Originaire d’Etxebarri (Pays basque espagnol) et ayant fait exclusivement sa carrière de l’autre côté des Pyrénées jusqu’ici, Asier Nieto a fait le grand saut cet été en ralliant la Bretagne et le CRMHB. L’arrière gauche de 28 ans évoque ses premiers pas en Liqui Moly Starligue, le tout dans un français impeccable, seulement six mois après son arrivée.
Quel a été le programme pendant la trêve et comment te sens-tu ?
Nous avons d’abord eu deux semaines de vacances où j’ai pu retourner au Pays basque voir ma famille à Noël. Nous avons ensuite repris l’entraînement le 5 janvier avec trois semaines et une grosse période de préparation. C’est un moment différent, sans match officiel, mais c’est un passage de l’année nous permettant d’améliorer certaines choses entrevues sur la première partie de saison.
L’autre aspect important, c’est que nous avons un effectif restreint et cette période doit permettre à tout le monde d’être en forme pour la suite de la saison. Nous avons commencé par du physique, la première semaine, avant d’enchaîner sur le handball les deux semaines suivantes.
Quel regard portes-tu sur la première partie de saison, collectivement comme individuellement ?
Collectivement, nous avons été irréguliers. Nous avons été très bons en début de saison, avec des matchs aboutis, puis ça a été plus difficile par la suite. C’est aussi normal car nous étions beaucoup de nouveaux joueurs et il a fallu construire un nouveau projet. Pour que cela fonctionne, il y a toujours besoin d’un petit peu de temps.
Durant la deuxième partie de la phase aller, nous avons aussi enchaîné les matchs à l’extérieur (cinq déplacements sur les sept derniers matchs, ndlr). C’est toujours plus difficile car les équipes jouent mieux à domicile. À titre personnel, je me sens bien, j’ai fait de bonnes choses mais je peux faire encore mieux. Comme pour l’équipe, c’est aussi une période d’adaptation pour moi. C’est ma première expérience en dehors de l’Espagne.

Comment vois-tu la phase retour et avec quelles ambitions ?
Je pense que nous avons les moyens de faire une meilleure phase retour. Chaque semaine, nous faisons du bon travail et nous nous connaissons de mieux en mieux, notamment dans la façon de jouer de chacun. À nous désormais d’être plus réguliers. Nous sommes ambitieux et nous jouerons aussi plus de matchs à la Glaz Arena lors de la deuxième partie de saison, c’est important.
« Le climat breton est similaire à celui du Pays basque… Je ne suis pas trop dépaysé (rires) »
Quelles sont les différences majeures que tu as pu constater entre le championnat français et espagnol ?
Dans le jeu, il y a deux grandes différences avec le championnat espagnol. Ici, en France, le jeu est beaucoup plus direct mais aussi beaucoup plus physique. C’est vraiment fort. En Espagne, c’est plus tactique. Avec Irun, je jouais avec les mêmes coéquipiers depuis trois ans. Il n’y avait pas beaucoup de changements et c’est aussi une vraie différence. S’il y a eu pas mal de mouvements à Cesson, plusieurs joueurs arrivés cet été évoluaient déjà en France ou avaient déjà connu le championnat auparavant.
C’est le cas de Gustavo Rodriguez, Josep Folques et Simon Ooms. C’est forcément un petit peu différent. Nous travaillons pour trouver un modèle de jeu commun pouvant s’adapter à chacun. Si certains, comme moi, ne connaissaient pas encore le championnat, nous échangeons régulièrement ensemble pour trouver des solutions et en nous servant aussi de ce que nous avons connu avant. Nous nous améliorons chaque semaine.
Comment se passe ton adaptation à la France ?
Je suis venu en France avec ma copine et nous sommes vraiment heureux d’être ici. La vie est tranquille à Cesson. Je me sens bien et mon adaptation a été facilitée par mes coéquipiers. Ce sont de très bonnes personnes et ils m’ont beaucoup aidé. En Bretagne, le climat est relativement similaire à celui du Pays basque donc je ne suis pas trop dépaysé (rires).

On imagine que la présence d’un autre Espagnol, Josep Folques, a aussi facilité ton intégration…
Oui, surtout les premières semaines car je ne parlais pas français. C’était mon traducteur (rires). Il joue sa troisième saison en France et il m’a beaucoup aidé, notamment à l’entraînement, sur ce que souhaitait l’entraîneur. Cependant, Sébastien parle aussi bien anglais donc ça lui arrivait de donner ses consignes en anglais. Désormais, j’arrive à comprendre les instructions en français.
Tu parles également très bien français, six mois seulement après ton arrivée. Quel est ton secret ?
Je prends des cours une fois par semaine pour réussir mon adaptation. C’est important pour moi. Ma copine parle également bien français et ça m’a aidé. En plus de mes cours, nous essayons de parler tous les jours 20-30 minutes en français. C’est largement suffisant car j’entends tout le temps parler français dans le vestiaire (rires).




