MAËL LEBRUN : “LE BASKET N’EST PAS QUE MON MÉTIER, C’EST UNE PASSION”

Arrivé cet été en provenance de Lille, Maël Lebrun se présente à Rennes avec l’étiquette d’ancien espoir du basket français. L’arrière de 29 ans, rarement épargné par les pépins physiques, espère apporter à l’URB son expérience du haut niveau, dans un environnement propice à une nouvelle stabilité.

Après être passé par Orléans, Saint-Quentin, Le Havre et Lille, Rennes représente un nouveau défi dans ta carrière. Comment s’est déroulée ton intégration à l’URB ?

Très bien, à partir du moment où j’ai signé, cela s’est très bien passé, que ce soit pour mon intégration ou vis-à-vis de ma famille, de ma compagne et de mon fils. Les mecs déjà au club depuis un moment m’ont bien accueilli, tout comme le coach, le staff et les dirigeants. Je me suis tout de suite bien senti.

Pourquoi avoir choisi de rejoindre l’URB ?

J’ai un passé assez compliqué, avec des blessures. L’année dernière, à Lille, je revenais d’une rupture du tendon d’Achille endébut de saison. J’ai recommencé à réellement jouer trois ou quatre journées avant que l’on soit confinés, donc je n’ai pas vraiment pu m’exprimer comme j’aurais voulu et montrer que j’étais revenu en forme physiquement. Je pense que cela m’a un peu handicapé sur les pistes que j’ai pu avoir cet été. Quand Rennes m’a appelé, le contact est très bien passé avec Pascal (Thibaud, NDLR), sur le plan humain, le projet de jeu que j’ai trouvé très intéressant, mais aussi les valeurs du club. C’est quand même un club qui est assez familial. Il y a aussi le fait que Pascal a côtoyé pendant plusieurs années Philippe Hervé, le coach qui m’a formé et avec qui j’ai passé le plus de temps à Orléans.

Quel avis portes-tu sur votre début de saison ?

C’est plutôt mitigé sur les résultats. Je pense qu’on aurait pu prendre Dax et La Rochelle. Je ne dis pas que ce sont des équipes plus faibles que nous, mais ce sont deux matchs qu’on aurait pu gagner, surtout contre Dax. Maintenant, je ne suis pas du tout inquiet, parce que je vois comment le groupe vit au quotidien. Par rapport à nos qualités et à ce qu’on peut faire, il n’y a pas d’inquiétudes à avoir pour le reste de la saison.

L’ambition première du club est de se maintenir en Nationale 1, mais n’y aurait-il pas moyen de viser mieux ?

Je ne vais pas vraiment me projeter aussi loin mais je pense qu’on a une équipe avec laquelle on peut quand même faire un petit quelque chose. Dans ce championnat, beaucoup d’équipes peuvent jouer les yeux dans les yeux, de petites équipes peuvent aller battre les grosses. Je ne dis pas que le maintien est acquis, loin de là, il va falloir qu’on bosse pour cela. Sur le papier, on a une bonne équipe, sur le terrain aussi. Personnellement, je le ressens lors des entraînements et lorsque je vois comment le groupe vit ensemble, on a vraiment un bon état d’esprit, tout le monde s’entend super bien. Pour tous ceux qui, comme moi, arrivent ici pour leur première année, nous avons tous été très bien intégrés au groupe. Quand un groupe vit bien ensemble, c’est déjà un point fort de l’équipe, cela permet de rester soudés et motivés quoi qu’il arrive. C’est ce qui pourra peut-être faire la différence sur certains matchs.

Le manque de rotations par rapport à d’autres équipes ne pourrait-il pas poser problème au cours de la saison ?

Non, pour moi il n’y a pas vraiment de manque de rotation, dans le sens où tout le monde apporte sa pierre à l’édifice. Tyron Minfir qui est le plus jeune, nous apporte énormément avec les rebonds offensifs et son énergie. Il peut encore apprendre sur certaines choses mais son apport est déjà important. Clément (Poncet-Le-Berre) découvre la N1, c’est un électron libre qui court partout, que ce soit en attaque ou en défense. Après il y a aussi des joueurs d’expérience, comme Bryan (Pamba), Saïd (Ben Driss), Mourad (El Khir) qui connaissent bien la N1, ou Youri (Morose) qui est plus jeune mais a passé deux années en Pro B. On a un noyau de joueurs expérimentés, avec autour des gars qui apportent systématiquement dès qu’ils entrent sur le terrain. Je ne pense donc pas que l’on ait un problème de banc qui pourrait nous handicaper pendant la saison.

Quelles étaient tes idoles et tes influences quand tu étais plus jeune ?

J’ai toujours été fan de Kobe Bryant. Quand j’ai commencé, je ne connaissais pas trop le basket français, je préférais m’intéresser à la NBA. Par la suite, j’ai eu la chance de fréquenter certains joueurs qui m’ont beaucoup apporté, comme Laurent Sciarra, un ancien international français. C’était un honneur de jouer avec lui à Orléans, il m’a appris beaucoup de choses, aussi bien dans le basket que dans la vie de tous les jours. Je pense aussi aux coachs que j’ai pu avoir, notamment Philippe Hervé, qui a fait de moi le joueur que je suis aujourd’hui. Je garde également en tête le petit groupe d’Amara Sy, Yohann Sangaré, Georgi Joseph et « Marco » Pellin, ces gars m’ont beaucoup apporté dans le basket mais surtout en dehors, car ils sont un peu plus proches de ma génération qu’un joueur comme Laurent Sciarra. Ils ont su me mettre en confiance sur le terrain quand j’étais avec eux.

Tu as malheureusement enchaîné les blessures dans ta carrière. Où vastu à chaque fois chercher les ressources pour réussir à remonter la pente ?

C’est un état d’esprit, quelque chose qu’on apprend à gérer avec le temps. Quand j’ai subi mon premier tendon d’Achille, c’était dur car il s’agissait de ma première blessure et en plus, je vivais seul à l’époque. On ne sait jamais comment ça va se passer, même si j’étais encore sous contrat l’année suivante. Je ne savais pas non plus comment on revenait d’une blessure aussi grave, ce n’était pas évident mais j’ai gardé à l’esprit que je reviendrais, quoi qu’il arrive. Je n’ai pas envie d’arrêter ma carrière sur une blessure. Je ferai toujours tout pour revenir sur le terrain, car le basket n’est pas que mon métier, c’est une passion. Aujourd’hui, j’ai aussi une famille derrière moi qui me pousse, donc je m’appuie beaucoup sur cela.

Tu fais partie de ces joueurs d’expérience dans le groupe. Comment peux-tu aider l’équipe à progresser ?

Ça se passe beaucoup dans la discussion. J’explique par exemple aux plus jeunes certaines choses que je connais sur le basket. C’est par la communication que mon expérience va pouvoir se transmettre sur le terrain.

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