Comme chaque saison, bien au-delà de toute considération sportive et particulièrement cette année, le dernier match au Vélodrome offre surtout aux supporters « Noir et Blanc » la possibilité de remercier les partants. Dès la sortie du tunnel, ces derniers sont très vite identifiés, rentrant sur le terrain avant le reste du groupe : Ryan Dubois, Lucas Ollion, Alexandre Fau, Alexis François, Kévin Yameogo et Clément Cavalière.
Les noms donnent le tournis et c’est une véritable page qui se tourne au REC Rugby : « Il y a 470 feuilles de match qui décident de s’arrêter ou de voir autre chose, à juste titre. Nous aurions aimé donner une autre sortie mais nous avons été suffisamment généreux avec nos moyens du moment pour leur faire honneur. C’est ce que nous allons garder », souligne Kévin Courties.

« Je regrette d’avoir ce sentiment de demi-mesure, de tolérance »
De toute façon, sur le terrain, le REC est tout simplement tombé sur plus fort. Un constat n’empêchant pas le manager général réciste de garder le même goût d’inachevé que face à Albi : « Le vent était beaucoup trop fort en première période et c’était quasiment impossible de sortir de notre camp. Ça a été dur. Sur la deuxième période, je regrette d’avoir ce sentiment de demi-mesure, de tolérance. J’ai du mal avec ça.
Nous jouons le haut de tableau depuis trois matchs et on voit que nous sommes dominés sur le jeu mais je suis embêté, sur ce match-là comme sur le précédent, de ressentir qu’il y a de la tolérance sur des actions fondamentales, basiques et qui déséquilibrent la partie. C’est ce qui gâche le match ».






Comme évoqué par Kévin Courties, la première période se déroule principalement dans le camp rennais. Si l’abnégation défensive des locaux est à souligner, Chambéry finit par trouver la clé par Witz, essai transformé dans la foulée malgré les bourrasques (0-7, 22’). Côté rennais, les occasions se font rares et la seule opportunité, juste avant la pause, sur une mêlée à cinq mètres, ne donne rien (0-7).
« C’est une équipe qui n’est pas sur la même dynamique que nous »
Le second acte suit la même logique mais voit cette fois-ci Chambéry scorer rapidement (0-14, 47’). Après Ryan Dubois en fin de première période, Kévin Yameogo, Alexandre Fau et Alexis François cèdent leur place sous les ovations du public du Vélodrome.

De leur côté, les visiteurs ne sont pas là pour faire dans les sentiments et alourdissent par deux fois la marque : « Nous aurions quand même été pris car ça bougeait plus vite et ça tapait plus fort. C’est une équipe qui n’est pas sur la même dynamique que nous », conclut le technicien breton. Deux essais non transformés mais permettant aux Savoyards de repartir avec le bonus offensif (0-24).
Pour boucler son exercice 2025-26, le REC Rugby se déplacera à Nice, deuxième du championnat. Une dernière danse sur « Nissa La Bella » qui se jouera le 25 avril prochain, soit dans trois semaines, Rennes ne jouant pas son match contre Tarbes (forfait général, ndlr) lors de la prochaine journée.






