Après un début d’année 2025 très compliqué, sur comme en dehors du terrain, les filles du SGRMH ont enfin regagné, face à Pessac, ajoutant de l’agressivité et du réalisme offensif à une solidité défensive déjà affirmée. Suffisant pour retrouver l’espoir de s’en sortir dans un championnat plus ouvert que jamais.
Dans une situation comptable au classement aussi compliquée que celles des filles du Saint-Grégoire RMH, vainqueures à seulement deux reprises cette saison, il est toujours bon de se rattacher au moindre signe positif. Celui des chiffres du secteur défensif en est un, incontestablement. Avec la cinquième défense de la division, et seulement 410 buts concédés, les joueuses d’Olivier Mantès ont la certitude de pouvoir rivaliser avec tout le monde dans un championnat où tout le monde peut battre tout le monde.
Restera cependant à performer de la même manière, au moins sur quelques matchs, de l’autre côté du terrain, pour gratter les points faisant à ce jour défaut. Proches de réussir un joli coup deux fois face à Besançon (nul à l’aller, défaite de peu au retour), ou encore contre Lomme avant de céder en fin de partie, les Bretonnes ont les moyens de gratter des points face à n’importe quel adversaire, à condition de gagner en constance.

Capables d’accrocher tout le monde
Limiter l’impact et la casse sur les temps faibles, faire mal et enfoncer l’adversaire sur les moments forts, la recette n’a rien d’original mais doit être appliquée et vite pour empiler des points faisant aujourd’hui défaut : « Nous sommes capables, quand nous parvenons à appliquer le plan de jeu du début à la fin, d’être là, efficientes dans les deux surfaces et de maintenir à distance notre adversaire avec un écart réalisé, expliquait le coach après la victoire face à Pessac, le 22 mars dernier. Il ne faudra pas attendre les dernières journées pour prendre les points et jouer sans calculer face à tout le monde, sans nourrir de complexe ».
Et pour cause ! Désormais à égalité de points avec Celles-sur-Belle, lourdement sanctionné par la LHF pour raisons budgétaires et à deux points de Bergerac, les filles du président Jean-Luc Bosse ont encore toutes leurs chances en vue du maintien, malgré seulement deux petites victoires cette saison. Ce à plusieurs niveaux. D’abord de part leur calendrier à venir, avec les réceptions de Bègles et Celles-sur-Belle ce mois-ci, dont la première à la Glaz Arena pour un match forcément particulier, offrant deux vraies possibilités aux « Rose et Noir » de se relancer.
Sur le terrain administratif, également, comme les saisons passées, une issue heureuse pourrait se dessiner
Si le déplacement chez le leader havrais sera complexe, celui à Bouillargues, autre candidat au maintien, puis la réception de Bergerac le 10 mai, seront des matchs à gagner coûte que coûte, avant de terminer chez les pensionnaires du podium Nantes puis Clermont. Par le terrain, donc, de vraies possibilités pour une équipe capable, dans un bon jour, de poser des problèmes à tous ses adversaires.
Sur le terrain administratif, également, comme les saisons passées, une issue heureuse pourrait se dessiner, même si très aléatoire et loin d’être celle sur laquelle on mise sereinement. Des sanctions en cours, à l’image de celle ayant frappé Celles-sur-Belle (et possiblement à venir pour d’autres clubs, y compris depuis l’étage supérieur) pourraient limiter le nombre de relégations en fin de saison, voire annuler toute descente, ceci combiné aux limites des possibles accédants à la D2 depuis la Nationale Une.
Rien ne dit en effet, que les conditions seront rassemblées pour avoir des promus en 2025-2026, ceci assurant aux présents de cette année de pouvoir continuer l’aventure à cet étage. La bonne santé financière et structurelle des Bretonnes laissant le club à l’abri d’une mauvaise surprise, ces considérations sont à ne pas négliger.

Plus de la moitié de l’effectif devrait être renouvelée
Pour autant, pas question côté breton, de s’en remettre à un salut « administratif », jamais évoqué à ce jour du côté du club, et place à une grosse détermination et l’envie de bien terminer l’histoire d’une saison compliquée et souvent frustrante, avec beaucoup de changements prévus pour la saison prochaine.
D’abord sur le banc, où Olivier Mantès passera donc la main après vingt ans passés à la tête d’une équipe qu’il fit passer de la N3 à la Division 2, d’abord avec le tandem Vincent-Murielle Guyomard puis avec Jean-Luc Bosse. Ensuite sur le terrain, où plus de la moitié de l’effectif devrait être renouvelée, avec la fin de l’histoire pour des joueuses forcément désireuses de laisser le club où elles l’ont trouvé, en Division 2, avant de voguer vers d’autres horizons. Pour vivre ce happy-end, place à une soirée de gala à la Glaz pour lancer un sprint final assuré d’être passionnant !
Romain Corre futur entraîneur des « Rose et Noir »

Alors qu’Olivier Mantès avait annoncé dans nos colonnes en février dernier son souhait de ne pas repartir à la tête de l’équipe fanion du SGRMH la saison prochaine, son successeur est désormais officiellement connu, à savoir Romain Corre.
Agé de 37 ans et notamment passé par le CPB Hand en tant que salarié sur l’équipe réserve en Prénationale, Romain Corre était en charge du centre de formation et de l’équipe réserve du Brest BH depuis cinq ans. Il assura même l’intérim en équipe fanion lors de l’absence de Laurent Bezeau en 2019, dont il était l’adjoint depuis 2016, et s’était même assis sur le banc pour cette occasion en Ligue des Champions.
Un profil soumis par Olivier Mantès lui-même
Une expérience solide, un savoir-faire et une identité rennaise qui ont séduit Jean-Luc Bosse, à qui le profil a été soumis par Olivier Mantès en personne : « C’est Olivier qui a contacté en premier Romain pour prendre sa suite. D’autres contacts communs du hand breton lui ont parlé de notre projet et ensuite, nous avons échangé ensemble, deux fois une heure et demie, et c’était parti ! Il a visionné tous les matchs depuis deux ans et s’est entretenu avec les filles. »
Celles-ci savent d’ailleurs à quoi s’en tenir pour la saison prochaine, avec un groupe quasi-construit pour celui qui débutera l’aventure le 1er juillet prochain. Adepte du jeu d’attaque, avec un match qu’il voit comme un spectacle où mieux vaut marquer un but de plus que l’adversaire que d’en prendre un de moins, le futur entraîneur des « Noir et Rose », originaire de Plabennec, s’est engagé pour trois ans : « C’est un entraîneur qui a déjà beaucoup d’expérience bien que jeune et qui va amener une vision du jeu différente. Il connait de plus parfaitement Rennes et n’aura pas besoin de temps d’adaptation. »
