Les conseils de Kévin Pinel, notre « psycoach » : L’importance du résultat sportif chez nos jeunes

Publi Kévin Pinel
@Crédit photo : Kampus Production, Pexels, libre de droits

Tous les mois, Kévin Pinel, psychologue et coach mental passionné de sport, répond à nos interrogations autour du sportif et de sa spécificité mentale comme psychologique. La tête et les jambes, et un œil expert avisé pour aller plus loin. Ce mois-ci, l’importance du résultat sportif chez nos jeunes.

Est-il indispensable pour la construction de l’enfant d’avoir l’aspect score et compétitions ?

Ce n’est pas indispensable, mais structurant. Le score donne un repère, mais il ne doit jamais devenir une étiquette. Un enfant ne se construit pas grâce au résultat, il se construit grâce à ce qu’il apprend en jouant. La compétition est un outil pédagogique, pas une mesure de sa valeur. Sinon, on forme des enfants qui comptent… au lieu d’enfants qui grandissent.

Un enfant peut-il perdre la motivation à se former si les résultats collectifs sont mauvais ?

Oui, surtout si on associe effort et défaite permanente. Un enfant ne distingue pas toujours “je progresse” de “on perd”. Il peut vite croire qu’il n’est “pas assez bon”. Sans valorisation des apprentissages et du plaisir, la motivation s’éteint. Ce n’est pas la défaite qui décourage, c’est le manque de sens.

En quoi l’aspect compétition développe-t-il nos enfants ?

On caricature souvent la compétition.
Pour certains, elle serait toxique, génératrice de pression et de comparaison.
Pour d’autres, elle serait la seule école du caractère.
La vérité, comme souvent, se trouve entre les deux. Un juste milieu.

La compétition n’est ni bonne ni mauvaise en soi. C’est un amplificateur. Elle amplifie ce que l’enfant vit déjà à l’intérieur. Si un enfant apprend que sa valeur dépend du score, la compétition deviendra une menace. Chaque match sera un jugement. Chaque erreur, une preuve qu’il “n’est pas assez”. Et là, on fabrique du stress, pas de la confiance.

Mais si on lui apprend que la compétition est un terrain d’apprentissage, alors tout change. Le match devient une expérience. La défaite devient une information. La pression devient un entraînement émotionnel.

Développer des compétences de vie

Parce qu’au fond, la compétition ne développe pas seulement des compétences sportives. Elle développe des compétences de vie.

-> Apprendre à perdre sans s’effondrer.
-> Apprendre à gagner sans écraser.
-> Gérer la frustration.
-> Réguler ses émotions.
-> Coopérer malgré l’ego.
-> Se relever après un échec.

Tout ça, c’est du mental. Et c’est exactement ce que les enfants ne trouvent pas dans les livres. Sur le terrain, ils découvrent quelque chose d’essentiel : qu’ils peuvent tomber… et revenir quand même. Et cette expérience-là construit une confiance bien plus solide qu’un simple trophée.

La compétition bien accompagnée n’abîme pas l’enfant. Elle le prépare à la réalité. À condition qu’on valorise l’effort plus que le résultat, la progression plus que le classement, et le plaisir plus que la pression. Parce qu’au final, l’objectif n’est pas de former des champions. C’est de former des enfants capables de jouer le jeu de la vie sans avoir peur de perdre.

  • En parallèle des sportifs et des sportives, Kévin Pinel accompagne également les particuliers et les professionnels avec un programme permettant de surpasser certaines barrières fixées par l’esprit : « Le Club Phoenix et l’accompagnement Mindset Phoenix t’aident à hacker ton cerveau, libérer tes émotions et reprogrammer ton mental pour réussir sans t’épuiser »
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Signature de l'auteur, Julien Bouguerra.