Basket – Nationale 1 : L’URB stoppée par le Pays Salonais (80-87)

L’URB stoppée par le Pays Salonais
Eliot Thillier (16 points) et les Rennais s'inclinent logiquement à domicile. @Crédit photo : JRS

Les semaines se suivent et se ressemblent pour l’URB… en tout cas du point de vue de l’hospitalité. En concédant une onzième défaite (sur 19) à domicile cette saison, cette fois-ci face au Pays Salonais, les « Noir et Blanc » ont confirmé leurs difficultés à Colette-Besson, bien loin de leur statut de « grands voyageurs », empochant 11 victoires (sur 18) loin de la Bretagne, dont les deux dernières consécutivement à Metz puis à LyonSO.

Un constat partagé par Aymeric Bellour en conférence de presse d’après-match : « C’est vrai que nous voyageons mieux. Nous l’avons vu à Lyon et nous avons aussi eu du caractère à Metz pour revenir de -17. C’est toujours frustrant car nous aimerions bien récompenser le public qui était encore en nombre ce soir ».

Aymeric Bellour : « En première période, je pense que nous n’avons pas réellement joué notre basket »

Dans cette rencontre, l’Union Rennes Basket a surtout payé son entame de partie, certes sans être totalement décrochée mais en courant régulièrement derrière le score : « En première période, je pense que nous n’avons pas réellement joué notre basket, que ce soit en attaque, avec une balle parfois un petit peu trop figée, de la maladresse aussi, et défensivement, où nous avons manqué d’intensité. Pour nous, c’est un facteur clé. Si nous ne mettons pas d’intensité et d’engagement, nous subissons les situations. Je pense que c’est surtout ça en première période ».

En face, Salon-de-Provence met du rythme et profite de la maladresse rennaise pour prendre le match en main après dix minutes de jeu (17-18). Si Rennes parvient tout de même à prendre furtivement la tête en début de deuxième quart-temps, notamment grâce à son capitaine et revenant Joffrey Sclear, les « Tigers » comptent bien prendre leur revanche du match aller et remettent l’accélérateur juste avant la pause, bien aidés par une grosse adresse extérieure (5/12 à la pause et 12/28 sur l’ensemble du match). À plusieurs reprises, l’URB ne trouve pas de solution au bout des 24 secondes et est logiquement menée au moment de rentrer aux vestiaires (37-43).

Toujours privés de Morgan Belloir mais aussi de Maxime Pointel sur cette rencontre, les « Noir et Blanc » doivent en plus faire sans Johan Randriamanjara dans le second acte, sorti sur blessure en fin de première période.

L’URB revient à une possession à trois minutes du terme de la rencontre

Des absences permettant au jeune Maël Gouin de prendre place sur le banc breton, sans minute au vu du contexte du match mais de quoi découvrir un match de NM1 avec le groupe professionnel : « Il était très excité à l’idée de venir avec nous. Ça reste une bonne expérience. C’est vrai que si nous avions pu, il aurait eu des minutes. Aujourd’hui, ça ne l’a pas fait mais je suis convaincu que d’ici la fin de saison il aura le temps de gagner un petit peu plus », poursuit l’entraîneur rennais.

L’écart, lui, continue d’augmenter après les dix minutes de pause réglementaires. Si Channick Nkoma, en double-double avec 21 points et 10 rebonds, commence la seconde période par trois bras roulés consécutifs, Salon-de-Provence peut toujours compter sur son adresse longue distance et enfile les trois points, notamment grâce à Alexandre Fanchini (26 points à 7/12 et meilleur marqueur). À l’issue du troisième quart-temps, les visiteurs se détachent (57-67).

Pourtant, comme lors des dernières semaines, Rennes ne lâche pas si facilement et se rebiffe dans les dix dernières minutes : « À chaud, j’ai quand même l’impression que nous avons essayé de changer les choses, au moins en deuxième période. Malheureusement, ça ne l’a pas fait. Nous avons encore eu de la maladresse, avec des tirs ouverts sur la fin pour revenir. Nous ne les mettons pas mais ça c’est le basket ». Si l’URB revient à une possession à trois minutes du terme (73-76, 37’), Alexandre Fanchini fait mal derrière la ligne et redonne un peu d’air aux siens.

Eliot Thillier : « Nous étions toujours à revenir et la moindre erreur nous remettait un coup sur la tête »

La dépense d’énergie consentie pour raccrocher va finalement se payer dans les derniers instants, Rennes ne parvenant pas à faire basculer la partie : « Il n’y a pas un seul moment où nous pouvions souffler. Nous étions toujours à revenir et la moindre erreur nous remettait un coup sur la tête. C’est usant à force », conclut Eliot Thillier. Sans trembler ou presque, le Pays Salonais finit par empocher la mise (80-87).

Place désormais aux deux derniers matchs de la saison pour les « Noir et Blanc ». Pour boucler définitivement l’exercice 2025-26, les Bretons se rendront à Besançon dès mardi avant de défier le SCABB, vendredi prochain, à domicile (20h). L’occasion de finir sur une bonne note devant son public.

Signature du journaliste.