Dans une saison dont on connaît la problématique entre jeunesse de l’effectif et absence d’enjeu de classement, le match de Rouen ressemblait à s’y méprendre à celui faisant office de laboratoire ou de mise à disposition de temps de jeu pour ceux qui sont moins souvent alignés d’entrée. Sans que cela, pour autant, ne rime avec un match « balancé », bien au contraire.
L’absence de sanction au classement offre cette chance de tenter des choses, de donner du temps aux hommes et notamment, aux jeunes. A Rouen, le banc a ainsi une sacrée allure : César Baudin, Baptiste Le Jallé, Côme Berrod, Eneri Lotawa, Rémi Bouaffou et Caleb Aperahama, excusez du peu.
Ajoutez les absences de Guillaume Cazette, Baptiste Beaujouan et Pierre Algans notamment et l’occasion est belle pour d’autres de se montrer.

Deux pénalités qui font mal
Ainsi, Enzo Rognon, Robin Garnier, Lassana Camara, Quentin Lebrun et Timéo Labat sont au démarrage d’une partie qui s’engage mal pour le REC Rugby, punit sur la première incursion locale dans son camp par un essai de Colas Lequeffrinec, transformé par Florent Massip (3′). Histoire d’asseoir son entame, le RNR ajoute une pénalité de Massip et tient dix points d’avance à la 10′.
Loin de se décourager, le XV rennais revient dans la partie grâce à un essai de Charles Provost , transformé par Timéo Labat (23′) et, à trois petites unités, regarde Rouen dans les yeux. Le combat est là mais juste avant le repos, les Bretons concèdent deux pénalités qui font mal, transformées par Florent Massip pour rentrer aux vestiaires à 16-7.

Au retour des vestiaires, Kévin Courties lance Yannick Foigne, César Baudin, Caleb Aperahama et Rémi Bouaffou pour rabattre les cartes, sentant qu’un coup reste possible. Mais le temps pour tout ce petit monde de s’organiser est un poil trop long et Rouen en profite pour inscrire un second essai par Marius Leleu (48′). Massip transforme et permet à son équipe de s’échapper (23-7)… mais pas pour longtemps.
A peine entré en jeu, l’homme en forme du moment, Rémi Bouaffou, y va de son essai, transformé par Timéo Labat et remet à nouveau le REC dans la course (23-14). Hélas, les indisciplines avec deux cartons jaunes coup sur coup à l’heure de jeu coûtent cher aux Récistes (60′ et 62′) et réduits à 13, les Rennais concèdent un essai de pénalité qui clôt le suspense (30-14).
Au courage, et de nouveau à 15, ces derniers vont néanmoins aller chercher le bonus défensif avec un essai d’Harry Glynn (72′), transformé par Timéo Labat, qui s’offre ensuite la pénalité offrant le précieux point de plus (30-24).
Du repos avant la réception d’Orléans
Une consolation qui a le mérite d’être là et un contenu malgré tout intéressant, qui aurait gagné à être vu à 15 contre 15 durant tout un second acte remporté par les Récistes (14-17). Avec un repos mérité la semaine prochaine, aux hommes de Kévin Courties de travailler fort et de se remettre des différents bobos pour recevoir Orléans avec un troisième succès visé en ligne de mire.




