Football – Ligue 1 : Le Stade Rennais rechute lourdement à Nice (5-2) !

Grosse claque pour Przemysław Frankowski et Rennes
Przemysław Frankowski sorti à la pause, dans une soirée à oublier pour Rennes@Crédit Photo JRS

Une gifle, inattendue, que personne n’avait réellement vue venir. Défensivement, il y avait clairement du mieux contre la Juventus et Strasbourg, certes deux équipes aux dynamiques très négatives mais une réelle sensation de maîtrise et de solidité derrière, à 5. Un début de mieux, explosé en plein vol à Nice…

Après la rencontre, Franck Haise ne mâche pas ses mots : « Ce qui m’embête c’est ce qu’on a fait comme équipe sans ballon, en étant poli. Les erreurs individuelles, il y en a eu mais l’attitude collective sans ballon m’a dérangé. On ne peut pas être une équipe seulement quand on a le ballon, à l’extérieur c’est trop peu. Et ça se répète. »

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Rennes en crise à l’extérieur

Et c’est un euphémisme ! Quatre buts encaissés à Lyon, quatre au Paris FC et donc cinq à Nice ! Treize buts en trois déplacements de rang en Ligue 1 auxquels s’ajoutent les deux pris à Turin soit 15 en quatre matchs…

Loin du Roazhon Park, le Stade Rennais affole de façon très négative les compteurs et doit très vite réagir : « Tactiquement, cette équipe n’est peut-être pas capable de défendre à l’extérieur avec un bloc haut et il faut peut-être la rassurer avec un bloc positionné différemment. »

Puis de revenir sur un mental clairement défaillant dans certaines configurations : « Après il y a les attitudes, la mentalité, la volonté de défendre fort à tous les moments du match. C’est aussi les attitudes de chacun. On doit sentir parfois plus de force ou de sérénité, de la malice aussi.« 

Des pénos et des regrets

L’histoire de ce match est pourtant différente celle de Lyon, où Rennes n’exista pas ou de Paris, où à l’inverse, le SRFC, avec beaucoup de réussite, aurait pu l’emporter. Dans ce troisième revers de la saison, le onze de Franck Haise a existé une demi-heure, avec de sombrer. Les « Rouge et Noir » répondent rapidement à l’ouverture du score d’Elye Wahi sur pénalty (12′) par un très joli mouvement collectif, avec Mahamadou Nagida au centre pour la tête de Sebastian Szymanski (15′, 1-1).

Après Nicolas Lemaître, fautif sur le premier pénalty, c’est Valentin Rongier, comme à Paris, qui commet l’irréparable sur Jonathan Clauss. Seconde offrande pour Nice et second but pour Wahi (30′). Quelques minutes auparavant, Mousa Al-Tamari ratait un face en face en or face à Diouf tandis que Boulaye Dia frappait sur le gardien niçois. La chance rennais est passée, d’autant plus avec le troisième but dans les arrêts de jeu.

Jonathan Clauss, en force, est laissé libre de frapper par Charlie Cresswell, trop passif sur ce coup-là en reculant plutôt qu’en attaquant le niçois. Le coup derrière la tête et terrible, et fatal… (MT, 3-1).

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Une entame catastrophique…

Pour preuve, l’entame du second acte. En panique sur chaque transition niçoise, les Rennais perdent leur football. Même avec cinq défenseurs, cela passe de partout et Nice, par Amoura (52′), relève le plat et ajoute un quatrième but qui fait très mal aux têtes, en s’insérant trop facilement dans la surface rennaise (4-1).

Rennes n’abdique pas, néanmoins et réagit rapidement avec un pénalty obtenu par Mousa Al-Tamari (58′). Boulaye Dia transforme sereinement et maintient un semblant de suspense qui aurait pu s’épaissir si le très joli but de Mahamadou Nagida n’avait pas été refusé pour un hors-jeu très limite (70′).

Dans la foulée, Rennes est puni sans scrupule par Elye Wahi qui s’offre le triplé, dans une défense encore bien passive et trop tendre (72′, 5-2). Le score final, avec encore quelques possibilités niçoises et surtout, une sensation très désagréable au sortir d’une vraie rechute.

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Deux chocs pour une vraie réaction

Le coach, de retour sur une terre quittée il y un an par la petite porte, conclut :  » Il faut souligner la performance niçoise, c‘est une évidence. On connaissait leurs forces, notamment offensives et ils l’ont démontré ce soir. Ce n’est pas une première malheureusement à l’extérieur, c’est ce qu’il faut résoudre.

On a pris 13 buts et 0 point sur les trois derniers matchs, en changeant de système mais pas en changeant la rigueur et l’attitude dans certains duels. Ce qu’on arrive à faire au Roazhon Park, il faut réussir à le faire à l’extérieur. »

A la pause, le coach, qui sortait Adrien Thomasson et Przemyslaw Frankowski, n’était clairement pas convaincu : « J’aurais pu sortir d’autres joueurs. Peu de joueurs étaient vraiment dans le ton. Ce n’est pas un ou deux joueurs, ce n’est pas un système, ça peut être une animation et j’en prends la responsabilité mais il y a aussi autre chose dans les attitudes individuelles que chacun doit dégager, du haut jusqu’en bas. »

Avec un week-end pour cogiter et travailler, le Stade Rennais va devoir trouver les réponses à ses atermoiements et montrer les réponses dès mercredi en Europe Ligue puis le dimanche en Ligue 1, au Roazhon Park : « Deux matchs arrivent face à deux grosses équipes : l’Olympiacos et Lille. Ce sont des opportunités pour montrer un vrai visage collectif avec et sans le ballon. ».

Avec, surtout, de la stabilité et de la rigueur et surtout, sans oubli ni suffisance. La réaction est en tous cas clairement attendue !