Volley – Ligue B : Avec Célestin Cardin, le REC Volley tient sa nouvelle pointure

Avec Célestin Cardin, le REC Volley tient sa nouvelle pointure
A la rencontre de Célestin Cardin, nouveau pointu du REC Volley. @Crédit photo : JRS

Fin décembre, le REC Volley a officialisé l’arrivée de son nouveau pointu Célestin Cardin, en remplacement de Mustafa Alashlem, reparti. Originaire de Plancoët, le joueur de 26 ans revient en Bretagne avec un CV bien garni, dont un titre de champion de France avec Montpellier en 2022. Si son choix de repasser par la case Ligue B peut surprendre, les raisons de ce retour sont bien identifiées.

Déjà passé par le REC Volley en jeunes

Dès le lycée et la classe de seconde, Célestin Cardin rejoint le Pôle Espoir Volley-Ball de Dinard. Pendant deux ans, il oscille entre le pôle et son club de Plancoët, en Prénationale. Son talent est vite repéré et il part dans la foulée à France Avenir, du côté de Montpellier.

Mais pour pouvoir jouer avec les autres jeunes pousses françaises, le jeune Célestin doit être affilié à un club… Ce sera le REC Volley : « Je jouais le week-end avec le Centre National et, à côté, je disputais la coupe de France jeunes avec le REC. Le calendrier était fait pour que nous puissions jouer la coupe de France avec nos clubs affiliés ».

Plusieurs années en Ligue A

Nantes, Montpellier, Nice et enfin Sète, voilà la suite du parcours de Célestin Cardin dans l’élite française. Dès son deuxième club, dans l’Hérault, il est même sacré champion de France : « Après Nantes, je vais à Montpellier en tant que doublure de Théo Faure. Je me dis qu’avec un autre jeune devant moi, j’ai des chances de me montrer. Pendant la saison, Théo se blesse et je joue pendant deux mois. J’ai pu montrer de belles choses en étant plusieurs fois MVP mais quand il est revenu de blessure, je suis retourné sur le banc. Ça reste quand même une année folle avec le titre au bout ».

En recherche de temps de jeu, Célestin Cardin décide alors de rejoindre Nice, bien aidé par son passeur et coéquipier de l’époque Javier Gonzalez : « Je voulais trouver une équipe qui me ferait confiance en tant que titulaire. Je suis parti avec Javier. Il a appuyé mon dossier et j’ai accepté de le rejoindre là-bas ». Un passage sur la Riviera aussi compliqué que formateur : « L’ambiance n’était pas au top, même si, de mon côté, ça allait plutôt bien. Je faisais mon petit train de vie en essayant de penser le moins possible aux choses négatives. J’ai pu être titulaire sur une saison entière et apprendre à être analysé par mes adversaires ».

« Je reprends du plaisir à jouer sans douleur »

Freiné par une blessure récurrente au genou

Déjà embêté par deux fois à la rotule, au Centre National et à Nantes, l’opération devient inéluctable lors de son passage à Sète : « C’était lors de la première année. Entre octobre et décembre, tout se passait bien, puis je me suis fait une luxation de la rotule. C’était la troisième fois que je m’en faisais une et il a fallu que je me fasse opérer. J’ai été « out » pour le reste de la saison ».

Parti à Capbreton pour poursuivre sa réathlétisation, tout ne se passe pas comme prévu : « Je ne l’ai pas très bien vécu. J’avais encore beaucoup de douleurs. Je pense que c’était trop tôt. Ces trois semaines n’ont pas servi à grand-chose ».

Si Célestin Cardin parvient tout de même à reprendre le chemin des parquets « normalement », son genou le stoppe dès la reprise de la compétition : « Sur le premier match, je retombe sur le genou et je n’ai pas pu terminer la partie. Ensuite, pendant 2-3 semaines, j’ai eu des douleurs insupportables. J’avais bien des douleurs mais je pense que mon cerveau en a aussi un petit peu rajouté. Je n’étais sans doute pas prêt à enchaîner et c’était une sorte d’avertissement. Sur le reste de la saison, ça a été tout le temps comme ça et le club a préféré mettre le deuxième pointu ».

Son choix de venir à Rennes

Revenu à Montpellier, sans club, il profite des premiers mois de la saison pour régler ses problèmes de genou : « J’ai contacté le préparateur physique et le kiné que j’avais lors de mon passage au club de Montpellier. De septembre à décembre, j’ai fait deux séances de kiné par semaine et 3-4 séances de préparation physique. Ils connaissaient déjà mes problèmes et ça m’a beaucoup aidé ». Si Célestin Cardin admet plusieurs touches avec des clubs de Ligue A avant le début de la saison, celui-ci décide de se montrer patient.

Il choisit finalement le REC Volley fin décembre, où il connaît déjà bien l’entraîneur Frédéric Gibert pour l’avoir côtoyé à Sète : « J’ai eu des propositions sur la première partie de saison en Ligue A mais je ne pouvais pas dire oui et être à 200%. Je ne voulais pas bouger avant le mois de janvier. Quand Fred est venu, un peu plus tard, je n’ai pas hésité longtemps. Je le connais bien et je sais qu’au besoin, il sera compréhensif. C’est une bonne opportunité et le bon moment pour tester ma solidité ».

Si les résultats sont encore compliqués pour les « Noir et Blanc », Célestin Cardin regarde vers l’avant et profite de chaque instant, sans douleur ou presque : « Je reprends du plaisir à jouer sans douleur. Quand ça refroidit, il y en a un petit peu mais c’est un classique chez les joueurs de volley. Concernant les défaites, il nous manque encore les détails en fin de set mais nous y arriverons. Le groupe que nous avons est vraiment bien et même dans les défaites, ça continue de s’entraîner dur. Je suis vraiment content d’avoir retrouvé un projet, cette envie de gagner et les chamailleries à l’entraînement. Ça me manquait ».

Signature du journaliste.