Alors qu’il était simplement question de maintien l’an passé à pareille époque, les ambitions sont bien différentes au moment d’attaquer la nouvelle année pour le SGRMH. Malgré un retrait de deux points, l’envie et la motivation sont intactes, voire décuplées, avec janvier pour repartir à 100 à l’heure.
Pour certains clubs, les sanctions administratives ou retraits de point sont de vrais coups de massue, pour d’autres, un simple contretemps voire un levier supplémentaire de motivation. Dans la mesure où rien n’est caché, ni dissimulé, une sentence est plus facilement acceptée et mieux, elle peut offrir des leviers et une motivation décuplée. C’est ainsi qu’a été accueillie la décision, pendant les dernières vacances de Noël, de la CNCG à l’égard du Saint-Grégoire RMH.
Sanctionné de deux points, le club breton accepte et réagit, avec la volonté de s’améliorer, comme le confie Jean-Luc Bosse : « Depuis cinq ans, nous œuvrons pour structurer notre association sur les plans événementiel, marketing, comptable et commercial. Ces efforts ont permis de professionnaliser notre gestion et d’offrir à nos joueuses et partenaires un cadre sportif de qualité. Les investissements des saisons précédentes, financés en partie sur les fonds propres de l’association, ont pesé lourdement sur nos bilans.
Malgré une saison 2024/2025 marquée par une gestion rigoureuse, un léger déficit persistant nous a conduit à une sanction sportive de la CNCG, malgré nos explications et notre volonté de redressement. Nous nous voyons pénalisés de 2 points sur notre classement mais conservons malgré tout notre troisième place. Des mesures ont aussitôt été prises pour que nos fonds propres soient à nouveau positifs. Notre trésorerie est largement positive grâce à votre accompagnement financier ; nous n’avons jamais eu de dettes ni de retards de paiements, preuves d’une gestion rigoureuse. »

Choc au sommet d’entrée pour recoller à Bouillargues
Le message est clair, limpide et l’inquiétude n’a pas lieu d’être, à l’heure où le handball féminin français ne cesse de vaciller à coup de dépôts de bilan. Bien drivé, avec des efforts indispensables aujourd’hui pour des lendemains sereins, le club sait parfaitement où il va et comment y arriver. Le cap Ligue Butagaz Energie est fixé à quelques années devant et sportivement, la montée en gamme doit se confirmer en 2026. Cela passera avant tout par le terrain, où de beaux défis attendent Romain Corre et ses filles dès ce mois de janvier.
D’abord avec un choc de reprise très attendu à Bouillargues, 2e et désormais trois points devant, que les « Noir et Rose » entendent bien aller bousculer dans sa salle. Une rencontre annoncée engagée, spectaculaire, entre les deux meilleures attaques du championnat (228 pour le SGRMH contre 220 pour les Gardoises), deux grosses défenses et surtout, deux formations de retour de l’enfer de la lutte pour le maintien l’an passé et aujourd’hui dans une dynamique diamétralement opposée.
Une victoire annulerait presque la sanction de points posée en « cadeau de Noël » pour les Bretonnes et ramènerait l’écart à un petit point, ouvrant une suite palpitante qui verra Saint-Grégoire recevoir d’abord Bègles en coupe de France, puis Pessac en championnat. Deux équipes déjà vaincues par Perrine Petiot et ses coéquipières cette saison.
En coupe de France, Pessac s’était ainsi incliné 27-34 dans sa salle tandis que les Béglaises, en championnat, avait reçu la foudre 36-26 une semaine plus tôt en championnat. En conclusion de janvier, le promu La Roche-sur-Yon, battu mais auteur d’une grosse première période à la Ricoquais en novembre, recevra les Bretonnes, pour une autre affiche prometteuse.

« Se nourrir de l’ambition de progresser, individuellement et collectivement »
Trois affiches, dont deux en championnat, pour confirmer une première partie de saison proche de la perfection où seules les pensionnaires de LBE de la Stella en coupe de France et Clermont, dans sa salle, avaient eu raison de Claire Scheid et ses coéquipières.
Un quasi-perfect pas forcément simple à reproduire mais l’important est ailleurs pour Romain Corre : « L’essentiel, sur cette seconde partie de saison, sera de continuer de se nourrir de l’ambition de progresser, individuellement et collectivement. Ce qu’ont fait les filles en première partie de saison est très intéressant et toutes ont déjà envie de le confirmer, voire d’améliorer ce qui peut l’être. Nous ne courrons pas après un classement ou un objectif chiffré mais avons la détermination de gagner chaque match que l’on démarre, en donnant le maximum. »
Des mots déjà lus ici ou là mais qui prennent sens et écho au regard des résultats et contenus proposés par les Bretonnes, où chacune des joueuses est parvenue à apporter sa pierre à l’édifice, à progresser et à intégrer la dynamique collective. Celle-ci, au-delà du terrain, portera positivement le club sur 2026, année charnière dans son évolution où le classement sera sans conséquence de montée ou descente et la pression uniquement mise par les joueuses elles-mêmes, à finir le plus haut possible. Au vu des cartons empilés à l’automne, aucune raison d’imaginer de ne pas continuer à voir la vie en Rose !




