Extrait JRS : Foot- SRFC : Arnaud Kalimuendo les jambes et la tête au service du but !

Courtisé par Nice et Leeds et étiqueté grand espoir du football français, Arnaud Kalimuendo a posé ses valises en Ille-et-Vilaine avec ambition et détermination. Rapide, adroit, polyvalent et ambitieux, il sera une arme supplémentaire de l’armada offensive rennaise, inscrit dans la durée.

Venir saluer son ancien public lors du déplacement de sa nouvelle équipe et recevoir une ovation tout en gardant le respect et l’affect de ses nouveaux supporters… Sacré défi qui ne serait pas réussi partout, loin, vraiment très loin de là. Arnaud Kalimuendo, lui, blessé pour son retour à Bollaert, a parfaitement réalisé la chose sans froisser personne, en simplicité et sincérité. Deux adjectifs qualifiant à merveille le nouvel attaquant des « Rouge et Noir », arrivé cet été et auteur de deux matchs avant de ressentir une petite blessure le coupant dans sa phase d’adaptation. Un simple petit retard, tant il parait évident que l’attaquant formé au PSG devrait trouver sa place sur les bords de la Vilaine.

« Venir ici, c’est la meilleure décision que je pouvais prendre »

Titi parisien bien décidé à être footballeur depuis son plus jeune âge, « pas faute d’idée ou d’intelligence mais parce que c’est ça que je veux faire » comme il le confiait à Onze Mondial, l’attaquant se définit avant tout comme un joueur axial, comme il l’expliquait en août lors de sa conférence de presse de présentation : « J’aime bien jouer dans l’axe mais je réponds avant tout aux besoins du coach. S’il faut jouer sur le côté, je suis aussi disponible. Il est important dans le foot d’aujourd’hui d’être polyvalent. ».
Surtout dans une attaque où peuvent également briller Martin Terrier et consort dans l’axe, où Bruno Genesio pourrait être tenté par une association à deux. Dans son profil, l’ancien attaquant du PSG et du RC Lens reste un joueur à part : rapide, vif sur les appuis, plutôt adroit techniquement et capable de déclencher des appels dans un espace restreint comme plus large, il devrait permettre de décanter les longues situations de possession de balle cadenassées et imposées par la majorité des visiteurs du Roazhon Park. Ce stade, où il avait inscrit un but avec Lens le 5 décembre 2020, pour un succès (0-2), sera désormais le théâtre des exploits d’un joueur encore jeune mais comptant déjà 83 matchs pour 32 buts en Ligue 1 : « C’est mon père qui m’a fait part de l’intérêt du Stade Rennais. Quand j’ai su qu’il y avait cette possibilité, j’ai été très flatté. J’ai suivi leur très belle saison l’an passé et ça fait quelques saisons que je les suis. C’est un football qui me plait énormément. Il n’y a pas vraiment eu de doutes possibles. Avoir la possibilité de rejoindre un grand club comme Rennes fait que je n’ai pas hésité. Je voulais continuer mon développer et pouvoir jouer l’Europe avec le Stade Rennais me le permettait. Venir ici, c’est la meilleure décision que je pouvais prendre ».


Un sentiment partagé par le staff et le board rennais, qui n’ont pas hésité à dépenser près de 20 M€ pour acquérir l’un des attaquants les plus prometteurs du championnat. Toujours dans Onze Mondial, son ex-entraîneur, Franck Haise, ne tarissait ainsi pas d’éloges sur celui qui aura marqué le Racing, au cours de ses deux saisons passées en « Sang et Or » : «  C’est déjà l’attaquant prototype du présent. De 18 à 20 ans, il a non seulement montré qu’il tenait sa place en L1 mais il a continué à marquer dans une équipe qui évolue dans la première partie du classement. C’est un attaquant pour le futur car il sent les coups et est malin dans la finition. Il est capable de conserver, dos au but, d’attaquer la profondeur, de dézoner pour créer les espaces pour d’autres. C’est déjà une belle palette qui va s’enrichir ». Le PSG, plus prompt à faire venir des stars dont il peine par la suite à se débarrasser, pourrait bien se mordre les doigts de ne pas avoir gardé dans ses rangs un garçon qui aurait pu s’inscrire dans une rotation aux côtés des plus grands, qu’il a côtoyés sans baisser les yeux, mais avec respect : « On apprend sur le professionnalisme, sur et en dehors du terrain. C’est ce qui ressort du terrain. Ce sont des grands joueurs qui font d’autres choses à côté et c’est cela qui fait qu’ils deviennent ce qu’ils sont. J’ai beaucoup appris à leur contact. Sur le terrain, ils ont pu donner quelques conseils, c’était enrichissant. » Insuffisant, cependant, pour progresser et l’appel de la coupe d’Europe, du jeu chatoyant proposé l’an passé par le Stade Rennais et le souhait de continuer d’apprendre avant, peut-être, de découvrir d’autres championnats, ont convaincu le nouveau numéro 19 rennais de rejoindre la Bretagne.
Entré à jeu à Monaco puis titulaire plus d’une heure face à Ajaccio, le joueur, bien que freiné par une blessure, a déjà montré ce pourquoi il va apporter, par une passe décisive à Monaco et beaucoup d’activité bien sentie face aux Corses. L’entente en attaque avec Gaëtan Laborde et Martin Terrier reste à parfaire mais les associations à venir pourraient s’avérer explosives. Si Bruno Genesio a sans doute déjà son idée, le joueur sait lui aussi ce qu’il peut (bien) faire et là où il apporte le plus, comme il le confiait à Onze : « Je ne joue pas avec mon physique, je préfère utiliser mes déplacements. Mon physique est un atout, mais je ne m’en sers pas. Pour moi, le foot se joue avec la tête. Le physique, c’est bien, courir vite et longtemps, c’est bien aussi. Mais le foot, c’est avant tout les déplacements, l’analyse du jeu, savoir accélérer au bon moment, savoir calmer au bon moment, se caler par rapport aux courses des partenaires… ».
Un état d’esprit qui colle parfaitement à la philosophie rennaise qui a tout pour plaire et promettre une nouvelle saison spectaculaire aux supporters bretons, déjà conquis et impatients de célébrer la première réalisation de leur nouvel attaquant. Pas d’inquiétude, celle-ci ne tardera pas, à l’image d’un garçon international espoir avec la tête bien calée sur les épaules, bien engagé sur le chemin du succès.