Handball – CDF : Saint-Grégoire sort la tête haute face à Toulon (35-39)

Claire Scheid au shoot
Sept but sur 17 tentatives pour Claire Scheid, qui aura tout essayé pour le SGRMH @Crédit Photo JRS

Jamais on ne saura si l’histoire aurait été différente dans l’imprenable Ricoquais, non disponible ce week-end mais le Saint-Grégoire RMH peut se regarder dans la glace ce dimanche au lendemain de son élimination en coupe de France face à Toulon, actuel 11ème du championnat de Ligue Butagaz Energie.

Les Varoises, en grosses difficultés (1nul et 3 défaites) sur et en dehors du terrain (avec une situation économique très inquiétante), ne sont pas venues pour visiter la Bretagne mais bel et bien avec l’intention de se rassurer et d’engranger un peu de confiance. De son côté, Saint-Grégoire, délocalisé à Chateaubourg pour l’occasion, entendait bien « kiffer » le moment et pourquoi pas, s’offrir une grande soirée de plus en 2026.

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Un éclat fatal d’entrée de match

Pour cela, il aurait fallu réussir à endiguer un KO prodigué d’entrée par les visiteuses. Sans doute piquées d’être menées 3-2 (Ema Cordier, Eden Dumoulin et Claire Scheid au scoring) au bout de cinq minutes, les Toulonnaises collent un 0-6 en trois minutes qui laisse les « Rose et Noir » KO debout (3-8, 8′) en rade.

Prendre la marée face à Toulon, voilà qui offre des jeux de mots mais surtout, des maux de tête : « Nous avons eu le mérite de ne jamais nous décourager ou de lâcher, de bosser dur pour revenir mais cet écart nous a pénalisé pour tout le reste de la rencontre, explique Romain Corre.

Ses filles essaient mais les visiteuses maintiennent à minima quatre buts d’écart tout au long du premier acte, montant même leur avance à +7 (12-20, 27′) avant de se relâcher et de voir Saint-Grégoire s’offrir une respiration avec un 3-0 offrant un 15-20 néanmoins compliqué à remonter au repos.

Quelqu'un sur le toit

Revenues à trois petits buts, si près, si loin

Lors du second acte, Saint-Grégoire fait des erreurs qui face à un adversaire du niveau du dessus, se paie cash. L’investissement et le combat sont au rendez-vous, mais pour autant, les Varoises maîtrisent leur sujet avec ce petit matelas d’avance suffisant pour ne pas se mettre à trembler dans une très belle ambiance de salle.

A la 44′, sous la main d’une Claire Scheid très en vue (7 buts au total), le SGRMH revient même à trois points et s’imagine alors une fin de match tout feu tout flamme (25-28, 46′) mais les visiteuses mettent les ingrédients nécessaires pour s’échapper de nouveau et reprendre deux unités de plus d’avance au compteur.

Avec des défenses un peu trop permissives, les buts s’enfilent de part et d’autres (8 pour Ema Cordier dont six jets de sept mètres côté breton) mais la logique est respectée et Saint-Grégoire éliminé (35-39).

Groupe SGRMH
Un groupe qui ne s’est désuni malgré la défaite @Crédit Photo JRS

Pas de quoi pour autant inquiéter le coach des « Rose et Noir » :  » On peut avoir quelques regrets car cette période de six ou sept minutes, où l’on passe de 3-2 à 8-3, nous coûte cher. On perd la maîtrise du match à ce moment-là, alors que sur le reste de la rencontre, on rivalise avec une équipe de première division.« 

Dans le jeu, la satisfaction prime : « On a montré de bonnes choses dans le jeu, avec de belles séquences offensives, des ballons récupérés et quelques bonnes phases défensives. C’est intéressant et ça montre qu’on est capables de produire face à une équipe de ce niveau.

Il nous a toutefois manqué de la maîtrise sur certaines actions clés. À ce niveau-là, les petites erreurs se paient cash. Avec 39 buts encaissés, il aurait aussi fallu être plus solides défensivement pour espérer tenir le résultat. C’est un peu trop, ça c’est sûr. »

Gros rendez-vous à la Glaz Arena, le 3 octobre prochain

Sur l’état d’esprit, enfin, le technicien finistérien n’a rien à redire, comme à Montpellier une semaine plus tôt : « Je retiens surtout la force de caractère du groupe. Après avoir pris un 6-0, on aurait pu sombrer, mais les filles se sont battues jusqu’au bout. Il n’y a pas à rougir de ce match.

On va maintenant se concentrer sur le championnat, continuer à travailler et tirer les enseignements de cette rencontre pour progresser dans la maîtrise de nos matches. »

Prochain rendez-vous, de nouveau loin de la Ricoquais, avec une soirée de gala prometteuse à la Glaz Arena, le 3 octobre prochain à 18 h 30, contre le Roz Hand’du 29 et une certaine Amandine Tissier, compagne du coach des « Rose et Noir » pour le premier derby 100 % breton de l’histoire en D2 féminine !