Justine Soulard: « Nous sommes nos pires ennemies »

Elle remonte les ballons vers le camp adverse, mène l’attaque et savoure la belle saison de l’Avenir avec les copines. Arrivée à l’été 2017, Justine Soulard a connu la lutte pour le maintien avec ses coéquipières avant de passer, aujourd’hui, à la lutte pour les play-offs. Tout sourire, elle assume le statut de favori du championnat, sans complexe et nous expose ses ambitions de montée et d’évolution personnelle.  

Vous tenez les rênes de la Nationale 2. Pensez-vous pouvoir garder ce siège de leader jusqu’au bout de la saison ?

Le club joue les premières places depuis peu. Nous pouvons être fières de notre classement aujourd’hui, même si la saison est loin d’être finie. Entre les blessures, les problèmes de salle, les déplacements, cette place va être dure à assumer. Aujourd’hui, nos pires ennemies, c’est avant tout nous-mêmes. Toutes les équipes veulent nous déloger, c’est pourquoi nous devons rester vigilantes.

Tu es au club depuis 3 ans. Est-ce le meilleur groupe avec lequel tu as joué ?

Difficile à dire. Depuis mon arrivée, je constate une progression du groupe et du niveau de jeu. L’équipe est jeune, dynamique, mais pour nous canaliser, le retour de joueuses d’expérience comme Lauraine Tony fait du bien. La saison dernière, nous étions déficientes au rebond et dans le money-time, aujourd’hui nous ne reproduisons plus les mêmes erreurs, le classement en atteste.  

Personnellement, comment juges-tu ta progression ?

Mon rôle évolue dans l’équipe. Quand on reste plusieurs saisons dans un club, on gagne la confiance du coach et l’on progresse. Cette année, mes responsabilités sont plus importantes, j’ai plus de temps de jeu, je suis au cœur des combinaisons et c’est gratifiant pour une jeune joueuse comme moi.

« Il y a une grande famille basket à Rennes »

Dans le sport féminin, l’écart de niveau se ressent d’une division à l’autre. Pensez-vous êtes armées pour l’échelon supérieur ?

Effectivement, on le voit avec le REC Volley, monter d’une division n’est jamais simple. Entre les déplacements plus long, le financement de la saison, il y a beaucoup de paramètres qui rentrent en compte. De toute façon, si l’on monte à l’issue des play-offs qu’il faudra gagner, ne l’oublions pas, il y aura ce statut d’outsider qui peut nous enlever un peu de pression. Attention, nous n’en sommes pas encore là, pour l’instant nous prenons match après match avec l’objectif d’aller chercher le titre. Tout le monde a envie de bien faire.

En parallèle des terrains, tu mènes tes études. Peux-tu nous parler de ton double projet ?

Je suis à l’INSA, l’école d’ingénieurs de Rennes. J’aime beaucoup ma formation, les cours sont intéressants et la direction fait tout pour aménager mon emploi du temps avec le basket. Il me reste deux ans d’études, sans oublier les parquets bien sûr.

L’URB cartonne également cette saison et truste le haut de tableau. Entretenez-vous des liens avec eux ?

L’URB est dans une superbe forme et fait la course en tête dans son championnat, comme nous. On se voit toute la semaine à l’entraînement du fait de notre salle commune. On parle beaucoup avec eux que ce soit du basket, ou de la vie en générale. Ils nous soutiennent, c’est une grande famille basket à Rennes.

Recueilli par Matthieu Giboire

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