Volley – Elite : Entre coupe et championnat, le REC Volley sur tous les fronts !

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Le REC Volley peut-il s'offrir le doublé ? @Crédit photo : JRS

Le REC Volley peut-il s’offrir le doublé ? Alors que les play-offs ont déjà démarré avec, au bout, une remontée en Ligue B à aller chercher, les Bretons reçoivent également le Final Four de la coupe de France Fédérale les 5 et 6 avril. Encore en lice dans les deux compétitions, les « Noir et Blanc » s’avancent vers une fin de saison palpitante.

Les rabat-joies diront que ce n’est qu’une coupe de France Fédérale et une simple remontée en Ligue B. Pourtant, pour en arriver là, les Récistes n’ont pas ménagé leurs efforts et ont le mérite d’avoir fait le travail, quand d’autres s’y sont cassé les dents. Le Final Four de la coupe de France en est d’ailleurs un parfait exemple. Sur les quatre équipes encore en lice, seul Rennes a terminé dans les deux premiers de sa poule à l’issue de la phase régulière.

Chalon-sur-Saône, dans le même groupe que Rennes, a vu son parcours s’arrêter en huitième de finale. Harnes, premier de la poule B, a également vu l’aventure prendre fin dès les huitièmes. Enfin, Grenoble, deuxième, n’a même pas eu le temps de rêver et a été éliminé dès le premier tour par Mâcon. Oui, le REC Volley était l’un des favoris annoncés, mais encore fallait-il le confirmer sur le terrain. En plus de Rennes, Conflans-Andrésy-Jouy, Hyères-Pierrefeu-La-Londe et Caudry composent le dernier carré de la coupe de France.

« Il y a de plus en plus de monde à venir lors de nos matchs à domicile et c’est aussi positif pour les partenaires. »

Sur le papier, Conflans paraît être l’équipe la plus dangereuse pour les Bretons. Troisièmes de la poule B, les Franciliens ont terminé la première phase de championnat avec dix victoires pour six défaites. Si Caudry n’a terminé que huitième sur neuf (cinq victoires pour onze défaites), les Nordistes ont été les bourreaux du leader Harnes en huitième de finale.

Enfin, la surprise de ce dernier carré, Hyères-Pierrefeu-La-Londe. Pensionnaires de Nationale 2, les Varois ne seront tout de fois pas à prendre à la légère. Invaincus dans leur championnat (16 victoires en 16 matchs), les Hyérois ont également sorti deux formations évoluant à l’étage supérieur pendant leur parcours en coupe, Avignon et Amiens. L’excès de confiance sera donc interdit.

Si la position de favori est somme toute relative avec ces quelques éléments, Rennes aura un vrai avantage en recevant ce Final Four, comme l’explique le capitaine Brendan Gouessant : « Déjà, ça nous évite un déplacement. Je sais qu’Hyères s’était aussi positionné pour recevoir le Final Four et ça aurait fait loin. Nous savons que c’est plus difficile à l’extérieur. De notre côté, il y a également de plus en plus de monde à venir lors de nos matchs à domicile et c’est aussi positif pour les partenaires. Oui, c’est un avantage, mais c’est toujours la même chose, il faut faire ce qu’il faut et se donner les moyens de gagner ces matchs ».

« Les play-offs, c’est une continuité. Il ne faut pas changer notre manière d’aborder les choses. »

Attendus nombreux pour aider les « Noir et Blanc » à aller décrocher le trophée, les spectateurs auront évidemment leur rôle à jouer début avril. Un premier objectif qui va ensuite laisser place à un second, bien plus important pour le club à bien des égards, les play-offs et la remontée. Si tout laisse à croire que la Ligue B ne restera pas indéfiniment à dix équipes, entrouvrant la porte à au moins une montée supplémentaire en plus du vainqueur, l’expérience de l’année dernière doit suffire pour vouloir s’assurer la première place et la montée sur le terrain.

Pas question pour autant de changer une recette qui fonctionne : « L’objectif était d’être en play-offs et même si nous étions plutôt confiants sur cette partie-là, c’est grâce au travail effectué par le groupe sur toute la saison. Nous sommes très contents de finir en tête, car être en play-offs, c’est une chose, mais finir premier en ayant de la régularité sur toute la saison, c’en est une autre. Nous n’avons perdu que deux matchs, dont le premier à Vincennes (3-2) qui n’est pas vraiment représentatif de notre niveau de jeu.

Pour l’autre défaite, à Arles (3-2), nous sommes tombés contre une très belle équipe. Je trouve que le bilan est très positif. Les play-offs, c’est une continuité. Il ne faut pas changer notre manière d’aborder les choses. Je pense qu’il faut préparer les matchs de la même façon, avec la même envie, la même détermination et poursuivre le travail que nous effectuons au quotidien. Nous partons avec un avantage de points, mais dans tous les cas, tous les matchs seront importants », poursuit le capitaine réciste.

Harnes, Grenoble et Conflans au programme des play-offs

Concernant la formule, six équipes se disputent la montée, les trois premiers de chaque poule. Chaque équipe affronte en matchs aller-retour les trois formations de l’autre poule, tout en conservant les points acquis face aux équipes affrontées pendant la phase régulière. Avec 9 points pris face à Chalon-sur-Saône et Arles, le REC Volley part en tête. Harnes (8 points), Chalon-sur-Saône (7 points), Grenoble et Conflans (5 points) et Arles (2 points) complètent le classement sur la ligne de départ (Depuis, le REC Volley s’est imposé à Conflans pour la première journée, ndlr).

Dans ces conditions, la double confrontation contre Harnes vaudra son pesant d’or et est probablement déjà cochée par Olivier Bouvet et son staff. Battue une seule fois cette saison, en excluant donc la coupe de France, la formation nordiste a terminé loin devant Grenoble, au contraire de Rennes, qui a vu son duel à distance avec Chalon-sur-Saône tenir tout le monde en éveil, et ce jusqu’au dernier match remporté en terre chalonnaise.

À l’issue de cette dernière rencontre de championnat, Olivier Bouvet affirmait : « Nous avons fait la moitié du travail ». Si quantitativement le REC Volley a disputé plus de matchs qu’il ne lui en reste, qualitativement le plus dur reste à venir et l’exigence va encore monter d’un cran. À Rennes désormais d’assumer son statut et de faire taire les derniers réticents.

Signature du journaliste.