Badminton. Thom Gicquel, champion d’Europe : « On en rêvait depuis longtemps »

Interview avec Thom Gicquel
Thom Gicquel (ici avec son club du FIB) a été sacré champion d'Europe par équipes avec l'équipe de France. @Crédit photo : Flume Ille Badminton

L’équipe de France de badminton l’a fait ! En finale des championnats d’Europe, et pour la première fois depuis la création de l’épreuve, les Bleus ont fait tomber le Danemark. Pour faire de ce rêve une réalité, Thom Gicquel, pensionnaire du Flume Ille Badminton, a inscrit le point de la victoire. Il revient sur cette performance collective, sans oublier de faire un clin d’œil sur la saison en cours avec son club.

Quel est le sentiment qui prédomine après ce sacre aux championnats d’Europe ?

Je suis très fier de faire partie de cette équipe qui a marqué l’histoire ! Nous l’avions déjà fait individuellement mais là, c’est différent. Pour la majorité d’entre nous, nous nous connaissons depuis longtemps. Ça fait quelques années que nous ne passions pas loin en mixte et nous n’avions jamais été aussi proches. Pour autant, ce n’est pas parce que nous sommes proches que c’est plus simple. Ils étaient quand même favoris. C’est vraiment top de battre enfin le Danemark !

Avec un petit peu de recul désormais, te rends-tu compte de la performance réalisée ?

Le plus marquant, c’est le bruit que ça a fait en France. Auparavant, avec Delphine (Delrue), nous avons été champions d’Europe individuellement mais là, ça a résonné encore plus fort. En fait, je pense que la France est un vrai pays de sports collectifs. Je crois que ça parle davantage aux Français qui adorent voir des équipes soudées. L’enthousiasme est encore plus grand et c’est ça qui fait plaisir.

Que ressens-tu au moment de ce dernier point ?

Je pense que nous savons que nous avons gagné à 20-12. Après, que ce soit Tomi (Toma Jr Popov) ou moi qui termine, l’important est de gagner le match, surtout après plus de cinq heures, toutes rencontres cumulées. J’étais très ému et en revoyant les images, j’ai même pleuré un petit peu. Les émotions sont décuplées quand tu es en équipe. C’est plus qu’une équipe d’ailleurs, ce sont des amis, une famille. Il y avait une vraie cohésion et nous en rêvions depuis longtemps.

« Nous avons une équipe très compétitive et le club grandit »

Depuis cet été, tu as également retrouvé la Bretagne, en club, en rejoignant le Flume Ille Badminton. Comment se passe ce retour ?

C’était une évidence et un rêve de revenir. Je suis très attaché à la région rennaise et à la Bretagne. Je suis parti vers 17 ans car je voulais jouer au plus haut niveau et aussi pour des raisons financières. Depuis que j’ai commencé le World Tour, je voyage énormément et je voulais pouvoir revenir plus régulièrement, en passant au moins cinq week-ends ici (pour les matchs à domicile, ndlr).

Ce retour est un mélange d’ambition avec le club, cette volonté de revenir plus souvent et enfin de rendre à la région ce qu’elle m’a apporté. C’est vraiment génial car toute ma famille peut me voir jouer. Dans la salle, il y a aussi des gens qui m’ont vu grandir. Nous avons une équipe très compétitive et le club grandit. Par exemple, contre Fos-sur-Mer, il y avait plus de 900 personnes à la Ricoquais. Le maintien, lui, est quasiment acté.

Article extrait du JRS de mars.

Signature du journaliste.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *