Cela n’était qu’une question de temps. Déjà (très) bien embarquée sur la ligne de départ de la deuxième phase, l’Union Rennes Basket a officialisé son maintien après six journées, le soir de sa quatrième victoire, contre Besançon. Si l’objectif initial est atteint, les choses sont claires pour Bastien Demeuré, la saison n’est pas terminée : « Je veux parler de la première place ou du Top 3. Je ne veux pas que nous parlions du maintien et que nous finissions en roue libre comme l’an dernier ».
Une ambition probablement accentuée par la prestation du soir, certes victorieuse mais laissant un goût d’inachevé au technicien breton : « Ce qui m’a agacé le plus ce soir, c’est notre défense. Nous avions demandé d’être compacts, présents et de faire corps ensemble. Quand tu encaisses 60% des points dans la raquette, tu ne fais pas corps ensemble. Nous restons dans notre objectif d’encaisser moins de 75 points mais nous ne pouvons pas nous satisfaire de ça défensivement. C’est quand même une bonne victoire avec un effectif réduit mais j’attends plus de mes joueurs sur cette fin de saison ».
Privés de Morgan Belloir et d’Eliot Thillier pour cette rencontre, les « Noir et Blanc » démarrent en mode diesel, sans vraiment faire la différence dans les dix premières minutes (19-16), et attendent la fin du deuxième quart-temps pour creuser un premier écart (43-32).

« C’est ce qui est un petit peu dommageable cette année, nous n’arrivons pas à être constants »
Un +11 se terminant seulement en +3, Rennes relâchant sensiblement l’étreinte juste avant la pause : « Je pense qu’inconsciemment, nous nous relâchons. On se dit : « C’est bon, on maîtrise ». Nous les laissons revenir et, du coup, nous devons refaire les efforts pour repasser devant. C’est ce qui est un petit peu dommageable cette année, nous n’arrivons pas à être constants. J’aimerais qu’on y arrive sur les matchs retour » (43-40).
Si le relâchement est déjà palpable à cet instant, il l’est encore plus en entame de seconde période, contraignant Bastien Demeuré à poser un temps mort après moins de deux minutes de jeu : « Nous n’avons pas mis d’intensité et nous avons commencé à jouer à deux à l’heure. Quand tu joues à l’arrêt, c’est difficile de mettre des paniers ».
Sur les quatre premières minutes du troisième quart-temps, l’URB encaisse un 0-8 et se retrouve menée pour la première fois depuis le tout début de rencontre. Le temps mort rennais va tout de même produire son effet dans la durée, les « Noir et Blanc » retrouvant de l’allant après cinq minutes dans le second acte : « Nous avons remis de l’intensité, du rythme et refait des stops ». Si l’URB reprend son avance, rien n’est joué à l’entame des dix dernières minutes (61-56).

Un choc face au SCABB pour finir la phase aller
Un dernier quart-temps où les Bretons jouent à se faire peur, d’abord en menant de +10 à 69-59, puis en voyant Besançon recoller à seulement une petite possession à 75-72, à une minute du buzzer : « Nous avons un petit peu figé la balle mais nous avons quand même réussi à rester lucides sur la fin ».
Malgré quelques sueurs froides, la fin de match est plutôt maîtrisée et la vraie délivrance arrive des mains de Warren Racine, « clutch » à trois points sur la possession suivante. Le dernier « and one » adverse ne change rien et l’URB valide définitivement son maintien à la maison (79-75).
Bon point pour Bastien Demeuré, la prochaine rencontre offre à ses joueurs un choc face au SCABB (Saint-Chamond Andrézieux-Bouthéon Basket, ndlr), à égalité au classement. S’il fallait trouver un nouveau point de motivation, celui-ci ne tarde pas à arriver : « Nous allons essayer d’enchaîner une troisième victoire consécutive en une semaine, ce que nous n’avons pas réussi à faire depuis le début de la saison ». Un déplacement dans la Loire qui signera également la fin des matchs aller de la deuxième phase.






