Tremblay – Cesson, trois jours plus tard, Acte II. Après la victoire des « Bleu et Jaune » en championnat, plongeant un peu plus le CRMHB dans une vraie crise de confiance. Les deux équipes se font face pour le troisième tour de la Coupe de France avec les quarts de finale en perspective. L’occasion pour le CRMHB de chasser ses démons actuels et de venir s’imposer 32-31 en terre Tremblaysienne.
Encore une grosse première période…
Comme souvent depuis le début de la saison, le premier acte tourne assez rapidement en faveur des Bretons. Après une entame où les deux équipes se tirent la bourre pendant une quinzaine de minutes, Michal Baran et ses coéquipiers appuient et prennent nettement le dessus.
Avec précision en attaque, l’équipe de nouveau coachée par Yann Lemaire et Thibaut Minel en l’absence de Sébastien Leriche (choix sur lequel aucune communication n’a encore été faite), décroche son adversaire. La défense rennaise, forte et solidaire, pousse les Tremblaysiens à forcer leurs tirs à 9 mètres pour finir cette mi-temps à 59% de réussite.
Un secteur défensif qui peut aussi remercier son gardien Jean-Emmanuel Kouassi, auteur d’un très beau début de partie en sortant plusieurs tirs, à des instants décisifs.
Ces arrêts permettent à Cesson de réaliser plusieurs montées de balles rapides, récompensées par des buts. Avec 6 arrêts sur les 13 tirs, le portier des Irréductibles finit la première mi-temps à 43 %.

De l’autre côté du terrain, Michal Baran réalise un 5/6 au tir avec 3 passes décisives et valide la belle première période visiteuses, conclue avec un bel avantage au score (13-18) : « Les joueurs ont respecté ce qu’on a à travailler à l’entraînement depuis vendredi dernier et ont livré une belle première mi-temps.
On a évité le syndrome qui nous collait à la peau depuis les 5 ou 6 derniers matchs. Nous n’avons pas lâché après la 22e minute. »
Cesson plie mais ne rompt pas
Le second acte reprend forcément avec, dans les têtes, la petite musique lancinante et difficile des derniers matchs, voyant les Irréductibles se faire rattraper, inexorablement. Après un début de deuxième mi-temps où aucune des deux équipes ne parvient à trouver le chemin des filets pendant près de cinq minutes avant que Tremblay ne retrouve la clé.
L’écart fond ensuite progressivement comme neige au soleil pendant une dizaine de minutes pour arriver à deux petites unités, à 24-26. Les maux Cessonnais sont bien présents et encore une fois, ceux-ci ce sont rendu la tâche compliquée presque seuls :
« On a eu le syndrome du +6, ce passage où l’on n’a pas su marquer le but qui aurait fait du bien mentalement », admet Yann Lemaire. « Et après, un peu de doute s’installe. Mais nous n’avons jamais perdu notre discipline tout au long du match, malgré deux doubles infériorités numériques. »

Un money time à « tremblay »
Les cinq dernières minutes du match deviennent vite irrespirables. À deux minutes du coup de sifflet final, le score est de 30-31. Tremblay, poussé par sa salle, revient à égalité, 31-31. 45 secondes restantes sont là et un nouveau scénario cruel se profile, alors que la dernière attaque cessonnaise se prépare.
La tension est à son comble et Michal Baran, homme du match côté breton, inscrit le but de la victoire avec un magnifique tir en appui à 9 mètres ! Il boucle son match à 9/11 mais surtout, règle l’affaire.
Son coach salue au passage la performance du joueur formé au club : « Michal est un cadre de l’équipe, il est très important. Ce soir, il a pris ses responsabilités et il a été au service de l’équipe. Il a fait un gros, gros match et c’est très bien pour la suite, on va en avoir vraiment besoin. » Avec 3 secondes au chrono, Tremblay tente un dernier tir qui n’inquiéte pas Mate Sunjić.

Dans un climat très particulier, fait d’incertitude et de doutes, le CRMHB se rassure un peu par le terrain et ses joueurs démontrent, sur le terrain, qu’ils n’ont pas lâché et peuvent aussi faire tourner les choses en leur faveur. Voici le CRMHB qualifié pour les quarts de finale, une petite bouffée d’oxygène, avant un immense défi.
Celui du prochain rendez-vous samedi à 19 heures, à la Glaz Arena, pour un derby face au HBC Nantes à priori très déséquilibré sur le papier. Un match où les Cessonnais n’auront pour autant rien à perdre et tout à gagner, tant dans le contenu que, pourquoi pas, par un résultat positif qui aurait clairement des allures d’authentique exploit.
Justin Louis




