L’URB déjà sur orbite avec la Pro B en ligne de mire pour 2022 !

Avec une série exceptionnelle en cours interrompue par le report de trois matchs fin mars en raison de tests positifs à la covid-19, l’URB a marqué les esprits en 2021. Capables de « remontadas » comme de matchs maîtrisés de a à z, les joueurs de Pascal Thibaud ont même atteint la première place, avec il est vrai le petit jeu des matchs en retard des uns et des autres. De quoi ouvrir de belles perspectives pour la saison prochaine.

L es Sables, Challans, Dax, Rueil, Tours, Vitré, Tarbes, Vanves, La Rochelle et Bordeaux. Cherchez l’intrus… C’est bon, vous l’avez ? Oui, c’est bien Tours, large vainqueur des rennais le 2 mars dernier, 83-62. Favoris et prétendants à la montée en Pro B, les Tourangeaux sont néanmoins les seuls parmi ces dix-là à s’être imposés face au promu Rennais. Incroyable et épatant, tant les joueurs de Pascal Thibaud ont su enchaîner les grosses performances techniques et tactiques mais aussi les efforts mentaux pour maintenir l’exigence du résultat, même quand cela devenait moins sexy sur le terrain. Mêlés à la lutte pour le podium aux côtés de Tours, Toulouse et du CEP Lorient, les protégés du tandem Pascal Thibaud Bastien Demeuré rêvent-ils pour autant à un destin inattendu de champion ? « Avant les cas de Covid qui ont clairsemé notre effectif puis le départ de Jospeh Chartouny, j’aurais peut-être dis que l’exploit était possible mais là, il faudrait quand même un scénario hallucinant…, tempère le jeune adjoint. Pour autant, cela n’enlève rien à la superbe saison que nous vivons. »
Fausse modestie « à la Guy Roux », ambition cachée ou tout simplement, réalité de l’instant dans un présent toujours aussi complexe à appréhender, nous optons pour la troisième solution. Arrêt sur image : lancée sur une dynamique impressionnante, la formation rennaise voit son élan stoppé net fin mars.

« HORS DE QUESTION DE PRENDRE LE MOINDRE RISQUE ! »

La victoire écrasante face à Bordeaux ne laisse pourtant rien transparaître mais déjà, le virus s’est immiscé sans crier gare dans les rangs de l’URB. Le mardi, les tests effectués révèlent cinq cas dans l’équipe, dont 5 avec des symptômes. Les compagnes des joueurs en question sont aussi touchées ainsi que plusieurs membres de l’encadrement du club. A cela, s’ajoute la fin du contrat de Joseph Chartouny, prévue en avril. Le meneur de jeu arrivé du Canada regagne le Liban et manquera à l’équipe sur cette fin de saison, sans contestation possible. Avec lui, l’équipe aurait pu affronter Toulouse, le CEP Lorient et Les Sables mais les tests PCR en ont décidé autrement : « Si vous m’aviez appelé il y a dix jours, je vous aurais sûrement répondu autre chose…», concède Bastien Demeuré.

