Strasbourg et l’Europe, toute une histoire. Le parlement européen, d’une part, une demi-finale de Europa Conférence League d’autre part. Et peut-être plus… Un rêve accessible que le Stade Rennais doit forcément envier, lui privé de la scène continentale depuis deux ans et plus que jamais dans la course à la Ligue des Champions comme aux autres compétitions qui ont tant animé les milieux de semaine des années 2020.
Alors pour y revenir, il n’y avait aucune excuse face à une équipe clairement B voire C du Racing, la priorité n’étant clairement plus à la Ligue 1. Franck Haise choisit ainsi une formation offensive, en 4-4-2 avec le duo Embolo – Lepaul devant et Ludovic Blas et Musa Al-Tamari sur les côtés. L’indispensable Valentin Rongier, suspendu, est pour sa part remplacé par Sebastian Szymanski aux côtés de Mahdi Camara pour un onze de départ très offensif.

Rennes logiquement devant
Avec les contres performances de Lille, Marseille et Monaco, l’aubaine de prendre la quatrième place est là. Pour cela, Rennes doit prendre les choses en mains mais cela ne se traduit pas vraiment d’entrée de jeu. Au contraire même, avec une occasion énorme pour Datro Fofana, lancé en profondeur, qui efface Brice Samba maistergiverse face au but vide, tirant mollement sur Abdelhamid Aït-Boudlal, heureusement bien placé sur la ligne (8′).
Voilà un très gros avertissement pour Rennes, qui réagit quelques minutes plus tard pour Musa Al-Tamari, dont la frappe croisée est repoussée par Mike Penders (11′). Quelques minutes plus tard, la pression s’accentue et Breel Embolo, seul aux six mètres, ne trouve pas le cadre de la tête (13′), pas plus qu’Esteban Lepaul sur corner (19′).
Musa Al-Tamari lui est de nouveau mis en échec par le gardien local en duel (18′). Logiquement, à force d’empiler les occasions, le Stade Rennais trouve la récompense.
Sebastien Szymanski inspiré
Mike Penders rate sa relance, avec un brin de suffisance et celle-ci arrive par Sebastien Szymanski. Inspiré, celui-ci remet le ballon directement au point de pénalty pour Estéban Lepaul. Celui-ci sans paniquer, se met en position et ajuste petit filet le gardien strasbourgeois pour le 0-1 (20′) !
Maître du jeu et de la possession, le Stade Rennais récupère un nombre maximum de ballons et s’emploie à breaker au plus vite, multipliant les corners et les situations dans le camp strasbourgeois. Pour la troisième fois, à la demie-heure de jeu, Mike Penders met Musa Al-Tamari en échec en repoussant la frappe de l’international jordanien.
A force de ne pas se détacher, Rennes reste à portée d’un adversaire cependant trop faible et inexpérimenté pour inverser la tendance, malgré un regain de forme en fin de première période, sans réelle occasion. Au repos, le contrat est rempli mais l’affaire pas encore entendue (0-1).

Le KO en 120 secondes chrono
L’entrée de Godo au retour des vestiaires côté strasbourgeois indique l’envie de révolte des locaux mais Rennes parvient à piquer d’entrée. Corner rennais, tête au premier poteau d’Esteban Lepaul au second poteau pour Breel Embolo, qui accompagne de la poitrine le cuir au fond des filets, pour le break tant désiré, au moment idéal (0-2, 50′).
Deux minutes plus tard, connaissant l’importance du troisième but dans une rencontre, les Bretons enfoncent le clou ! Esteban Lepaul déclenche le pressing, Ludovic Blas récupère le ballon aux 20 mètres et décale à gauche Musa Al-Tamari, qui, enfin, domine Mike Penders d’une frappe parfaite dans le petit filet ! En 120 secondes, Rennes a fait le trou (0-3, 52′).
Touché dans son honneur, le Racing fait rentrer trois joueurs dont deux de ses tiutlaires habituels laissés au repos, Samir El Mourabet et Julio Enciso. Cela est proche de payer avec une frappe enroulée de Martial Godo qui trouve le poteau de Brice Samba (60′). En gestion, le Stade Rennais laisse le ballon aux « Bleu et Blanc ».
Côté rennais, Mamadou Nagida, Djaoui Cissé et Arnaud Nordin entrent en jeu aux places d’Alidu Seidu, Breel Embolo et Musa Al-Tamari (68′), pour réveiller une équipe ronronant un peu trop. L’effet est loin d’être évident, le match n’ayant plus vraiment de rythme ni d’intrêt, malgré, pourtant, une différence de buts à améliorer pour les Rennais.
Afin d’éviter une suspension et un jaune pouvant le priver du derby face à Nantes, Mahdi Camara cède sa place à Glenn Kamara pour la fin de partie, disputée sans occasion de part et d’autres si ce n’est une frappe de Samuel Amo-Ameyaw (85′) côté Racing et une grosse aubaine pour Yassir Zabiri, entré à la place de Sebastien Szymanski, sur un gros loupé de Mike Penders.
Un prochain derby bouillant au Roazhon Park
Sans trembler donc, les hommes Franck Haise valident une quatrième victoire de suite de suite à l’extérieur, un record égalé datant de 2006 et surtout, prennent possession de la quatrième place en attendant le résultat de Lyon à Paris, une semaine avant un derby bouillant dimanche prochain au Roazhon Park face à des Nantais jouant leur survie en Ligue 1.
Le coup est parfaitement réussi et les Bretons auront finalement leur destin en mains en allant défier leurs adversaires directs Lyon et l’OM lors de la dernière journée dans un final s’annonçant quoi qu’il arrive passionnant.






