« En Play-Offs, c’est une toute autre compétition qui démarre et la vérité du championnat n’a plus lieu d’être, tout est possible… ». Romain Corre avait prévenu après le succès face à Clermont à la Ricoquais et ceux qui imaginaient les mêmes victoires que celles réalisées en championnat face à Vaulx ( 25-21 à l’aller et 22-34 au retour) ont probablement été fort décontenancés par cette demi-finale aller.
Vaulx en tête à la pause
Privé de Perrine Petiot et Candie Le Gonidec mais soulagé de récupérer pour cette double opposition historique ses trois absentes du déplacement à Besançon, Lalie Brouillet, Aziliz Vidie et Justine Boucheur-Le Roy, le coach grégorien voit son équipe en souffrance dans la chaude ambiance de Villeurbanne : « Le début de match a été compliqué, surtout défensivement.
On a été en difficulté comme ça ne nous était pas arrivé depuis un moment, on encaisse des buts ». Au point même de courir après le score tout au long d’un premier acte dominé par les filles de l’ASUL.
Deux buts de retard à la 10′ (7-5) puis quatre au bout de 17 minutes de jeu (11-7), la soirée ne prend pas du tout la tournure escomptée mais heureusement, les Bretonnes ne lâchent pas et parviennent à marquer, à défaut de réussir à être efficaces en défense. De quoi limiter la casse d’un premier acte compliqué dont Eden Dumoulin et ses coéquipières ressortent menées 18-15.

Une avance acquise au finish !
Rarement aussi bougées en défense cette saison, les « Rose et Noir » se révoltent en seconde période et attaquent d’entrée très fort : « Nous revenons vraiment bien avec un 3-0 qui nous remet complètement dedans. On reprend un peu le dessus, même si on aurait aimé creuser davantage l’écart à ce moment-là » détaille le coach grégorien.
Bien mieux en défense (seulement 12 buts encaissés lors de la seconde période), Saint-Grégoire va mieux. Sous la houlette de Justine Boucheur-Le Roy, une nouvelle fois clinique au tir (6/7 dont trois jets de sept mètres) et d’un trio de pivot à 100 % d’efficacité au shoot (Justine Raulo 4/4, Aziliz Vidie 2/2 et Marie Guillevic 1/1), les visiteuses prennent le contrôle de la partie.
La maîtrise semble revenue, sans pour autant réussir à se détacher définitivement, comptant au maximum trois buts d’avance eu moment d’entrer dans le Money-Time (25-28, 50′).

Les deux gardiennes sont inspirées de chaque côté, Tea Marinovic (13 arrêts au total) côté rhodanien et Marie Pouliquen côté breton (7 arrêts), de quoi conserver le suspense jusqu’au bout. D’autant plus qu’un nouveau temps fort des « Bleu et Rouge » fait trembler le SGRMH, avec un retour à un petit but puis l’égalisation dans les cinq dernières minutes (29-29, 54′).
Il faut alors du caractère pour résister à la pression d’un public derrière son équipe mais les filles du président Jean-Luc Bosse ont déjà prouvé mainte et mainte fois cette saison leurs capacités en la matière. A 30-30, Marie Pouliquen, dans ses buts, sort les deux arrêts qu’il faut, valorisés à chaque fois par Justine Boucheur-Le Roy, d’abord sur jets de sept mètres puis sur remontée rapide.
Cet écart sur le gong bonifie ainsi une bien meilleure seconde période que la première mais surtout, offre un vrai avantage à une semaine du match retour à la Ricoquais : » Il y a forcément de la satisfaction, avec deux buts d’avance à la mi-temps de la confrontation. Nous sommes devant et c’est intéressant. Sur la rencontre, ce que je retiens, c’est la réaction de l’équipe. Les filles ont montré beaucoup de caractère pour reprendre le match, mal parti, et aller chercher cette victoire au bout du bout. »

Une invincibilité conservée pour filer en finale ?
Pas question pour autant pour le coach et ses filles de crier finale trop vite : « Maintenant, rien n’est fait. Il faudra être très solides au match retour à domicile, parce qu’il reste une deuxième mi-temps à jouer et Vaulx a montré beaucoup de qualités et nous a mis à mal. À nous de bien préparer ce beau rendez-vous pour aller chercher la qualification en finale. ».
Restant sur 13 victoires de rang à la Ricoquais en championnat depuis le 1er mars 2025, où Lomme était venu s’imposer, excusez du peu, les Grégoriennes tiennent une bonne raison de prolonger encore un peu le plaisir ainsi que cette incroyable série, pour au moins deux match de plus.
Un pari à relever qui rimerait avec un possible très grand bonheur, le 30 mai prochain. Par le talent ou par le mental, et idéalement, les deux, les « Rose et Noir » en sont assurément capables et clairement, mérite de conclure du mieux possible cette saison. Cela commence dès samedi prochain !