Désormais, pour lui, le staff et le club hors de question de prendre le moindre risque : « Certains des garçons ont eu de très grosses fatigues, des malaises pour l’un de nos joueurs donc l’arrêt a été total avant de nouveaux tests. Parfois, il y a des septaines qui ont été plus ou moins respectées ici ou là, avec malgré tout un peu de foncier, de physique mais chez nous, hors de questions de prendre le moindre risque. Il va falloir retrouver le rythme. On parle de la santé des joueurs, mais aussi de celle de leurs proches, de l’encadrement, et des adversaires. Notre reprise programmée à Challans, si nous devons la faire avec nos U18 ou joueurs de réserves, nous le ferons. Dans ces circonstances, la compétition et le résultat sont totalement secondaires ! » Coupé dans un élan les ayant amené au sommet de la division, les Rennais ont encore six rencontres à disputer, trois contre des équipes de bas de tableau (Vanves, Angers et Les Sables) et trois contre Toulouse, le CEP Lorient et Vanves. Pour autant, les chances sont très faibles pour aller chercher la première place, unique accessit à la PRO B : « Déjà, pour monter, il faut avoir constitué un dossier. En tant que promu, avec des finances ne permettant pas ces rêves là en septembre dernier, nous n’en avions pas fait. Cela aurait été un peu précoce… Néanmoins, sportivement, la montée reste soumise à beaucoup trop d’aléas aujourd’hui et ne nous parait pas accessible, même si bien sûr, mathématiquement… »
Sortez donc les calculatrices : pour terminer en tête, l’URB doit remporter ses six derniers matchs et espérer, dans le même temps, deux et trois défaites pour Tours et Toulouse, en pleine forme actuellement. Et encore, malgré cela, au goal-average particulier, cela pourrait ne pas suffire. Halte alors, aux calculs d’apothicaire et place à demain, selon l’adjoint de Pascal Thibaud : « Terminer dans le top 5 serait déjà une très grande performance ! N’oublions pas que le club va se maintenir pour la première fois de son existence à ce niveau. Aujourd’hui, nous travaillons surtout sur l’avenir, sur demain, avec je l’espère déjà, le retour du public puis ensuite, une ambition qui sera nettement revue à la hausse ».

« LA PRO B ? LE DIRE NE SUFFIT PAS… »

Ainsi l’URB pourra l’an prochain s’appuyer sur une base très solide avec une majorité des joueurs d’aujourd’hui, renforcée peut-être par un profil prometteur et quelques coups avec des joueurs expérimentés, ayant connu le niveau pro ou la Nationale Une de longues années. Bastien Demeuré se veut ainsi ambitieux tout en restant humble et mesuré : « Cette année restera unique et atypique à bien des égards, compliquée à analyser du fait du contexte, ne nous y trompons pas ! Dans les résultats, l’ambiance du groupe, la progression, nous vivons une superbe saison, les résultats sont là mais la N1 est un championnat très dense et la vérité d’une année n’est pas toujours celle de la suivante. Il y a beaucoup de monde, ça travaille bien et il faudra être encore plus déterminés et forts l’an prochain pour viser les premières places et pourquoi pas, l’accession. Nous n’en sommes pas encore là mais le cap à fixer doit être ambitieux et c’est aux joueurs, de par leurs performances, de nous l’indiquer. Ce qu’ils ont montré cette année prouve que nous ne nous sommes pas trompés sur le recrutement et qu’il y a encore une belle marge de progression et de grandes émotions à venir ! La Pro B ? C’est une ambition, bien sûr mais le dire ne suffit pas, il faudra mettre beaucoup d’ingrédients ! »

Malgré l’absence de public depuis novembre, le calendrier frénétique de Nationale Une et les difficultés à faire perdurer le modèle économique du club basé sur les partenariats privés et la billetterie, l’URB, quel que soit son classement final, va ressortir grandie de cette année si particulière qui aura aussi bénéficiée aux clubs « satellites » : « On a senti un vrai engouement autour de nous, conclut Bastien Demeuré. Les bénévoles voulaient tous venir apporter leur pierre à l’édifie, les Lives commentés par Hugo et Jochem ont été suivis et appréciés, les partenaires nous ont tous apporté leur soutien, ont répondu présents aux rendez-vous de l’URB Business et enfin, les clubs aux alentours, partenaires de notre projet, ont eu des retours positifs, ont cherché à échanger avec nous, que ce soit tactiquement, structurellement ou sportivement. Notre projet suit son cours, de belle manière. A nous, sur le terrain, d’être locomotive et vitrine de celui-ci. »

Une synergie est donc née sur les braises d’une année qui s’annonçait brulante à tous les niveaux et dont l’issue s’annonce heureuse sportivement. Reste à terminer la saison du mieux possible, sans blessure ni risques, avec un classement le plus haut possible, afin de prendre altitude et certitudes en vue de mires encore plus prometteuses dès l’an prochain, avec dans un coin de la tête, pour l’an prochain, l’Objectif Lune et la Pro B.

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