Football – L1 : Le Stade Rennais frôle le coup parfait face au PSG

Szymanski avait ouvert la voie au Stade Rennais
Sebastian Szymanski avait ouvert la voie au Stade Rennais @Crédit Photo JRS

Alors qu’il devait initialement se déplacer au Parc des Princes pour démarrer sa saison, le club breton a finalement reçu le double champion d’Europe dans un Roazhon Park bouillant. Si celui-ci a un champignon sur sa pelouse, il a trouvé aussi avec les Bretons un sacré caillou dans sa chaussure !

Qu’on se le dise, le Stade Rennais doit nourrir de vrais regrets, ce qui est déjà une victoire en soi face à telle adversité : « Il peut y avoir de la déception à chaud de ne pas avoir su gagner, mais je dois regarder la globalité et le contenu du match, explique Franck Haise en conférence de presse, après le match. Il y a beaucoup plus de positif que de négatif. C’était un gros match dans l’ensemble, où on a aussi la balle du 3-2 à la fin, je ne l’oublie pas. »

Une attaque clinique, un bloc hermétique

Le coach rennais voit juste. Son équipe a largement de quoi se satisfaire de ce point et a pu mesurer ses capacités face au monstre de la Ligue 1. Lors du premier acte, elle fait ainsi preuve d’un réalisme clinique. Après deux essais d’Esteban Lepaul, devancé par Safonov puis Mousa Al Tamari, d’une frappe angle fermé de peu à côté, Rennes frappe une première fois.

Au départ une habile déviation de la tête au milieu de terrain pour Adrien Thomasson. Celui-ci temporise et libère Sebastian Szymanski qui analyse la situation avant d’envoyer une mine de l’extérieur du gauche. Poteau rentrant et première explosion de la saison pour le Roazhon Park (1-0, 9′) !

Sans surprise, la possession de balle est parisienne et la concentration maximale côté rennais pour réduire les possibles adverses. L’attaque Doué-Dembélé-Kvaratskhelia est plutôt bien tenue et les occasions parisiennes rares.

Sur les individualités, Charlie Cresswell fait une très grosse impression derrière et Abdelhamid Aït-Boudlal, à ce niveau-là, doit rester intransférable. Sur son côté, Mahamadou Nagida confirme ses immenses progrès tandis que le milieu Valentin Rongier-Adrien Thomasson-Sebastian Szymanski travaille dur et bien !

Transition parfaite et 2-0 !

Logiquement, les « Rouge et Noir » sont à plusieurs reprises en difficulté et l’égalisation semble proche … Le moment choisi par Charlie Cresswell pour allonger un long dégagement vers Mousa Al-Tamari, parti à plein « badin ». Celui-ci accélère et sent Przemysław Frankowski dédoubler dans son dos.

Parfaitement servi, l’international polonais centre en retrait pour Esteban Lepaul, parfait à la finition au premier poteau ! Contre le cours du jeu et à la stupeur général, Rennes double la mise (38′) !

Lepaul buteur
Esteban Lepaul ouvre déjà son compteur but @Crédit photo JRS

Le PSG est groggy et quelques minutes plus tard, Mahamadou Nagida manque la balle de 3-0 suite à une remontée de balle en solo, en se précipitant. A la pause, les Bretons sont devant !

Les champions du monde espagnols en sauveurs

Au retour des vestiaires, Luis Enrique ne rigole pas et Ousmane Dembélé et Khvicha Kvaratskhelia sont sur le banc, remplacés par Ferran Torres et Mika Godts. Côté rennais, un mot d’ordre : résister, tout en restant organisé.

Brice Samba écœure une première fois Warren Zaïre-Emery avec un arrêt incroyable, se relevant à une vitesse supersonique, suite à une première parade sur une frappe Désiré Doué (54′).

A force de plier, le Stade Rennais finit par céder, logiquement, une première fois, avec un ballon lobé au-dessus de la défense distillé par Fabien Ruiz, concrétisé par le buteur de la finale du dernier mondial, Ferran Torres (71′, 2-1).

La fin de match s’annonce difficile…et elle l’est pour des rennais qui font les rotations mais qui craquent une seconde fois face à la qualité technique parisienne. Cette fois-ci excentré, Fabien Ruiz délivre un délice de centre pour son compatriote, opportuniste avec une tête décroisée parfaite pour l’égalisation (2-2, 81′).

On imagine alors une fin de match très compliquée pour le Stade Rennais mais pourtant, Valentin Rongier et ses coéquipiers se procurent les deux dernières situations de la partie.

Main de pacho
Main ou pas ? Pas de VAR et beaucoup de regrets… @Crédit Photo JRS

La première, à controverse par Ludovic Blas, dont la tête plongeante sur un centre parfait en retrait de Quentin Merlin, trouve une partie du bras de Pacho pour éviter le 3-2. Pas de VAR pour M.Dechepy… Soit…

Au bout des arrêts de jeu, Ludovic Blas, encore lui, allume aux 20 mètres mais sa frappe file à gauche des buts parisiens. Pas d’explosion au bout de la nuit, et un partage des points qui satisfait tout le monde :  » On a réussi un certain nombre de choses qu’on voulait faire, en étant plus compact que précédemment une bonne partie du match, plus intenses. Il y a eu de la justesse en transition offensive dans la première mi-temps.« 

Paris se sauve grâce à son banc d’une drôle d’impasse et Rennes lance idéalement ou presque sa saison, avec qualité et enthousiasme. A Franck Haise, le mot de la fin sur ce qui sépare les deux clubs : « La différence de qualité venue du banc ? Le budget de Paris n’est pas comparable, comme celui de Rennes n’est pas comparable avec celui du Mans : chacun fait avec ses éléments à disposition, ses moyens, et je suis très content de mon équipe.« 

Charge aux Rennais, de fait, de faire valoir leur « supériorité » dès dimanche prochain, de nouveau au Roazhon Park face au promu Manceau.

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