JRS100- Volley : Le REC veut retrouver l’ambition dans le temps par le jeu

Le REC Volley remonte au filet
Le REC Volley remonte au filet pour 2026-2027 @Crédit Photo JRS

Après un été compliqué, qui l’a vu valider son maintien en Ligue B sur les terrains administratifs afin de présenter les garanties nécessaires, le REC repart à l’assaut d’un championnat au format toujours aussi épais et compliqué à mener. Avec de nouvelles têtes et des ambitions assumées, entre performance et patience.

Avec une reprise bien plus tardive que celle des autres sports, mais pour autant, un calendrier toujours aussi démentiel, les joueurs et joueuses du REC sont de retour en ce mois d’octobre, après une saison passée très réussie chez les filles et bien plus compliquée chez les garçons. Pour autant, un leitmotiv commun réunit tout le monde autour du filet : la solidarité, pour pérenniser et réussir à conforter une place chahutée cet été à cet étage.

En cause, les finances, comme pour tant de clubs et de sports, encore plus lorsque l’on porte un projet hommes-femmes. Un temps rétrogradé du côté de son équipe masculine, le REC a fait appel, renoncé au recrutement d’un joueur étranger chez les garçons pour rééquilibrer son budget.

Il choisit de repartir sur un alliage de jeunesse et d’expérience dans son effectif, conduit par Frédéric Guibert. Chez les filles, l’insubmersible capitaine Yann Chubilleau, fidèle au poste, repart pour une saison de plus.

Un groupe 100 % français, à forte ossature bretonne

Sportivement, l’affaire ne s’annonce toutefois pas des plus simples. En Ligue B, d’abord, le groupe masculin a connu pas mal de changements mais surtout, l’incertitude durant de longues semaines cet été. En cas de descente, plus de contrats pros et donc, l’impossibilité, jusqu’à la décision officielle, d’acter quoi que ce soit.

Une fois libéré de l’épée de Damoclès, le REC a pu s’atteler la tâche, entre programmation tardive des amicaux, préparation de la saison pour les supporters et partenaires et bien sûr, le terrain. De ce côté-là, après les départs de Julien Legrand, Brett Sheward, Joao Fonseca et Nahuel Zulianello, cinq nouvelles têtes arrivent.

En tête de gondole, Thomas Nevot, nouveau passeur de l’équipe, natif de Plancoët, est de retour dans sa région bretonne. Désigné capitaine et arrivant en provenance du Foinikas Syros en Grèce, il apportera son expérience et son tempérament de leader dans l’âme. Un relais précieux pour Frédéric Guibert.

De l’expérience chez les garçons

Avec lui, en réceptionneur-attaquant, Samuel Cohen arrive lui depuis Cannes. Agé de 20 ans, celui-ci veut gagner en temps de jeu et responsabilités et tiendra un rôle important en attaque. Au centre, Augustin Guérin, en provenance des Spacers de Toulouse, en habitué des joutes du championnat de France, est de retour en Bretagne avec la ferme intention d’imposer son physique au contre et d’y ajouter son efficacité offensive.

Noé Sognon (JA Rennes) et Mattéo Martino Gauchi (Sète), au poste de réceptionneur-attaquant, complètent un casting qui vient compléter la base déjà présente.

Celle-ci, conduite par l’expérimenté et efficace pointu Celestin Cardin, arrivé l’an passé mais aussi Mathéo Rosan, Thibault Braunsteffer et Tanguy Nevot, entre autres, gagne ainsi en expérience le tout dans une complémentarité intéressante, dans un effectif 100 % français.

Un plus pour l’adaptation et la mise en place des automatismes, indispensables pour ambitionner de regarder un peu plus haut. Sans fanfaronner, le REC entend bien, cette saison, vivre une saison plus trépidante que la précédente, passée dans les trois dernières places.

Si l’accession n’est pour le moment pas un sujet, faire progresser un groupe, gagner en constance, en métier et prendre du plaisir sont des objectifs accessibles menés par l’ancien coach de l’Arango Sète, qui attaque sa seconde saison en Bretagne, avec le vécu, désormais, du contexte rennais.

Très gros challenge pour les Hermines, faire aussi bien…

Du côté des filles, la saison passée, à l’inverse, fut une pleine réussite et l’une des plus belles de l’histoire du club. Passées finalement proches d’une montée historique, celles-ci ont offert une très belle saison, riche en victoires et sans complexe.

Faire aussi bien serait déjà une très grosse performance, avec là aussi, un effectif qui bouge.  Kaylee Plouffe, internationale canadienne de 23 ans, rejoint ainsi le projet au poste de pointue, en remplacement d’Adriel Goodman, partie du côté de Nantes.

Explosive et dynamique, elle apportera une dimension athlétique au contre et fera valoir ses qualités d’attaquants. A ses côtés, au poste de centrale, Brenna Bedosky, elle aussi en provenance du Canada, arrive avec sa puissance et sa culture défensive, pour découvrir le championnat de France.

A son sujet, sur le Facebook du club, Yann Chubilleau ajoute : « Elle va nous apporter sa fougue et son envie. Son apport offensif sera un atout majeur pour notre collectif ». Celui-ci enregistre aussi l’arrivée d’une troisième « nouvelle », même si celle-ci, pour le coup, est déjà connue des habitués de Colette Besson.

Yann Chubilleau : « L’apport offensif de Brenna Bedosky sera un atout majeur pour notre collectif »

A 32 ans, Safiatou Zongo revient au REC. Réceptionneuse-attaquante, solide en défense et puissante en attaque, elle ne sera pas dépaysée et apportera toute son expérience à un effectif qui continuera de s’appuyer sur Emma Le Roux en libéro, Inès Jauneau à la réception ou encore Anaïs Robert et Manon Volley à la passe.

Spectaculaires, offensives et souvent gagnantes l’an passé, les Rennaises et leur coach entendent être dans la continuité, comme souligné par le coach sur le site du club : « Nous abordons cette saison avec ambition, engagement, pugnacité et générosité.

De nouvelles joueuses ont intégré le club, elles pourront s’appuyer sur des joueuses de la saison dernière, dont la grande majorité est restée dans l’équipe. L’enjeu pour nous est de viser le haut du tableau pour cette saison afin de permettre à l’équipe féminine d’intégrer à moyen terme la ligue nationale. »

Activ Travaux

Une ambition qui devra aller de pair avec le développement économique d’un club qui s’il a gagné le droit de continuer dans l’antichambre de l’élite pour ses deux équipes majeures, se trouve dans un match toujours aussi compliqué à mener sur le terrain économique, où plus que jamais, les partenaires privés joueront un rôle capital face aux limites des aides publiques dénoncées cet été par le club.

Des difficultés, entre autres, ayant contraint Eric Hallé, l’ex-manager général, à dire stop cet été et à revoir à la baisse un budget global parmi les plus courts d’un championnat où le cas rennais demeure très loin d’être isolé. Sur le terrain comme en coulisses, le combat sera âpre mais les Rennais n’ont qu’une hâte, faire face et garder le cap.