Basket – Nationale 1 : L’URB enchaîne à LyonSO (68-72)

L’URB enchaîne à LyonSO
Warren Racine (23 points) a pris les choses en main en fin de match. @Crédit photo : JRS

Si l’heure n’est pas encore au bilan, l’URB devant encore disputer trois matchs avant de tourner définitivement la page 2025-26, une chose est sûre, les « Noir et Blanc » se sont montrés bien plus à l’aise à l’extérieur cette saison. Un constat qui s’est encore vérifié ce dimanche, malgré le jour et l’horaire inhabituel (14h30), avec une nouvelle victoire loin de la Bretagne, cette fois-ci face à LyonSO. Un succès acquis notamment grâce à une grosse entame de seconde période et une fin de match maîtrisée, Warren Racine prenant les choses en main dans le dernier quart-temps.

La première période, elle, ne restera pas dans les annales. Si l’entame de partie est nettement à l’avantage des locaux, Lyon prenant déjà le large à l’issue du premier quart-temps (22-14), les dix minutes suivantes sont bien plus timorées. L’adresse est en berne, de part et d’autre, et le tableau d’affichage ne décolle pas, ou très peu, avec un score rarement vu sur un quart-temps (7-11). Un +4 permettant tout de même aux « Noir et Blanc » de combler quelque peu leur retard, Gaby Pointel réglant la mire au meilleur moment, au buzzer (29-25).

L’URB fait la différence dans le troisième quart-temps

Après avoir trouvé son rythme défensivement, Rennes ajoute de l’efficacité de l’autre côté du terrain dès le retour des vestiaires. Les leaders montrent la voie, Warren Racine en tête (23 points et meilleur marqueur), bien suivi par Channick Nkoma (16 points) et Johan Randriamanjara (8 points). Juste avant le buzzer, ce dernier offre sur un plateau le dernier panier du troisième quart-temps à Maxime Pointel, avec une magnifique passe renversée (43-52).

Une avance conséquente qui va cependant s’estomper au fur et à mesure du dernier quart-temps. Si l’écart grimpe d’abord à +12 à 48-60, Lyon grappille ensuite du terrain et profite de plusieurs fautes rennaises pour revenir à seulement une possession à quatre minutes du terme de la rencontre (60-62). À 1’52 de la fin du match, l’écart descend même à un petit point (65-66). Malgré une fatigue légitime due au déplacement et aux absences de Joffrey Sclear, Morgan Belloir et Hugo Kamdem, Rennes trouve les ressources en fin de match pour ne pas lâcher la main.

Warren Racine en leader

Comme une évidence, Warren Racine prend définitivement les rênes de la partie. À 45 secondes du dénouement, le meneur de jeu rennais inscrit un tir à trois points salvateur, permettant à l’URB de reprendre de l’air (65-70). Emmené ensuite sur la ligne des lancers, le numéro 3 « Noir et Blanc » ne tremble pas et offre un avantage définitif. Le dernier tir longue distance adverse n’y change rien et Rennes s’impose en terres lyonnaises (68-72).

L’URB boucle donc son périple de trois matchs consécutifs à l’extérieur avec deux victoires dans ses valises. Pour tenter d’accrocher une place sur le podium, il faudra désormais confirmer à domicile, avec deux matchs sur les trois restants à disputer à Colette-Besson. Premier rendez-vous jeudi face à Salon-de-Provence.

« Nous avons eu de la maîtrise, de la sérénité et nous sommes restés soudés »

La réaction d’Aymeric Bellour : « En début de match, nous n’y sommes pas surtout sur l’aspect défensif, que ce soit dans les duels ou dans le jeu sans ballon. Nous ne sommes pas assez compacts et nous les laissons jouer. Il y a aussi de la maladresse en attaque. Nous n’arrivons pas à mettre les tirs mais il y a tout de même des choses intéressantes dans le partage. Nous rectifions le tir après le premier temps-mort et nous avons été bien plus intenses sur le porteur de balle.

Il y a eu davantage de contestation et d’intensité sur demi-terrain. Nous avons continué sur cette dynamique dans le troisième quart, en étant plus efficaces en attaque et en continuant à faire des stops. Lyon est une équipe qui a du caractère donc elle est revenue mais nous avons eu de la maîtrise, de la sérénité et nous sommes restés soudés. Warren nous délivre sur son tir à trois points. Nous aimons bien nous expatrier (rires). Je pense que c’est aussi dû au fait que le groupe vit bien. Nous passons de bons moments ensemble et nous ne sommes pas inquiets de partir ».

Signature du journaliste.