-muros, avec entre autres le développement de l’activité transaction pour apporter un service complet à nos clients. Qui de mieux placé que votre syndic pour vendre ou louer votre appartement ? Nous connaissons et maîtrisons tous les aspects techniques, comptables, règlementaires de votre copropriété. Et nous réservons aussi, à court terme, une jolie surprise à nos clients.

« J’ai toujours aimé le rugby. Mon fils le pratiquait et nous habitions au Rheu. Je me suis naturellement rapproché du club, j’y ai apprécié l’ambiance et, après être devenu partenaire, j’en suis devenu président. Cela a été une expérience riche »

Vous pouvez nous en dire plus ?

Nous fêterons nos 18 ans le 25 juin lors d’une soirée anniversaire / concert à l’étage. Nous invitons plus de 700 de nos clients pour cette soirée ! Nous avions vraiment envie de marquer le coup. Pour l’occasion, trois groupes seront au programme : The Crooked Nails, Johnny Montreuil et Les Hurlements d’Léo, que l’on ne présente plus.

Avec le recul, quelle leçon retenez-vous de votre parcours ?

Qu’il suffit parfois d’une ou deux personnes qui vous font confiance pour changer une trajectoire. Et qu’il faut être prêt à saisir ces opportunités, même après des échecs, et continuer à avancer, à se diversifier et à relever de nouveaux défis.

« Je reste persuadé que le sport féminin doit avoir la même place aujourd’hui que le sport masculin. DOMEOS soutiendra le sport féminin en s’engageant concrètement à lui donner plus de visibilité et de reconnaissance »

Un dernier mot sur votre engagement dans le sport rennais ?

J’ai toujours aimé le rugby. Mon fils le pratiquait et nous habitions au Rheu. Je me suis naturellement rapproché du club, j’y ai apprécié l’ambiance et, après être devenu partenaire, j’en suis devenu président. Cela a été une expérience riche. Cette saison, ils réussissent une saison incroyable. Je suis admiratif du travail de Martin Lagarde qui a toujours été Rheusois. J’ai aussi été partenaire du REC Rugby et je suis très heureux de sa progression vers le monde professionnel, avec un fabuleux travail de son ex-président, Jean-Marc Trihan, qui est un exemple d’évolution.

Il est loin le temps des derbies. Cette année, je me suis engagé auprès du handball féminin à Saint-Grégoire et je suis très impressionné par l’intensité et l’engagement des joueuses. Les matchs sont d’une rapidité et d’une puissance physique que je n’avais pas présumées. Je reste persuadé que le sport féminin doit avoir la même place aujourd’hui que le sport masculin. Doméos soutiendra le sport féminin en s’engageant concrètement à lui donner plus de visibilité et de reconnaissance. C’est un engagement pour une pratique sportive plus juste, plus inclusive et à la hauteur du talent et de l’investissement des sportives.

Signature de l'auteur, Julien Bouguerra.