En cette soirée Halloween, le CRMHB n’est pas parvenu à faire vivre un cauchemar au HBC Nantes, éliminé cette semaine en coupe d’Europe. Loin de là, tant les Irréductibles ont vécu une soirée difficile face à un voisin nantais intouchable et bien décidé à se défouler.
Nantes trop fort, tue trop vite le match
Le contexte cessonnais, pesant, n’est pas propice à la fête. Sébastien Leriche pour le moment écarté, et dans l’attente d’une solution définitive, Yann Lemaire est pour la troisième fois en une semaine sur le banc breton avec Thibaut Minel.
Le public, venu malgré le passage compliqué du moment, offre une belle ambiance avec un démarrage sur un rythme élevé.
Après cinq minutes, Cesson semble capable de donner la réplique (3-3) mais rapidement, les Nantais prennent le dessus. Chirurgicaux offensivement, bien aidés par une défense beaucoup trop permissive et un Jean-Emmanuel Kouassi trop souvent laissé seul, ils profitent des difficultés défensives cessonnaises actuelles pour creuser l’écart.
Yann Lemaire pose son premier temps mort (11′) alors que Nantes mène déjà 11-5. Malgré celui-ci, les Irréductibles ne parviennent pas à inverser la tendance et encaissent les coups, comme sonnés par l’armada nantaise.
À la 22e minute, Nicolas Tournat, monstrueux et chirurgical, et ses coéquipiers comptent déjà dix longueurs d’avance (21-11). Malgré quelques tentatives de réaction mais trop de loupés en attaque, Cesson rejoint les vestiaires avec un match déjà perdu et mal au crâne (17-27).

Une meilleure seconde période
Au retour des vestiaires, les hommes de Yann Lemaire affichent de meilleures intentions. Mate Sunjić se distingue avec plusieurs arrêts consécutifs permettant aux locaux de retrouver un peu d’allant offensif. Mais cette réaction reste insuffisante face à l’efficacité nantaise.
À la 40e minute, le HBC Nantes reprend ses dix buts d’avance (23-33) et ne lâche plus rien à son adversaire. Les visiteurs franchissent même la barre des 40 réalisations à la 52e minute. Cesson continue malgré tout de se battre jusqu’au bout mais bien évidemment sans parvenir à combler son retard.
Pour autant, sur la seconde période, Cesson n’a pas coulé définitivement et rendu coup pour coup au H, remportant même ce second acte (20-19). Anecdotique mais révélateur d’un groupe qui a refusé de sombrer, malgré un score final lourd, 37-46.

Yann Lemaire garde le cap : « On ne doit pas céder à la panique »
Après une telle défaite, la question de la suite de la saison et surtout, du visage de celle-ci, est forcément au centre des discussions. Face à la performance nantaise, Yann Lemaire ne cherche pas d’excuses et reconnaît la supériorité adverse : « Il faut leur dire bravo… » introduit d’abord le technicien breton qui mesure également l’ampleur qu’aurait pu prendre la soirée : « On était partis pour en prendre 60… »
Une nouvelle défaite qui s’inscrit malheureusement dans une période unique et très compliquée pour le CRMHB. Pour autant, pas question de sombrer un peu plus encore dans le doute ou la sinistrose. Yann Lemaire insiste :« Il faut préserver le groupe, notamment les jeunes joueurs issus du centre de formation.
La priorité est désormais de ne pas laisser cette défaite peser sur les prochaines échéances. Cette défaite, face à un tel adversaire, ne doit pas laisser de traces dans les têtes. On ne doit pas céder à la panique. «

» Moi, je veux sauver Cesson… Par la petite porte, la grande porte, peu importe. »
La trêve pourrait justement permettre aux Irréductibles de souffler et de travailler sur les difficultés rencontrées depuis plusieurs semaines avant de retrouver la Glaz Arena le 13 novembre prochain face à Toulouse. Mais derrière les mots, c’est surtout une véritable détermination que le coach souhaite afficher.
Interrogé sur la suite, Yann Lemaire n’y va pas par quatre chemins : » Moi, je veux sauver Cesson… Par la petite porte, la grande porte, peu importe. »
Une phrase qui résume l’état d’esprit du technicien et qui devra inspirer des joueurs qui devront y mettre bien plus que les 100 % d’investissement habituellement demandé.
Le chemin s’annonce difficile, Cesson étant désormais à quatre points du quatorzième, mais la saison reste encore longue. Il y a deux, ans le tandem Lemaire-Minel avait mené à bien la mission maintien. Le remake est bel et bien lancé.
Leny Rech-Cesarini




