Handball – Nationale 1 : À mi-parcours, bilan « contrasté mais équilibré » pour les garçons du CPB Hand

À mi-parcours, bilan « contrasté mais équilibré » pour les garçons du CPB Hand
Lukian Gaubert dresse un premier bilan. @Crédit photo : JRS

(Article extrait du JRS de février) Huitième de sa poule (sur 13) avec 24 points, le CPB Hand présente un bilan équilibré de cinq victoires et deux nuls pour cinq défaites, après 12 journées. À l’heure d’entamer la phase retour, l’entraîneur cercliste Lukian Gaubert revient sur la première partie de saison et décrypte la suite des événements.

Une reprise progressive en janvier

Après deux semaines de pause, les pensionnaires de Géniaux ont repris le chemin de l’entraînement début janvier. Au programme, du travail physique, en premier lieu, avant de basculer progressivement sur le terrain et le jeu : « Nous avons repris avec une dominante physique afin de remettre les corps en marche. Ensuite, nous avons transformé le travail physique en travail handball pour arriver sur quelque chose de plus précis et optimiser certains points identifiés », détaille Lukian Gaubert.

Pour parfaire leur préparation, les pensionnaires de Géniaux ont disputé un match amical contre Granville, leader de sa poule de N2 (victoire 40-37), mais aussi le quatrième tour de la coupe de France Fédérale face à Saint-Cyr-sur-Loire (défaite 22-31) : « La coupe était l’occasion d’affronter une belle équipe et d’avoir un match de préparation supplémentaire. S’il n’y avait pas eu ce match de coupe, nous aurions de toute façon programmé un deuxième match amical ». Exempt lors de la 14e journée (disputée depuis de la sortie du JRS de février, ndlr), la première de la phase retour, le CPB Hand reprend le championnat avec un déplacement à Saint-Ouen-l’Aumône, le 14 février.

Une nouvelle pause ne gênant pas particulièrement son entraîneur, bien au contraire : « J’aime bien le fait d’être exempt à la première journée. Nous sommes davantage dans la position du chasseur que du chassé. En tout cas, je préfère être dans cette position-là. Ça nous permet aussi d’avoir une semaine de récupération avant la reprise du championnat et partir ensuite à fond vers les objectifs que nous nous sommes fixés ».

Poursuivre la bonne dynamique à Géniaux et mieux voyager

Lors de la phase aller, le CPB Hand a notamment pu s’appuyer sur ses bonnes performances à domicile, glanant quatre de ses cinq victoires à Géniaux. Un point positif que souligne Lukian Gaubert, sans pour autant omettre les difficultés connues à l’extérieur : « Si le bilan global est assez contrasté et équilibré, celui à domicile est très positif. Nous avons prouvé notre capacité à battre ou à poser des problèmes à tout le monde. Les deux matchs nuls, contre Saint-Ouen et Hennebont, nous n’avons pas lâché. Lors de la victoire contre Gonfreville, nous faisons complètement basculer le match au retour des vestiaires.

Il y a un vrai état d’esprit et ces valeurs d’y croire jusqu’au bout. La seule défaite à domicile, contre Bruges, est frustrante mais nous perdons un peu tout seul. Au contraire, à l’extérieur, en plus de la vérité de la N1 et du contexte des déplacements, il est plus difficile de retirer du positif. Les gars ont fait les efforts mais nous nous écroulons contre Caen, Libourne et l’Union Sud Mayenne. Il faudra faire évoluer ce bilan comptable à l’extérieur car notre classement final dépendra de notre capacité à prendre des points hors de nos bases ».

Victor Vattier, 73 buts en 12 matchs et 10e meilleur buteur de la poule

Porté par ses ailiers, dont Victor Vattier auteur de 73 buts en 12 matchs et 10e meilleur buteur de la poule, le CPB Hand s’est montré efficace dans le jeu rapide. Dans la construction des actions, le jeu est lui en évolution, comme l’évoque Lukian Gaubert : « Nous sommes davantage dans la recherche d’espaces, dans le contournement et un peu moins dans la percussion.

Je trouve que le jeu a vraiment évolué positivement et nous sommes sur le bon chemin. Maintenant, la clé sera notre constance. Nous avons une phrase que nous nous répétons chaque semaine : « Notre pire ennemi, c’est nous-mêmes ». Nous avons prouvé que nous pouvions tenir tête à toutes les équipes de la poule mais sur un quart d’heure, nous pouvons nous tuer un peu tout seul ».

En cause, notamment, les pertes de balle mais aussi une défense parfois un peu trop perméable : « Il faut être beaucoup plus solide défensivement car nous sommes au-dessus de l’objectif fixé sur le nombre de buts encaissés par match. Il faut optimiser les choses, notamment avec l’attaque, car celle-ci a des conséquences comme les pertes de balle.

Ensuite, pour avoir un jeu plus polyvalent et moins stéréotypé dans les séquences de duels, c’est à nous de mettre les joueurs dans les meilleures conditions pour qu’ils puissent s’exprimer. Nous devons être focus sur nos valeurs, le plaisir de jouer, les liens avec les joueurs, la combativité et trouver des compromis ». Pour la phase retour, l’entraîneur cercliste pourra compter sur deux retours, celui d’Ewen Coïc, revenu d’une blessure aux ligaments croisés, et celui de Yann Kerverdo, parti à l’étranger lors de la première partie de saison.

Du côté des jeunes…

Évidemment, au Cercle Paul Bert Handball, il y a bien plus que les deux équipes séniors. Chez les jeunes, mixtes au départ, la formation suit son cours, le tout en plusieurs étapes : « Notre formation se construit sur plusieurs étapes. Il y a l’étape école de hand -11 ans où l’idée est de découvrir la pratique et d’accompagner les jeunes. Ensuite, nous avons une autre étape, à partir de la catégorie -13 ans jusqu’à -18 ans, où deux axes se dissocient et où les jeunes sont répartis. Sur l’axe performance, nous allons appeler ça comme cela, nos -13 ans sont au meilleur niveau possible, en première division territoriale.

Nos -15 ans sont en Prénationale, le plus haut niveau régional, et sont qualifiés en poule haute. En -18 ans, nous avons deux équipes. Les -18 nationaux, en entente avec Cesson, entament une nouvelle phase, type poule basse. Nous ne devons pas terminer dans les deux derniers pour nous maintenir à ce niveau de jeu. L’autre équipe -18, exclusivement CPB, est quatrième de Prénationale. En parallèle, nous avons un autre fonctionnement, que nous appelons plutôt perfectionnement où l’objectif est d’avoir une pratique plaisir. Forcément, il n’y a pas la même proposition, par exemple en termes de charges de travail, entre les deux axes ».

Concernant l’équipe réserve du CPB, en N3, le début de championnat est assez compliqué mais la progression bien perceptible : « Sur la fin, notamment en décembre, il y a des vrais points positifs, dont deux victoires. Nous perdons aussi seulement d’un but chez le premier. Nous payons notre manque d’expérience mais les gars ne se démotivent pas. Désormais, l’objectif est de capitaliser sur les leçons de la première partie de saison ».

Signature du journaliste.