Handball – D2F : Malmené, Saint-Grégoire s’impose dans la difficulté face à Bègles (30-27)

Ema Cordier
Ema Cordier décisive face à Bègles @Crédit Photo JRS

La marque des grandes équipes, c’est de s’imposer, même quand le contenu n’y est pas totalement. Ce samedi, face à une formation de Bègles accrocheuse, les filles du Saint-Grégoire RMH ont enchaîné une sixième victoire en autant de rencontres (30-27). Un succès obtenu au prix d’une lutte acharnée. Un vrai combat physique.

Paradoxalement, dans une salle de la Ricoquais parée de rose pour honorer Octobre Rose, ce sont les défenses qui ont brillé aujourd’hui dans cette opposition entre la première (SGRMH) et la quatrième attaque du championnat. Au bout de cinq minutes de jeu, un but partout, un score assez rare pour être signalé cette saison pour les filles de Romain Corre.

Tout au long du premier quart d’heure, Bègles a ainsi mis l’accent sur l’aspect physique et le combat pour bousculer les Bretonnes. Avec succès et pour cause : il faut attendre la dix-septième minute pour voir le premier écart du match se créer en faveur des « Rose et Noir » (8-6).

Un écart qui ne dépassera jamais les quatre unités, dans un sens ou dans l’autre, dans un match plaisant et accroché, malgré ses imperfections et approximations techniques de part et d’autres . À la mi-temps, le SGRMH est devant d’une courte tête (13-12).

Quelqu'un sur le toit

Saint-Grégoire bousculé mais réactif

Au retour des vestiaires, les Bretonnes sont dos au mur : une très mauvaise entame de deuxième période les voit réduites en infériorité numérique par deux fois, à la suite des suspensions infligées à Lalie Brouillet puis Claire Scheid. Bègles ne se fait pas prier et inflige un +3 pour passer devant (13-15).

Le match prend alors une toute autre dimension physique. Le jeu se hache, les contacts deviennent de plus en plus âpres. Le SGRMH parvient à revenir, puis à distancer son adversaire, mais celui-ci revient inlassablement, encore et toujours. Le collectif a fait la différence et jamais, et encore moins à domicile (le SGRMH est invaincu à la Ricoquais depuis mars 2025, ndlr), les Grégoriennes n’avaient été autant bousculées depuis le début de la saison.

Mais, quand les choses se passent moins bien, les « Rose et Noir » savent faire le dos rond et miser sur leur collectif. Outre la gardienne Maxine Casamajou, qui a permis aux locales de se maintenir à flot, (7 arrêts au total), cinq joueuses (Alice Monteillet, 4/5, Ema Cordier, 5/5, Candie Le Gonidec, 4/5, Claire Scheid, 4/4 et Lalie Brouillet, 5/6 au tir) ont fait preuve d’une efficacité remarquable.

Global Service

En face, Léa Mathey (6 buts) et Emma Boulesque (9 buts) ont quant à elle porté l’attaque bégloise sur leurs épaules, en vain. Dans le money-time, les « Rose et Noir » font parler leur expérience : elles jouent mieux les coups, font preuve de patience et de détermination quand il le faut et se détachent.

Un stop autoritaire en défense, une suspension de deux minutes côté béglois et un doublé de la capitaine rennaise Eden Dumoulin permettent de sceller l’issue du match en faveur des championnes en titre (30-27).

« Les filles n’ont jamais rien lâché » Romain Corre, l’entraîneur du SGRMH, qui n’était pas surpris de la physionomie du match. « On savait que ce serait dur. Tactiquement, il a fallu qu’on s’adapte en permanence et force est de constater que Bègles nous a posé des problèmes ».

Jeanne Santiago
Jeanne Santiago au combat @Crédit Photo JRS

Sept sur Sept en direct de Bouillargues ?

Pour autant, le coach est satisfait du visage affiché par ses joueuses : « Les filles n’ont jamais rien lâché. Elles ont su faire le dos rond et garder le +2, le +3 jusqu’à la fin ». Bien installées en tête du championnat, avec six victoires en autant de matchs, les Grégoriennes se déplaceront à Bouillargues.

Chez le cinquième, le 7 novembre prochain, un défi : aller chercher un septième succès et prolonger un peu plus encore le plaisir d’une année 2026 définitivement historique et incroyablement plaisante à vivre en rose.

Andy NGuyen