Ce qui compte ce n’est pas la chute, c’est l’atterrissage… Ceux programmés, le 7 juin prochain à Istres pour Cesson et le 31 mai pour les filles de Saint-Grégoire à Clermont, s’annoncent complexes et pourraient bien faire quelques dégâts alors que de belles trajectoires étaient envisagées pour les deux bastions du hand bretilliens la saison prochaine.
La faute à qui, à quoi ? Des coupables sont-ils nécessaires pour identifier des maux déjà palpables par le passé ? Pour le moment, l’heure est à la mobilisation générale pour retrouver déjà le goût de la victoire côté cessonnais et un classement plus respirable pour le SGRMH. Aujourd’hui à un point charnière de leur histoire, les Cessonnais ne doivent pas manquer un virage important.
Tant qu’il y a des matchs, l’espoir et le rebond sont permis
Les historiques Romain Briffe, Romaric Guillo, Youenn Cardinal ou encore Robin Molinié ne seront plus là l’an prochain pour aiguiller un groupe tout neuf promis à de belles perspectives sur le papier mais pour le moment suspendu au verdict d’un championnat qui pourrait les envoyer à l’étage du dessous. Pour les filles, une issue positive d’une saison véritablement galère, avec jusqu’à maintenant seulement deux petits succès, reste envisageable avec un championnat plus ouvert que la Starligue.
Le 5 avril, à la Glaz Arena, ces deux-là, en souffrance, veulent néanmoins offrir une belle fête du handball à près de 4000 passionnés, avec le SGRMH en ouverture du CRMHB. Comme pour montrer qu’au-delà des résultats, un club, de handball ou autre, travaille au quotidien, réfléchit, organise des événements pour avancer, se développer et attirer un œil trop souvent happé vers un autre ballon rond. S’il reste dépendant du juge de paix, le résultat, il existe aussi au travers d’autre chose que ceux-ci et continuera d’exister.
Désireux d’unir leurs forces, ces deux-là vont montrer à leurs inconditionnels supporters, à leurs fidèles et généreux partenaires économiques mais aussi aux collectivités que d’une part, tant qu’il y a des matchs, l’espoir et le rebond sont permis mais aussi, qu’au-delà des résultats, le combat et l’abnégation imposent le respect.
Cela commence dès ce 5 avril à la Glaz Arena
Deux victoires combinées et c’est tout le handball breton qui retrouverait le sourire et l’envie d’y croire. Vous ne verrez pas dans ces salles de banderoles hostiles, de haine, de sifflet ou de pressions déplacées sur les adversaires. Pas le lieu, ni l’esprit. Vous ne verrez pas non plus de renvoi du coach en plein milieu de la saison, comme ailleurs, mais plutôt une volonté collégiale, comme à Cesson, de sortir d’une crise ensemble plutôt qu’en désignant un hypothétique coupable qui est rarement le bon, comme vu par ailleurs.
La résilience, la solidarité mais aussi le talent, car ces joueurs et joueuses là en ont aussi, seront donc les atouts pour réussir un atterrissage qui sera quoi qu’il arrive agité mais toujours moins grave qu’un éventuel crash. Cela commence dès ce 5 avril, avec l’ambition de faire fondre la Glaz de bonheur !
