Rugby – Nationale 2 : Le REC définitivement qualifié pour les quarts après sa victoire sur Macon (27-14)

Martin Bertrand à la touche.
Martin Bertrand, auteur d'un essai et dominant à la touche @Crédit Photo JRS

On mesure parfois la dimension prise par une équipe ou un club à l’exigence qu’on lui porte au-delà des résultats. En cela, le REC Rugby a clairement franchi un cap cette saison. Large et logique vainqueur de Mâcon, en grosses difficultés au classement, les joueurs de Kévin Courties n’ont pas totalement convaincu dans le contenu mais pour autant, n’ont jamais vraiment tremblé.

Avec une grosse rotation opérée sur le quinze de départ et un banc où Pierre Algans, Quentin Lalarme, Ryan Dubois et Côme Berrod notamment prenait place, l’occasion était donnée à certains joueurs ayant eu moins de temps de jeu de se montrer.

Il s’agissait aussi d’assurer mathématiquement une place parmi les deux premières à trois matchs de la fin de saison régulière : « Nous pouvons nous permettre de faire un peu tourner, il y a de la qualité sur toutes les lignes, détaille Vincent Bréhonnet. Nous avons aussi choisi de mettre des gars au repos car ça tire sur les organismes mais malgré cela, nous avions une équipe équilibrée ».

Un score acquis en une demi-heure

La mission est claire, et le message bien reçu par une équipe qui prend très vite les choses en mains dans cette rencontre. Il ne faut que sept petites minutes de jeu à Eneri Lotawa pour aller aplatir entre les poteaux suite à un bon mouvement collectif. Benjamin Noble transforme et le REC prend les devants (7-0).

Conquérants et déterminés, les Récistes font valoir leur domination sur le pack avant et mange le terrain des visiteurs sans partage. Une pénalité de Benjamin Noble permet de gonfler la note puis logiquement, sur une touche ratée par les Mâconnais, Caleb Aperahama est opportuniste et vient à son tour marquer un essai qui valide l’excellente entame réciste même si la transformation de Benjamin Noble ne passe pas (15′, 10-0).

Acculé dans son camp, le XV adverse n’arrive pas à répondre à la domination rennaise et sur un nouveau mouvement parfaitement amené sur la gauche, Martin Bertrand vient marquer en coin le troisième essai de la rencontre, transformé par Noble à la demi-heure de jeu (31′, 17-0).

Rapidement pliée, l’affaire est ensuite moins bien gérée par le REC, qui entre dans un temps de gestion où peu à peu, Mâcon reprend un peu de confiance et d’espoir de gratter quelques points. Après une pénalité manqué à la 34′, les visiteurs vont chercher un essai par Forey transformé par Peyrat, qui fait du bien à la pause, pour rentrer aux vestiaires avec un retard néanmoins conséquent (22-7).

Pas de bonus offensif

Le second acte, dans la lignée des dix dernières minutes, voit des locaux en mode gestion loin de leurs possibilités. Kévin Courties décide alors de rentrer sept joueurs pour redonner un peu de stabilité à son équipe mais les entrants ne changent pas vraiment la donne. De quoi permettre aux « Bleu et Rouge » de se stabiliser derrière et de revenir au score avec un second essai de Totovosau transformé par Benoist, pour revenir à (22-14, 69′).

Un essai est ensuite refusé aux rennais mais sur une nouvelle touche mal gérée par les visiteurs, Caleb Aperahama s’offre un doublé et boucle l’affaire, définitivement. Le REC boucle l’affaire à 27-14 mais rate le bonus offensif en manquant de discipline sur sa dernière possession, au grand dam de Vincent Bréhonnet : « A l’image de la dernière action, où l’on se précipite et perdons le bénéfice de notre supériorité en attaque, nous avons manqué de justesse en seconde période et fin de première. »

Alors, fatigue ou suffisance, ou aucun des deux ? « Je pense qu’il y a eu un match qui a duré 25 minutes avec le projet mis en place. C’est payant même s’il manque un ou deux essais. Après ça se délite, petit à petit, avec de la précipitation. je ne sais pas si c’est de la suffisance, je ne pense pas… On a une bouille de rugby peut-être pas désagréable pour le public mais énervante pour nous car sans vraie maîtrise. Sur nos deux dernières sorties à la maison, c’est très mitigé alors qu’on a fait quelque chose très bien au Stade Métropolitain. »

Terminer invaincus au Vélodrome

De quoi s’inquiéter en vue de la conclusion de la saison ? « Là, nous voulons juste comprendre pourquoi ça s’est délité sans que l’adversaire nous ai mis plus de pression que cela. Il faut arriver à être constants à l’approche des matchs couperets. On recevra en quarts de finale et on ne pourra pas fournir les mêmes contenus. »

Contre Aubenas, le week-end prochain, tâche aux coéquipiers d’Alexandre Guéroult d’offrir un match plus complet pour boucler la saison régulière à la maison invaincu et si possible, s’emparer seul de la première place avant de conclure à Nîmes puis Genève.

Signature de l'auteur, Julien Bouguerra.