La série donne le vertige et la nausée : sur ses douze dernières sorties, le CRMHB s’est incliné onze fois, glissant logiquement à l’avant-dernière place du championnat. L’heure est grave et les changements au sein du staff n’ont pour le moment pas remis le compteur points en route. Déblocage en vue ce mois-ci ? Voilà une idée qui serait la bienvenue…
Demandez le programme d’avril pour les Irréductibles ! Nîmes et Paris à la maison, soit un prétendant à l’Europe et le cador numéro 1 du championnat et Dunkerque à l’extérieur puis Limoges, ou un déplacement jamais facile dans le Nord et un autre européen au programme, compliqué à défier dans sa salle. Quatre affiches relevées, où Cesson partira avec l’étiquette d’outsider collée au dos, mais devra surtout se délester des multiples poids qui l’empêchent d’avancer depuis novembre.
Il n’y a de toute façon plus le choix et urgence à la fois… Fort d’un nouvel attelage technique, donc, d’une Glaz Arena toujours aussi prompte à pousser son équipe malgré les résultats négatifs et un effectif qui retrouve un peu de profondeur, Cesson, avec ses « armes », attaque la dernière ligne droite de la saison.
Neuf combats à venir en position très inconfortable mais aussi avec l’obligation de ne plus cogiter et de rentrer dedans. Depuis son intronisation sur le devant de la scène, sans l’avoir voulu, Yann Lemaire a pu identifier de bons signaux, que ce soit en seconde période face à Ivry ou lors des défaites contre Aix et Montpellier, aux scores finaux plutôt sévères.

« Ne pas regarder les autres et se concentrer sur soi »
Hélas, l’ensemble a pris du plomb dans l’aile lors du quatrième revers de rang face à Toulouse : « Nous avions fait deux pas en avant malgré les défaites avec des contenus intéressants et de très bons passages mais à Toulouse, cela a été quatre pas en arrière. Trop de pertes de balles, trop d’approximations et d’insuffisances, collectives et individuelles. Pour s’en sortir, il faudra vraiment autre chose et surtout, une plus grande discipline ». Du talent, également ?
La question du niveau se pose forcément au regard des chiffres, quand l’équipe parvient rarement à dépasser la barre des 30 buts inscrits, perd trop de ballons (17 face à Toulouse) et ne parvient plus à tenir les résultats par sa défense, trop régulièrement transpercée. Souvent très volontaire et investi la semaine, ce groupe a-t-il, tout simplement, les moyens de faire mieux ? Se trouve-t-il à sa place ?
Le coach des Irréductibles est bien contraint de réfléchir à la question : « Tout le monde aujourd’hui a sa part dans la situation mais l’urgence demeure de trouver les solutions. On sait et on voit que quand tout le monde est impliqué au maximum, respecte le plan de jeu et minimise au maximum les approximations, nous accrochons nos adversaires, on répond présent. Pour sortir de l’ornière, priorité à la constance et la discipline, indispensables au cours du même match mais aussi à un investissement total : « Il faudra aussi compter sur nous, ne pas regarder les autres et se concentrer sur soi », prévient le coach.

Mathéo Briffe devrait être bientôt de retour
Nîmes, qui se présente à la Glaz en pleine confiance, n’est pas l’adversaire idéal mais peut aussi être un tremplin en vue de retrouver un petit bout de confiance : « Ils nous ont bien réussi sur les trois dernières oppositions mais celle-ci va se jouer dans un contexte totalement différent, avec une dynamique et un capital confiance inversés par rapport à l’aller. Ils sont dans un état d’esprit positif alors que nous sommes dans le dur mais c’est à nous de faire plus, de bouger les choses ».
Ce serait une excellente idée pour enfin retrouver le doux parfum de la victoire et de l’espoir. Viendra ensuite Dunkerque à l’extérieur, une équipe sur le papier plus à portée des Irréductibles n’ayant plus grand-chose à jouer avant l’ogre parisien à la Glaz Arena, puis un déplacement chez l’inconstant Limoges, lui aussi pas forcément hors de portée.
Pour ce faire, Mathéo Briffe devrait être bientôt de retour, tandis que Ludwig Appolinaire, absent fin mars et début avril, sera aussi précieux une fois de retour au combat. Tous seront indispensables pour mener à bien une mission maintien désormais lancée, avec un état d’esprit et une implication irréprochables, où le « pire ennemi de Cesson reste lui-même », dixit le coach Yann Lemaire. Cette fois-ci, le compte à rebours et lancé et il n’y a plus un instant à perdre pour sauver une saison qui, c’est une certitude, sera compliquée jusqu’au bout.
