Basket – Nationale 1 : L’Union Rennes Basket au finish domine logiquement Metz (87-67)

Grosse prestation pour Channick-Erwann Nkoma @Crédit Photo JRS

L’ ambiance feutrée d’un mardi soir, doux euphémisme, un enjeu tout relatif et un adversaire en difficulté, avec notamment un retrait de cinq point infligé l’amenant tout en bas du classement. Voilà pour le décorum d’une soirée à l’entame poussive entre l’URB et Metz à Colette Besson ce mardi.

Avec trois matchs à disputer en une semaine dans son antre, et une première sortie déjà remportée face à Charleville non sans mal, les Rennais peinent à se détacher lors des premières minutes.

Une avance logique au repos

Après avoir été collés par des Messins multipliant pourtant les pertes de balles et les fautes en défense, les joueurs de Bastien Demeuré font un premier break (15-11, 6′), bonifiant un beau shoot à distance de Gaby Pointel, le seul du premier quart temps.

Sans trembler, les Rennais concluent celui-ci devant avec déjà sept unités d’avance (21-14), porté par un Nkoma solide dans la raquette (7pts) : « Défensivement, nous avons été dans ce que l’on souhaite faire avec moins de quinze points pris. Nous nous sommes fixés le challenge de terminer cette poule basse meilleure défense », relatait après la rencontre Bastien Demeuré.

En face, Tyron Minfir, passé par l’URB, est bien seul au cœur d’une équipe lorraine peu inspirée. Meilleur marqueur de son équipe, il ne peut que constater l’écart se creuser au fil des minutes face à son ancien club. Côté breton, Johan Randiamanjara et Channik-Erwann Nkoma confirment leur bon premier quart temps, rejoints par Warren Racine montant en régime au fil des minutes.

Toujours avec minima huit unités d’avance, l’URB se détache même sur ce second quart temps, remporté 19-14 pour atteindre la mi-temps nanti d’une logique avance de douze points malgré une certaine maladresse aux lancers francs (40-28).

Rennes à l’usure, logiquement devant

Si le premier acte est pauvre en tentative de tirs à distance, le second est différent. En difficulté dans la pénétration de la raquette, les Lorrains s’en remettent à l’habileté de Turner. Avec une main bouillante, le numéro 23 messin régale et envoie deux des quatre shoots à trois points d’affilée réussis par son équipe, bien aidé par une passivité fautive des rennais : « J’ai moins aimé notre entrée dans la seconde période, où nous étions en retard. Nous avions identifié Turner et nous l’avons laissé tirer, tranquillement et nous nous sommes mis seuls à contre-temps… ».

Heureusement, Morgan Belloir répond présent dans un quart temps nettement moins convaincant. A l’aise sous le panier comme à trois points, il inscrit à lui seul neuf points bien précieux pour maintenir une avance fondant comme neige au soleil (19-24) mais encore confortable (59-52) : « Après son entrée dans le match assez timide, il a fait parler sa science du jeu son gabarit dans les deux raquettes et nous a bien soulagé sur ce moment un peu plus compliqué. Le pari que l’on a fait avec lui il y a six mois est vraiment une réussite, cela fait plaisir pour tout le monde. »

Fort de ses sept points d’avance,l’URB défend dur sur les dix dernières minutes, bien décidée à ne pas se faire reprendre par la lanterne rouge du championnat. Metz s’accroche encore un peu mais ne parvient pas recoller des locaux et finit même par lâcher totalement dans les trois dernières minutes, ne bataillant plus en défense et multipliant les maladresses en attaque.

Le trois sur trois contre Lyon ?

L’URB en profite pour régaler son public avec un jeu libéré et un nombre conséquent de passes décisives, pour donner de l’épaisseur à un succès indiscutable et logique. La fin de match est clairement à sens unique, avec la jeunesse rennaise sur le terrain.

Eliott Rossignol s’offre même deux lancers francs transformés au sein d’un cinq composé d’une jeune garde récompensée par du temps de jeu et ultime shoot à trois points réussi pour Gaby Pointel. 87-67, vingt points d’écart et une seconde victoire de rang à la maison, le contrat est rempli.

Place à la passe de trois vendredi face à Lyon ? « Nous n’avions encore jamais gagné deux fois de suite à la maison alors trois, encore moins ! Nous aurons à coeur de le faire et si l’ambition du club est d’accrocher le Top 3 à l’issue de cette poule basse, la mienne serait d’aller chercher la première, qui marquerait une vraie progression par rapport à l’année dernière.

Cette phase est aussi nécessaire pour gommer les moments de moins bien, de baisse, que nous connaissons encore trop souvent. En N1, on le sait tout va très vite et on peut rapidement prendre un 15-0. Avec un groupe qui ne bougera pas beaucoup l’an prochain, il s’agit de déjà travailler en vue de la saison prochaine et de prendre de l’expérience. Hors de question de finir en roue libre. » Parce que demain s’écrit déjà aujourd’hui…

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Signature de l'auteur, Julien Bouguerra.

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