Handball – D2F : Saint-Grégoire s’extirpe du match piège à Montpellier (24-28)

Lisa Stritt
11 arrêts pour Lisa Stritt et une troisième victoire cette saison @Crédit Photo JRS

Le haut niveau, c’est l’exigence, l’efficacité, l’organisation. C’est aussi, parfois, d’autres paramètres, hors du terrain, susceptibles d’enrayer la machine.

Un train avec deux heures de retard, par exemple, et tout un avant-match chamboulé, de la sieste à l’échauffement : « C’est comme ça, on compose avec et c’est aussi quelque chose face auquel il faut savoir réagir« , commente Romain Corre, le coach des « Rose et Noir » après un déplacement loin d’être de tout repos dans l’Hérault…

Comme souvent dans ces cas-là, avec des habitudes ou rituels bousculés, le match ne se déroule pas lui non plus comme prévu.

Dans la mythique salle de Bougnol, le SGRMH est logiquement favori au coup d’envoi face aux enthousiastes promues du MHC. Cela, c’est pour le papier et le décorum… La réalité est différente avec des locales bien décidées à bousculer les championnes de France.

Quelqu'un sur le toit

« Ne pas s’arrêter au contenu »

L’entame laisse pourtant supposer une supériorité nette des Bretonnes, devant d’entrée (0-3, 5′) mais la réponse des Héraultaises est cinglante avec un 4-0 qui donne le ton (10′, 4-3). Un scénario loin de plaire à Romain Corre :  » C’est une alerte sans frais au niveau des points mais impossible de ne pas s’arrêter sur le contenu et sur le fait qu’il faut mieux maîtriser les choses.

Sur le plan handball, nous devons faire beaucoup mieux techniquement, tactiquement, dans la précision, savoir quand et pourquoi nous devons faire les choses… « 

L’exigence collée à la peau du coach rennais trouve réponse auprès de ses joueuses, et son équipe, en réaction, reprend vite les commandes et se détache rapidement, malgré la bonne volonté locale. D’abord à 7-12 puis à 11-15 au repos dans un premier acte globalement passé sans frayeur mais sans convaincre pour autant.

Saint-Grégoire se fait peur en fin de match

Le retour des vestiaires sonne de nouveau l’alerte côté breton, avec d’abord une avance portée à cinq buts (11-16) puis un nouveau 3-0 encaissé, remettant Montpellier dans la partie (14-16, 33′). Sans réussir à vraiment se détacher, le SGRMH garde son adversaire dans la partie, ne prenant jamais plus de quatre buts d’avance.

Pire, sur le dernier quart d’heure, le MHC revient tout près, à un souffle des « Rose et Noir » (23-24, 55′). Un petit but d’écart au moment d’attaquer les cinq dernières minutes, cela fait désordre et les Bretonnes reprennent avec autorité le lead pour poser un 4-1 décisif et définitif et asseoir une troisième victoire de rang pour déjà s’installer sur les hauteurs du classement.

Romain Corre
Romain Corre et ses joueuses enchaînent un troisième succès, non sans mal @Crédit Photo JRS

Pour autant, le coach grégorien appuie sur plusieurs axes de progression à l’issue de ce second déplacement gagnant de la saison après celui de Pessac : « Nous avons été trop mises dans le dur. Cela fait un moment qu’on se le dit et le constat a été similaire sur les premiers matchs. Nous devons gagner en régularité.

Avant de féliciter, aussi, le très bel état d’esprit :  » C’était un déplacement très compliqué. Il s’est dégagé dans la difficulté une force mentale et collective sur le fait de composer avec les éléments contraires et de se battre pour gagner malgré cela.« 

Global Service

Rendez-vous de gala à Chateaubourg

« Ce genre de match, il faut savoir les prendre et l’avoir montre tout de même qu’il y a un minimum de maîtrise. Que les filles aient réussi à gagner sans être bien, c’est évidemment très positif. Le groupe avance. En terme de force mentale et collective, il y a eu un vrai plus qui a permis de gagner. Nous n’allons pas bouder notre plaisir surtout dans ces circonstances là et continuer de travailler pour la suite. »

Celle-ci mènera le SGRMH la semaine prochaine hors de son habituelle salle de la Ricoquais pour recevoir Toulon (LBE) en coupe de France dans la salle Cléopâtre Darleux de Chateaubourg. Attendu en gare de l’exploit, le train de la maîtrise devra être à l’heure.