Fils de Kaëlig Pointel, joueur ayant fait les beaux jours de Saint-Brieuc jusqu’en Nationale 1, Maxime (21 ans) et Gaby Pointel (18 ans) ont pris la relève familiale du côté de l’Union Rennes Basket. Colocataires, les deux jeunes basketteurs évoquent leur lien et leur fierté d’évoluer sous les mêmes couleurs.
Quelle a été l’influence de votre père sur vos débuts dans le basket ?
Gaby : Le samedi soir, il nous amenait à tous ses matchs. Au début, nous ne regardions pas vraiment car on jouait avec nos potes sur le côté (rires). Nous avons vraiment commencé à regarder en grandissant. Ensuite, forcément, quand tu regardes du basket tous les week-ends, ça te donne envie d’en faire.
Maxime : Nous passions nos week-ends dans les salles, parfois aussi aux entraînements et notre mère nous accompagnait. Nous avons énormément regardé notre père jouer. Nous avons eu la chance de le voir en N2 ou en N1 avec Saint-Brieuc.
Aujourd’hui, les rôles se sont inversés…
M : Effectivement. Nos parents sont toujours présents lors des matchs à domicile et, à l’extérieur, ils essaient de venir en Bretagne ou pas loin. Ce sont nos premiers supporters. Pendant les matchs, ce sont eux les plus stressés. Parfois, ils sont tellement tendus qu’ils sont obligés de revisionner le match en rentrant. Ils n’arrivent pas à dormir alors que nous, ça va (rires). Ils vivent le truc à fond.
G : Par exemple, le derby à Lorient, ils n’ont pratiquement pas dormi et ils ont regardé 2-3 fois le match. Ils ont bien aimé l’ambiance et c’était un gros match. En plus, nous avons gagné et nous faisons tous les deux un bon match. Avant les rencontres à domicile, ils passent nous voir à l’appartement pour nous faire un petit bisou et nous motiver.
M : Concernant papa, il n’est pas là à nous donner des conseils tout le temps. Il est vraiment là pour nous accompagner, nous rebooster quand ça ne va pas bien et nous dire aussi quand c’est bien.

Gaby Pointel : « Je ne m’étais déjà pas imaginé jouer à ce niveau-là »
Vous souvenez-vous de vos premières minutes ensemble sous le maillot de l’URB et était-ce un moment dont vous aviez rêvé plus jeunes ?
M : Oui, c’était lors d’un match de préparation, à Saint-Brieuc justement. Notre père avait organisé un match amical contre Quimper.
G : De mon côté, plus jeune, je ne m’étais déjà pas imaginé jouer à ce niveau-là. Après, c’est forcément un rêve d’évoluer avec son frère. Ensemble, nous remplissons nos statistiques. Il me fait des passes décisives et moi je mets des tirs à trois points (rires). On se connaît par cœur et en même temps, quand le basket a commencé à devenir sérieux, nous n’avons pas joué si souvent ensemble.
M : Personnellement, je prends énormément de plaisir à jouer avec lui. Dès que Gaby n’est pas là, dans les shootings d’avant-match par exemple, je sais que c’est différent. Je me sens mieux quand il est avec moi. Même quand nous ne sommes pas ensemble aux entraînements et que nous nous piquons le ballon, j’ai besoin qu’il soit là. Avant cela, nous nous sommes toujours croisés dans nos parcours respectifs. Nous avons joué un petit peu tous les deux l’année dernière au RPA mais c’est vraiment depuis cette année que nous sommes tout le temps ensemble. Nous suivions nos formations mais sans nous dire que nous allions jouer ensemble. Ça s’est fait naturellement.
Avez-vous des objectifs précis pour la suite de vos carrières ?
M : Déjà, mon rêve était d’être basketteur professionnel. Avec Gaby, nous sommes encore jeunes. Ici, nous savons qu’il y a un projet à long terme et nous aimerions suivre la dynamique du club et, pourquoi pas, monter d’ici quelques années. Je sens que je progresse mais je dois encore stabiliser mon tir à trois points et ne pas hésiter en attaque. Nous travaillons beaucoup là-dessus avec Bastien et Aymeric. J’ai déjà bien bossé durant l’été mais j’ai encore des caps à passer dans les années à venir pour avoir un vrai shoot fiable.
G : Nous savons aussi que tout peut changer d’un jour à l’autre. D’un côté, il peut y avoir une grosse blessure, et de l’autre, une progression rapide. Physiquement, la Nationale 1 est très intense et il faut déjà prendre soin de son corps. Pour ma part, je dois m’améliorer en défense, notamment dans l’intensité. C’est encore ce qui me bloque pour pouvoir prétendre à plus de temps de jeu.

Maxime Pointel : « Si nous avons une petite tentation le week-end, nous rentrons chez nos parents à Saint-Brieuc »
Avez-vous déjà pris conscience de l’importante de l’hygiène de vie pour performer à ce niveau ?
G : Niveau sommeil, je m’endors à chaque fois dans le canapé (rires). Avec ma formation (BTS en alternance, ndlr), j’ai moins de temps que les autres pour récupérer. Par exemple, le lendemain d’un match, je n’ai pas le temps d’aller à Vivalto Sport. Pour la récupération, nous avons la chance d’avoir un bain froid dans le vestiaire et il faut que je le fasse plus souvent. À côté, j’essaie de changer certaines choses, comme la nutrition. Ce sont des habitudes à prendre. Sinon, je vais voir le kiné deux à trois fois par semaine.
M : Je me suis beaucoup professionnalisé, surtout hors basket. En début de saison, nous avons eu une discussion avec Bastien à ce sujet. Maintenant que je suis professionnel, il faut que j’aie une hygiène de vie en adéquation et surtout que ce soit régulier. Ça devient une habitude. Si, parfois, nous avons une petite tentation le week-end, nous rentrons chez nos parents à Saint-Brieuc (rires).
Si le basket est omniprésent depuis toujours via votre père, votre mère, elle, vous a transmis le volley…
G : Le samedi, c’était le basket et le dimanche, le volley avec maman. L’été, nous sommes aussi bénévoles aux Estivales de Volley dans les Côtes-d’Armor. D’ailleurs, les volleyeurs de Saint-Brieuc viennent régulièrement nous voir car nous avons beaucoup d’amis au club de Cesson Saint-Brieuc. Nous côtoyons aussi les joueurs et joueuses du REC Volley à Colette-Besson et pendant l’été, aux Estivales.
M : Le volley, nous baignons aussi dedans depuis que nous sommes petits, que ça soit en salle ou pendant la saison de beach-volley en étant bénévoles. De mon côté, en général, j’ai un petit peu de temps le samedi donc j’aime bien aller voir le REC Volley.
Retrouvez également l’interview décalée des frères Pointel en cliquant ici.




