Clairement, il est temps que la saison se termine du côté des Irréductibles Cessonnais. L’essence manque dans le moteur, le bolide est garé, définitivement, à une belle dixième place sur la grille d’arrivée d’une Starligue très relevée et il faut aussi savoir s’en contenter. Après avoir frisé l’accident contre Istres, et lâché les points face à Tremblay et Sélestat, les Cessonnais ne sont pas parvenus à exister face au voisin Nantais.
Cesson trop vite décroché
Forcément abattus après avoir perdu leurs trois objectifs de la saison en quinze jours (Coupe d’Europe, coupe de France et championnat), les Nantais avaient deux options en venant à la Glaz Arena où le succès est quasiment toujours au rendez-vous, si l’on exclu l’exploit breton de 2021 en première journée de championnat : offrir une réponse à ceux qui les imaginaient démobilisés et en vacances ou sombrer…

La réponse a une dizaine de minutes à venir, la faute à des Cessonnais qui n’entament pas si mal que cela leur rencontre. Bien décidés à offrir une belle dernière sortie à un public venu en nombre, une fois de plus, ils résistent et réussissent même à passer devant grâce à une belle agressivité des deux côtés du terrain (7-6, 9′).
Hélas, dans la foulée, quelques pertes de balles malheureuses et un coup d’accélérateur du HBC vont rapidement mettre les choses au clair. Malgré une vraie volonté de bien faire, les locaux ne vont pas résister longtemps et se retrouver trop vite décrochés pour réellement y croire…
Avec un Aymeric Minne une fois de plus stratosphérique (10 buts au total) et l’imprenable Nicolas Tournat (7 buts), le H déroule et marche sur des Irréductibles, obligés de subir. Le 3-9 collé fait très mal aux têtes et Cesson accuse cinq buts de retard (10-15, 20′) avant d’un peu mieux finir le premier acte en limitant la casse et en restant malgré tout au contact à la pause (14-18).

Nantes n’en demandait pas tant
Hélas, dans une Glaz Arena trop calme pour un derby, où les supporters visiteurs, pourtant en petit comité, gagnent le match de l’ambiance, Cesson rate son entame. A côté de leurs baskets pendant dix minutes, sans agressivité et bien trop passifs, les joueurs de Sébastien Leriche prennent un 1-5 qui ruine tout espoir de suspense (15-23, 35′).
Dans un fauteuil, Nantes peut gérer la seconde période à sa guise et régaler, avec un banc de touche à faire pâlir n’importe quelle équipe de Starligue hormis le PSG. Et encore, Thibault Briet était absent…
Les buts s’empilent, l’ambiance s’éteint mais un retour de temps mort positif et l’envie de ne pas sombrer des Irréductibles empêchent une déroute qui n’aurait pas été géniale en conclusion d’une saison plutôt positive à domicile (8 victoires, 7 défaites).
Néanmoins, au buzzer, les Irréductibles ne peuvent que constater les dégâts pour terminer fort logiquement à neuf buts d’un adversaire définitivement trop fort pour eux cette saison (26-35) : « C’est la seule équipe cette saison face à laquelle nous n’avons trouvé aucune clé ni à l’aller, ni au retour, face à qui l’on a jamais existé dans le rapport de force » confirme Sébastien Leriche après la rencontre.
« Ils nous ont dominé sur tous les aspects, leur victoire est totalement logique. Ils auraient sans doute mérité un trophée au vu de leur saison exceptionnelle. »

Terminer à Toulouse le mieux possible, pour le plaisir
Désormais assuré de terminer à la dixième place, soit une vraie belle performance, le CRMHB, qui termine très fatigué, la faute à un effectif très serré tout au long de la saison mais aussi à une grosse débauche d’énergie , doit encore affronter Toulouse samedi soir. Un match que Sébastien Leriche ne veut pas galvauder, même si les leviers de motivation ne seront pas nombreux et évidents à trouver : « Ces matchs sont très compliqués à aborder, il n’y a plus d’enjeu sportif de notre côté. Toulouse, de son côté, va vouloir terminer fort à domicile, dire aurevoir à certains joueurs.
Ca ne sera pas facile mais nous allons tout faire pour exister dans le combat, finir sur une belle note car mes garçons ne trichent pas, ils bossent et s’entraînent dur. Ce sont des matchs compliqués à préparer et à jouer alors pour la dernière, il n’y aura pas de calcul. »
Un luxe assurément, une place, dixième, bien plus enviable que celle occupée par Dunkerque, Chartres ou Istres au moment de conclure et un regard déjà tourné sur une saison prochaine où la stabilité sera de mise, avec les seuls départs de Mathéo Briffe (Toulouse) et Tristan Michel, prêté deux ans à Cherbourg.





